Trisomie 21: un accès universel au dépistage prénatal

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

(Québec) À quelques exceptions près, les Québécoises enceintes ont maintenant toutes accès au Programme de dépistage prénatal de la trisomie 21.

«Il a commencé de façon progressive en 2010, vers juin 2010, dans la région de Québec», se remémore le président du comité de coordination du Programme, le Dr Jean-Claude Forest. Sous peu, tout le territoire sera desservi : «On termine l'implantation avec quelques régions qu'il nous reste à accueillir [...] dont Lanaudière et l'Outaouais.» Des zones limitées de l'île de Montréal sont aussi en attente du service.

Quoique l'essentiel du dépistage repose simplement sur deux prises de sang - une au premier trimestre de la grossesse, la seconde au deuxième trimestre -, le Dr Forest soutient que le déploiement implique «une immense logistique». Sélection de deux établissements pour analyser les dizaines de milliers d'échantillons de la province (Centre hospitalier universitaire de Québec [CHUQ] et Sainte-Justine à Montréal), formation du personnel, encadrement des prélèvements et de l'envoi des fioles... «C'était très compliqué.»

Malgré l'expansion du Programme québécois de dépistage prénatal de la trisomie 21, beaucoup de femmes n'y adhèrent pas. Certaines refusent le test, d'autres se dirigent vers les cliniques privées. Bon an, mal an, de 88 000 à 89 000 naissances sont compilées au Québec. Les deux hôpitaux responsables des analyses traitent cependant un peu plus de 34 000 dossiers par année. À ce chapitre, le CHUQ est nettement plus performant, se targue le Dr Jean-Claude Forest... qui est justement directeur général adjoint des affaires médicales et universitaires au CHUQ. «[À Québec], on est sur une base de 22 000 dépistages par année. On sort autour de 500 rapports par semaine.»

À terme, le Dr Forest compte traiter les dossiers de quelque 60 000 patientes par année.

Avant la création d'un test sanguin reconnu, les futures mères de plus de 35 ans, tout comme les femmes enceintes dont l'arbre généalogique est noueux, pouvaient subir un dépistage de la trisomie 21 par amniocentèse. Cette technique invasive, qui implique le prélèvement de liquide amniotique, comporte un risque de fausse couche. Maintenant, seulement celles dont les prises de sang laissent planer un doute sont soumises à cette pratique.

La fiabilité de l'analyse sanguine est toutefois critiquée par les médecins obstétriciens et gynécologues. L'ajout d'une échographie précoce du foetus augmenterait de beaucoup le taux de détection et permettrait du même coup de déceler d'autres maladies et malformations.

Sur la Toile : www.msss.gouv.qc.ca/sujets/santepub/depistage-prenatal

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