À Mayotte, l'eau douce se fait rare, les touristes aussi

A Mayotte, île de l'océan Indien dans l'attente... (AFP, Ornella Lamberti)

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A Mayotte, île de l'océan Indien dans l'attente de la saison des pluies, les ressources en eau douce se raréfient de manière alarmante ces dernières semaines et une partie du territoire n'a désormais accès à l'eau domestique qu'un jour sur trois.

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Agence France-Presse

A Mayotte, île de l'océan Indien dans l'attente de la saison des pluies, les ressources en eau douce se raréfient de manière alarmante ces dernières semaines et une partie du territoire n'a désormais accès à l'eau domestique qu'un jour sur trois.

La situation, pénible pour la population, engendre aussi des difficultés pour le secteur du tourisme, les hôteliers faisant état de nombreuses annulations.

Réunis en crise pour la cinquième fois depuis début décembre, les acteurs de l'eau et les représentants de l'État français ont décidé mercredi de maintenir le dispositif de coupures d'eau deux jours sur trois, en place depuis le 25 décembre dans huit communes du centre et du sud, après de premières mesures de restrictions d'eau à partir de fin novembre.

Le dispositif devrait perdurer jusqu'à l'arrivée - tardive - de la saison des pluies, prévue fin janvier.

L'essentiel de l'alimentation en eau potable du 101e département français, où la pression démographique est forte, provient de deux retenues collinaires - qui s'épuisent.

Il manque «entre un quart et la moitié des pluies» pour la saison, souligne Bertrand Laviec, délégué départemental de Météo France.

Depuis le début des coupures programmées, les 65 000 habitants des huit communes concernées, professionnels compris, constatent des retards lors de la remise en eau.

Des points d'eau potable collectifs ont été installés, aujourd'hui fermés la nuit pour éviter le gaspillage.

Dur pour les hôtels

Les professionnels pâtissent également des coupures. Hôteliers et restaurateurs, notamment, font état de difficultés qui grèvent leur activité.

«C'est un véritable souci qui demande une logistique importante», témoigne Marie Coutoux, la directrice du Sakouli, un des grands hôtels du Sud. Pour continuer à fonctionner durant les 48 heures de coupure, l'hôtel s'approvisionne aux robinets collectifs et distribue des bouteilles d'eau minérale gratuitement à ses clients.

Malgré ces précautions, les annulations affluent. Interrogé par l'AFP, Attoumani Harouna, le vice-président du Comité départemental du tourisme, a affirmé avoir vainement demandé des coupures aménagées pour les professionnels.

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