Le Panache devient Chez Muffy: fini les nappes blanches

Le Panache devient Chez Muffy.... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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(Québec) Avec son changement de nom et son nouveau menu offert depuis deux jours, le Panache - maintenant Chez Muffy - retire ses nappes blanches et souhaite offrir une «gastronomie simplifiée».

Fini la haute gastronomie, donc, au restaurant de l'Auberge Saint-Antoine, qui souhaite «se rapprocher de sa clientèle», indique Mylène Couture, responsable de la restauration pour le luxueux hôtel.

«Le Panache est perçu comme un restaurant de grandes occasions», et c'est cette «barrière» que Chez Muffy veut défaire en offrant un menu avec une palette de prix plus variée, mentionne Mme Couture. Les prix des plats principaux au Panache «allaient de 40 à 50 $ environ», tandis que le nouveau menu de Chez Muffy offre des mets à partir de 22 $ (et jusqu'à 54 $) et des entrées allant de 8 $ à 20 $. 

Il est donc possible pour la clientèle d'opter pour une expérience plus «gastronomique» ou encore pour des mets plus abordables - la responsable de la restauration rejetant le terme «bistronomique» pour parler plutôt de «gastronomie simplifiée». 

Et sans faire de grands changements dans la salle à manger de quelque 80 places, un certain «décorum» disparaît du restaurant, soit les fameuses nappes blanches qui caractérisent dans l'imaginaire les établissements de haut rang. 

Manque à combler

Si l'achalandage de l'ancien Panache était toujours important lors de la haute saison touristique, force est d'admettre qu'il y avait «un manque à combler» le reste de l'année, signale Mylène Couture. «C'est certain qu'on a toujours une certaine clientèle comme on se trouve dans un hôtel, mais l'homme d'affaires qui vient un lundi pour une rencontre à Québec, il ne va pas nécessairement opter pour un repas gastronomique.»

La responsable de la restauration note d'ailleurs une évolution du côté des restaurants gastronomiques de la capitale, qui «se battent pour leurs ventes». Ajoutons à cela la fermeture du Patriarche et de la Crémaillère, l'an dernier. Rien pour rassurer les restaurateurs qui oeuvrent dans ce créneau, de moins en moins nombreux.

***

Un nouveau nom qui crée la surprise

Chez Muffy, c'est un «hommage» à la propriétaire de l'Auberge Saint-Antoine, Martha Bate Price. Malgré son âge avancé, la dame est toujours très présente à son établissement, dans lequel sont aussi impliqués ses enfants Evan, Llewellyn et Lucy Price. «La valeur principale qui nous est transmise à l'Auberge, c'est l'importance de la famille», indique la responsable de la restauration Mylène Couture. Pas de grande surprise, donc, de vouloir honorer celle qui qui se fait surnommer «Muffy» par ses proches. 

La surprise était toutefois manifeste sur les réseaux sociaux. Sur la page Facebook du Soleil, où les internautes ont été nombreux à réagir, certains disaient ne pas comprendre pourquoi un établissement ayant acquis une telle notoriété souhaitait changer son nom. D'autres étaient un peu moins tendres, y allant de jeux de mots signalant que le changement était «moffé» («raté», en bon québécois).




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