Le yoga et la méditation perçus comme des atouts médicaux

Selon une enquête réalisée auprès de 600 citoyens...

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Selon une enquête réalisée auprès de 600 citoyens de la grande région de Montréal, 85 % des répondants estiment que la méditation peut jouer un rôle positif dans la diminution du stress, et près de 80 % pensent que le yoga peut réduire l'insomnie.

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(Québec) Un esprit sain dans un corps sain. Pour bon nombre de Québécois, cet adage s'avère bien fondé, au point de croire que des approches longtemps associées aux traditions spirituelles comme la méditation et le yoga peuvent aussi jouer un rôle positif dans un contexte médical.

Une étude de la firme-conseil VARIUM, spécialisée dans les changements des habitudes de vie en lien avec les pratiques de marketing, révèle qu'une part importante de Québécois estiment que la psychothérapie, le yoga ou la méditation jouent un rôle positif dans la réduction des problèmes de stress, d'anxiété ou d'insomnie, mais également, bien que dans une moindre mesure, pour améliorer les effets des traitements contre le cancer, l'hypertension ou les problèmes cardiovasculaires, ou pour atténuer la douleur liée aux maux de tête chroniques.

Selon l'enquête réalisée en deux étapes en 2011 et en 2012 auprès de 600 citoyens de la grande région de Montréal, 85 % des répondants estiment que la méditation peut jouer un rôle positif dans la diminution du stress, et plus de 80 % croient aux vertus de la psychothérapie pour contrer la dépression et l'anxiété. Ils sont aussi près de 80 % à penser que le yoga peut réduire l'insomnie.

Pour le président de VARIUM, François Houde, «il est surprenant que la psychothérapie, approche recommandée et reconnue dans le domaine des troubles de santé mentale, enregistre une perception positive comparable aux approches longtemps associées aux traditions spirituelles et religieuses comme la méditation et le yoga».

Par ailleurs, bien que les perceptions positives par rapport à «l'approche corps-esprit» soient moins élevées lorsqu'il s'agit de pathologies physiques, elles séduisent néanmoins un nombre important de répondants. Ainsi, une moyenne de 43 % d'entre eux croient que la méditation peut augmenter l'efficacité des traitements de chimiothérapie pour les personnes atteintes de cancer, et plus de 55 % estiment qu'elle peut aider à soulager les maux de tête chroniques. Ces deux affirmations ont toutefois enregistré une baisse entre la première et la seconde partie de l'enquête.

Le recours à des techniques de relaxation comme le yoga pour augmenter l'efficacité des traitements des maladies cardiovasculaires est quant à lui perçu positivement par les deux tiers des répondants.

Au cours d'un échange téléphonique, François Houde a dit croire que ces résultats illustrent un mouvement de pensée en croissance au sein de la population, mais également au sein du réseau de la santé et des services sociaux. Références à l'appui, il indique que de plus en plus de professionnels de ce réseau reconnaissent l'apport positif des techniques axées sur le mieux-être mental sur l'efficacité des traitements médicaux.

Efficacité non prouvée, utilisation justifiée

Pour le spécialiste en marketing, il est clair que la population en général croit à la valeur de ces approches, «nonobstant le fait que leur efficacité ne soit pas toujours démontrée empiriquement». À son avis, cela justifierait le recours à leur utilisation par les professionnels de la santé, ne serait-ce que pour miser sur l'effet placebo, mais aussi pour réduire les coûts des traitements.

Vérification faite auprès du Collège des médecins, ceux-ci ont le droit de conseiller à leurs patients de recourir à ce type de pratiques s'ils jugent qu'elles peuvent les aider.

Mais le problème, selon François Houde, est que plusieurs d'entre eux se méfient de ces approches où les charlatans se mêlent aux véritables professionnels, une méfiance qu'il dit comprendre. Il y a toujours un danger, illustre-t-il, que certains recommandent l'abandon d'un traitement médical au détriment de la santé du patient. C'est pourquoi il dit souhaiter la création de programmes qui permettraient l'instauration d'un climat de confiance entre les deux milieux.

«Ces programmes devraient ainsi viser à établir des règles de pratiques, un code de déontologie et des politiques de formation continue devant encadrer la pratique des thérapeutes du domaine des approches corps-esprit et, ainsi, répondre aux préoccupations des professionnels de la santé [...] et de leurs ordres professionnels», écrit-il en conclusion.

Ainsi, en ce début d'année où les bonnes résolutions foisonnent, faire de la méditation pourrait bien devenir aussi populaire que l'exercice et une meilleure alimentation!

La synthèse de l'étude est disponible à l'adresse www.varium.ca/ICE.html.

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