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Les Québécois démontrent une plus grande volonté de bien manger

Neuf répondants sur 10 affirment qu'ils ont modifié leurs habitudes... (Photothèque Le Soleil)

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Neuf répondants sur 10 affirment qu'ils ont modifié leurs habitudes en fonction d'un risque ou d'un bénéfice, par exemple en consommant plus de légumes et moins de sel.

Photothèque Le Soleil

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(Québec) Les Québécois tendent de plus en plus à modifier certaines habitudes alimentaires pour se conformer à la norme sociale du «bien manger».

VARIUM, une firme-conseil sur les comportements alimentaires, a publié vendredi les résultats d'une étude mesurant l'«indice de stress alimentaire». Bien qu'elle ait été réalisée dans la région de Montréal (1604 adultes répondants entre le 8 et le 11 mars 2011), ses résultats peuvent être étendus à l'ensemble du Québec, croit le président François Houde. C'est la cinquième fois depuis 2004 que la firme réalise une telle enquête, mais la dernière remonte à 2007.

L'indice est mesuré à partir de 10 aliments présentant un risque pour la santé (gras trans, sel...) et de 10 aliments bénéfiques pour la santé (fibres, probiotiques...). Les répondants devaient dire s'il leur était déjà arrivé d'acheter ou de manger un aliment en raison de son aspect bénéfique, ou au contraire de ne pas acheter ou ne pas manger un aliment parce qu'il présentait un risque.

De 2007 à 2011, l'indice (le nombre moyen d'aliments pour lesquels un changement a été opéré) est passé de 8,5 sur 20 à 9,5, soit une augmentation de 11,7 %. C'est une hausse significative sur le plan statistique, souligne M. Houde. Au total, 90 % des répondants ont modifié leurs habitudes en fonction d'un risque ou d'un bénéfice. Ce qui, précise-t-il au téléphone, ne veut pas dire pour autant que les gens mangent bien en tout temps. Ils peuvent ainsi choisir des fruits et des légumes frais biologiques pour éviter les pesticides, et se taper une bonne pizza bien grasse le samedi soir.

Au cours des dernières années, seulement trois composantes reliées au risque ont varié de façon significative, soit la teneur en sel, et les hormones et les antibiotiques dans les viandes.

Recul des gras trans

Les gras trans ont pour leur part reculé. Du côté des aliments bénéfiques, six composantes ont connu une augmentation significative, soit les oméga-3, les fibres alimentaires, le calcium, les probiotiques, la vitamine C et le potassium.

Selon M. Houde, l'un des objectifs d'une telle publication est de faire prendre conscience aux citoyens qu'ils ne sont pas les seuls à modifier leur comportement. «C'est un phénomène social important.»

Le second objectif est de sensibiliser les entreprises de transformation alimentaire à l'importance d'ajuster leur offre à la demande des consommateurs.

«Il y a un immense écart entre ce que les gens considèrent comme un bon aliment et ce que l'industrie considère comme un bon aliment.»

Pour les premiers, illustre-t-il, un bon gâteau à la vanille sera composé de farine, de beurre, d'oeufs... Pour l'industrie, ce sera celui qui se conservera longtemps sur les tablettes. Oubliez le beurre et bienvenue les additifs!

Le résumé de l'étude se trouve à l'adresse www.varium.ca

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