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Participer au Grand défi Pierre Lavoie pour éviter de retomber dans les mauvaises habitudes

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Dominique Hardy
Le Soleil

(Québec) «Si tu continues, on va te perdre.» Cette phrase choc a résonné dans la tête de Denis Martel, à un point tel qu'il a changé ses habitudes de vie sédentaires pour prendre part au Grand défi Pierre Lavoie en 2011.

Denis Martel, 39 ans, de Québec, tente, depuis qu'il a pris part à un projet de recherche de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), de ne pas retomber dans ses mauvaises habitudes. Avec six autres sédentaires âgés de 38 à 62 ans, il a bénéficié de l'aide de spécialistes de IUCPQ durant 17 semaines pour se mettre en forme, perdre du poids, prendre du muscle afin de parcourir les 1000 km à vélo du Grand défi Pierre Lavoie l'an dernier.

«Je n'ai jamais été sportif», confie Denis Martel, qui ne pratiquait que la plongée sous-marine comme activité avant cette mise en forme intensive. «Ça m'a demandé un effort particulier de me donner une discipline pour faire l'entraînement. Mais j'aurais été fou de refuser cette offre de me mettre en forme avec cette équipe de spécialistes de rêve.» Médecins, kinésiologues, nutritionnistes ont suivi ces sédentaires tout au long du processus. «On m'offrait la meilleure façon de m'en sortir», souligne-t-il.

Le stratège en communication savait qu'il devait renverser la vapeur afin d'éviter de s'enfoncer davantage dans l'obésité. «Je devais faire quelque chose pour ne pas me laisser aller», raconte-t-il. Le test de l'imagerie médicale a montré que son coeur baignait dans la graisse qui l'avait même déplacé vers la gauche de son thorax. Ses organes vitaux étaient aussi comprimés en raison du gras accumulé. «C'était majeur, et ça m'a ébranlé», avoue Denis Martel. «Je n'avais jamais été à l'écoute de mon corps. Pour moi, c'était comme une affaire loin. Mais de voir mon coeur dans cet état à l'écran, ça m'a fait de la peine.»

Bonheur

Combiner travail et entraînement lui a demandé beaucoup de discipline. Il devait s'entraîner trois ou quatre soirs par semaine en plus d'une longue sortie à vélo la fin de semaine. Objectif? Prendre part au Grand défi Pierre Lavoie et rouler certaines étapes du parcours de 1000 km. Le jour du départ lui a exigé de contrôler son stress et ses émotions. «C'était l'angoisse totale, confesse-t-il. Rendu à La Baie [lieu du départ], je voulais retourner chez moi. Mais c'est un bonheur total d'y participer, notamment pour la qualité de l'organisation et l'ambiance.»

Cette expérience de l'IUCPQ a complètement changé le mode de vie de Denis Martel. Il cuisine, se tient loin des produits transformés et il calcule son nombre de calories ingérées. Le trentenaire enfourche dorénavant son vélo pour le plaisir. «Ce qui n'était pas le cas l'an dernier, révèle-t-il. J'ai recommencé à m'entraîner et j'ai du fun au bout!»

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