Un jeune dysphasique à la conquête du Kilimandjaro

William Renaud, 16 ans, veut prouver que la... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

William Renaud, 16 ans, veut prouver que la dysphasie, dont il est atteint, ne le rend pas moins intelligent que ses pairs.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partager

(Québec) William Renaud, 16 ans, de Québec, prend les grands moyens pour prouver aux élèves qui se moquent de lui que sa dysphasie, un trouble du langage, ne le limite pas : il organise une expédition en Tanzanie, au sommet du Kilimandjaro. Et il espère vous convaincre de le suivre dans sa quête africaine, à 5895 mètres d'altitude.

«Les gens pensent qu'on est moins intelligent», regrette l'ado. Grâce à son projet, il entend démystifier l'atteinte neurologique freinant l'expression et la compréhension des jeunes comme lui. «Dans notre tête, tous les mots se placent comme il faut. Mais c'est quand ils sortent que c'est plus difficile.»

En débarquant au secondaire, il a eu un choc. «J'ai perdu un ami que ça faisait sept ans que j'étais dans sa classe.» Certains élèves des autres groupes rient des difficultés d'élocution des jeunes vivant avec la dysphasie, déplore William. Le copain en question s'est laissé embarquer et a pris ses distances.

Comment a-t-il réagi? William a demandé un rendez-vous avec Carl Ouellet, le directeur de l'établissement, l'école Samuel-De Champlain. Et lui a demandé de devenir président d'honneur de sa campagne. Celui-ci a accepté, jugeant qu'il s'agit d'une bonne initiative, tant pour expliquer la dysphasie que pour favoriser le développement de son étudiant.

Puis, le projet a pris de l'ampleur. Lundi, en conférence de presse, William Renaud était soutenu par ses profs, par l'organisme communautaire favorisant la réussite scolaire Intègra'action jeunesse et par l'Association québécoise de la dysphasie (AQD).

Un handicap invisible

«Quelqu'un qui prend une initiative de cette ampleur-là, c'est vraiment rare», a d'ailleurs souligné le représentant de l'AQD, Martin Côté. Même s'ils développent des «stratégies» pour pouvoir fonctionner en société, les personnes composant avec la dysphasie ont plutôt tendance à s'isoler, à s'effacer. «C'est un handicap qui est invisible, c'est le plus difficile.» Une simple commande au restaurant ou un appel téléphonique peut s'avérer ardu d'autant plus que l'interlocuteur ne perçoit pas la limitation. «Alors de voir un jeune de 16 ans qui veut monter le Kilimandjaro, c'est exceptionnel.»

Un intérêt? Le voyage est prévu du 19 juillet au 2 août 2013 et sera piloté par la -guide-accompagnatrice Céline Desautels, pour qui ce sera la huitième ascension du sommet de l'Afrique. Il y a une vingtaine de places, dont quelques-unes sont déjà occupées.

Une séance d'information est prévue le 17 décembre, à 18h30, au Carrefour jeunesse-emploi Montmorency, 947, avenue Royale dans le secteur Beauport. Pour plus de détails, vous pouvez joindre Catherine Desautels au -418 -821-0063 ou 418 929-4518. Il faut prévoir un budget d'environ 6000 $.

Si vous ne vous sentez pas explorateur ou randonneur, vous pouvez toujours aider William Renaud à financer son expédition. Des reçus de charité sont remis.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer