• Le Soleil > 
  • Le Mag > 
  • Société 
  • > Les Nouvelles-Casernes ouvertes au public pour la première fois en 50 ans 

Les Nouvelles-Casernes ouvertes au public pour la première fois en 50 ans

  • Les Nouvelles-Casernes, dans le Vieux-Québec (Le Soleil, Pascal Ratthé)

    Plein écran

    Les Nouvelles-Casernes, dans le Vieux-Québec

    Le Soleil, Pascal Ratthé

  • 1 / 6
  • Les Nouvelles-Casernes, dans le Vieux-Québec (Le Soleil, Pascal Ratthé)

    Plein écran

    Les Nouvelles-Casernes, dans le Vieux-Québec

    Le Soleil, Pascal Ratthé

  • 2 / 6
  • Les Nouvelles-Casernes, dans le Vieux-Québec (Le Soleil, Pascal Ratthé)

    Plein écran

    Les Nouvelles-Casernes, dans le Vieux-Québec

    Le Soleil, Pascal Ratthé

  • 3 / 6
  • Les Nouvelles-Casernes, dans le Vieux-Québec (Le Soleil, Pascal Ratthé)

    Plein écran

    Les Nouvelles-Casernes, dans le Vieux-Québec

    Le Soleil, Pascal Ratthé

  • 4 / 6
  • Les Nouvelles-Casernes, dans le Vieux-Québec (Le Soleil, Pascal Ratthé)

    Plein écran

    Les Nouvelles-Casernes, dans le Vieux-Québec

    Le Soleil, Pascal Ratthé

  • 5 / 6
  • L'historienne Marie-Ève Ouellet (à gauche) prononcera le samedi 6 août une conférence sur le riche passé des Nouvelles-Casernes, à l'occasion des Fêtes de la Nouvelle-France. Elle est accompagnée sur la photo d'Anne-Marie Gauthier, de la Commission de la capitale nationale du Québec. (Le Soleil, Pascal Ratthé)

    Plein écran

    L'historienne Marie-Ève Ouellet (à gauche) prononcera le samedi 6 août une conférence sur le riche passé des Nouvelles-Casernes, à l'occasion des Fêtes de la Nouvelle-France. Elle est accompagnée sur la photo d'Anne-Marie Gauthier, de la Commission de la capitale nationale du Québec.

    Le Soleil, Pascal Ratthé

  • 6 / 6

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Enclavé entre les murs du Vieux-Québec, les Nouvelles-Casernes est un bâtiment méconnu du grand public. Une situation à laquelle veut remédier la Commission de la capitale nationale en ouvrant temporairement à la population une partie de ce trésor architectural hérité du Régime français.

Des visites guidées pendant les Fêtes de la Nouvelle-France permettront aux visiteurs d'entrer pour la première fois dans ce bâtiment militaire construit entre 1749 et 1752 et inoccupé depuis plus de 50 ans après avoir successivement été utilisé sous les régimes français, britannique et canadien.

«C'est vraiment une primeur pendant les Fêtes de la Nouvelle-France. Depuis que l'Arsenal fédéral qui logeait ici a fermé en 1964, il n'y a pas eu d'usage à ce bâtiment», a expliqué l'historienne Marie-Ève Ouellet lors d'une visite du Soleil dans ce bâtiment chargé d'histoire, mercredi.

Un édifice à l'architecture étonnante, avec son allée de pièces sur une longueur de 160 mètres pour à peine 10 mètres de largeur.

Pour la visite intitulée Incursion dans les Nouvelles-Casernes, deux étages sont ouverts au public, dans la partie la plus à l'ouest du bâtiment situé au 1, rue de l'Arsenal, tout juste devant L'Hôtel-Dieu de Québec, de l'autre côté de la côte du Palais. L'édifice se trouve d'ailleurs en plein coeur du nouveau site des Fêtes de la Nouvelle-France, qui ont quitté le Vieux-Port cette année.

Les trois pièces à visiter ont été choisies parce qu'elles représentaient le mieux la vieille partie du bâtiment qui a subi des transformations au fil des siècles. Cette section a aussi été la plus épargnée par un important incendie qui a ravagé les Nouvelles-Casernes en 1851.

«Ces pièces sont évocatrices du passé colonial du bâtiment, et on dit souvent que c'est le plus long bâtiment qui a été construit en Nouvelle-France», a ajouté Mme Ouellet.

L'édifice qui fait présentement l'objet de travaux de stabilisation au coût de 20 millions $ (lire l'autre texte) est d'ailleurs marqué par les époques successives. Les trous pour tirer du canon sous le Régime français ont été bouchés par les Britanniques. Ailleurs, deux sortes de pierres indiquent qu'une porte a été rapetissée. Des fenêtres héritées de l'époque industrielle traduisent aussi l'utilisation du bâtiment comme usine de fabrication de munitions pendant les deux guerres mondiales.

«C'est vraiment un bâtiment qui a une histoire militaire très riche», résume Marie-Ève Ouellet qui prononcera d'ailleurs la conférence Les Nouvelles-Casernes : lieu phare de l'histoire militaire de la capitale à 13h30 samedi. «Je reviendrai sur l'histoire mouvementée de ce bâtiment, les trois périodes d'occupation des Nouvelles-Casernes et aussi la vie quotidienne à l'époque où des soldats logeaient ici.»

L'entrevue avec l'historienne se déroulait justement au deuxième étage du bâtiment, à l'endroit où se trouvait le logis de l'officier où des chambres avaient été aménagées pour loger les officiers britanniques au XIXe siècle.

Les visites des Nouvelles-Casernes sont comprises dans le prix d'accès au site des Fêtes de la Nouvelle-France. Elles durent environ 30 minutes et se déroulent par groupe d'une quinzaine de personnes.

L'idée d'un «lieu de rassemblement» bientôt à l'étude

Le secret est encore bien gardé sur les détails du projet, mais les Nouvelles-Casernes pourraient devenir un «lieu de rassemblement au coeur du Vieux-Québec» si on en croit la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ).

On a bien hâte de voir quelle vocation sera réservée à ce bâtiment militaire issu du Régime français. Il faut dire que depuis l'annonce, en 2012, de travaux de 20 millions $ pour solidifier le bâtiment construit entre 1749 et 1752, beaucoup de tentatives ont échoué pour occuper l'édifice à l'architecture particulière. 

Au premier chef, un appel de projets qui, en 2014, s'est révélé peu concluant. Certaines propositions ont été jugées irréalistes et d'autres n'auraient occupé que 10 % du vaste bâtiment à la riche histoire militaire. 

Cinq critères

Après l'échec de l'appel aux idées, la CCNQ et la Ville de Québec ont décidé de développer une «vision d'occupation» pour laquelle une étude de faisabilité sera lancée «au cours des prochaines semaines», a indiqué mercredi la porte-parole de la CCNQ, Anne-Marie Gauthier. 

Cette fois-ci pourrait donc être la bonne, le projet répondant, dit-elle, aux cinq critères souhaités pour animer le bâtiment trois fois centenaire. Selon ces conditions, la vocation doit être durable, permettre la revitalisation du secteur du Vieux-Québec et la mise en valeur du patrimoine bâti, avoir une envergure nationale et rendre le bâtiment ouvert au public. 

«On veut une accessibilité au public en tout temps pour que les gens puissent se l'approprier», a dit Mme Gauthier. «On veut en faire un lieu de rassemblement au coeur du Vieux-Québec. C'est un site phare pour la capitale», a poursuivi la porte-parole, se gardant bien de dire quel projet mijote la CCNQ. «On vous tiendra au courant et on vous réserve de bien belles surprises», a-t-elle lancé.

D'ici là, des travaux touchant la sécurité, l'étanchéité et la maçonnerie du bâtiment sont en cours de préparation pour commencer à l'automne et se poursuivre jusqu'en 2020.

Les Nouvelles-Casernes en cinq dates

1966 

Construit en 1748 sous le régime français, le bâtiment militaire les Nouvelles-Casernes est cédé par les soeurs augustines au ministère de la Santé, qui en devient propriétaire par l'entremise de L'Hôtel-Dieu de Québec. Le vaste édifice est alors inoccupé et le restera jusqu'à nos jours.

Juillet 2012

La ministre libérale de la Culture Christine St-Pierre annonce l'investissement de 20 millions $ en cinq ans dans les Nouvelles-Casernes. Les travaux urgents de maintien de la structure seront effectués dans un premier temps, et la ministre indique la volonté de trouver une vocation au bâtiment historique.

Octobre 2012

Arrivé au pouvoir en septembre, le gouvernement du Parti québécois confirme par le ministre de la Culture de l'époque, Maka Kotto, que les Nouvelles-Casernes sont officiellement classées bien culturel et inscrites au Registre du patrimoine du Québec. 

Mars 2013

Un accord de principe confirme la cession du bâtiment à la Commission de la capitale nationale du Québec. 

Octobre 2014

Un appel de candidatures pour trouver une vocation se révèle peu concluant. La Commission de la capitale nationale élabore donc avec la Ville de Québec un projet qui devrait faire l'objet d'une étude de faisabilité sous peu. Quant aux travaux de consolidation du bâtiment, ils commenceront officiellement à l'automne 2016.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer