Le yoga qui fait suer

Le hot yoga s'exerce dans une salle surchauffée,... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Le hot yoga s'exerce dans une salle surchauffée, qui avoisine les 40 degrés Celsius. La pratique est cependant déconseillée aux gens souffrant de troubles cardiaques, d'hypotension ou d'hypertension.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Il y a eu le yoga et le power yoga. Voici maintenant le hot yoga, la dernière tendance en activité physique qui vient tout juste de faire son arrivée à Québec.

Hot yoga? Oui, comme dans chaud. C'est que le yoga dont il est question ici s'exerce dans une salle surchauffée, qui avoisine les 40 degrés Celsius.

Populaire en Californie depuis une quinzaine d'années et implantée à Toronto et à Montréal, le hot yoga (ou Bikram) est présenté comme une activité musculaire et cardiovasculaire. La discipline a été importée dans la capitale en avril par Andy Li, qui a ouvert le studio Prana. «J'ai découvert le hot yoga à Toronto il y a six ans, ça m'a accroché», explique ce Montréalais de 32 ans déménagé à Québec, confiant d'y trouver un marché à conquérir.

Celui qui enseigne le hot yoga depuis deux ans y voit des bénéfices sur la réduction du stress et des tensions musculaires, sur l'amélioration de la concentration et de l'endurance physique, aussi.

Depuis avril, avant même qu'il ne fasse de publicité, il dit s'être bâti une clientèle grâce au bou­che à oreille. Les adeptes? Des gens de 20 à 40 ans surtout. Des athlètes, des danseurs professionnels, des gens qui veulent essayer cette nouvelle tendance des salles d'entraînement. «Oui, il y a peut-être un phénomène de mode. Mais le hot yoga est là pour rester», assure Andy Li.

Et pourquoi se faire suer autant? «La chaleur permet de détendre les muscles plus en profondeur et de relâcher les toxines», soutient le propriétaire du studio Prana. Il souligne le côté athlétique de ce type de yoga. L'enchaînement rapide d'une vingtaine de postures de yoga par séance demande de l'énergie, dit-il, tout en assurant ne pas perdre le côté philosophique traditionnellement associé à cette discipline d'origine indienne. «Je dirais que c'est à 80 % physique et à 20 % philosophique», explique Andy Li.

Mais attention, le hot yoga n'est pas pour tout le monde. Le site Internet du studio Prana (www.hotyogaqc.com) précise d'ailleurs que la pratique est déconseillée aux gens souffrant de troubles cardiaques, d'hypotension ou d'hypertension.

Des mises en garde qu'il importe de bien considérer, estime pour sa part Paul Boisvert, kinésiologue et chercheur à l'Université Laval qui a consacré son doctorat au phénomène de la sudation.

Ce spécialiste de l'activité physi­q­­ue n'avait jamais entendu parler de hot yoga avant que Le Soleil ne lui présente le phénomène. Spontanément, il s'est montré sceptique devant les bienfaits de suer à tout prix. «La sueur, c'est de l'eau et du sel, les toxines n'ont rien à voir là-dedans», lance-t-il. Ce spécialiste appelle aussi à la prudence pour les éventuels adeptes de hot yoga. «Il faut boire beaucoup d'eau, assez pour reprendre en eau tout le poids perdu en sueur», évalue-t-il. «Dès qu'on atteint 30 degrés Celsius dans un milieu humide, ça devient dangereux. Il faut faire très attention.»

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