Pas de pain noir pour les restaurateurs en janvier

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Selon l'Association des restaurateurs du Québec, les résultats de janvier 2017 montrent une croissance de 15 % du nombre de transactions.

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(Québec) En général, les restaurateurs mangent leur pain noir en janvier. Au lendemain de la période des Fêtes, les consommateurs ont les poches vides et les touristes sont moins nombreux.

Le mois de janvier 2017 détonne et sort de l'ordinaire s'il faut en croire les chiffres publiés mercredi par l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ).

En effet, selon l'ARQ, les résultats du premier mois de 2017 montrent une croissance de 15 % du nombre de transactions. Elle fait état d'un volume de transactions «beaucoup plus important» que les années précédentes.

«En regardant le montant des transactions de janvier, on peut le comparer facilement aux volumes de ventes que connaissent habituellement les restaurateurs pour le mois de mars», fait valoir le bulletin d'information de l'ARQ.

Pour l'ensemble du Québec, les ventes brutes des restaurateurs ont bondi de 22 % en janvier 2017 par rapport à celles de 2016. 

Dans la région de la Capitale-Nationale, la croissance des ventes brutes d'un mois de janvier à l'autre a été de 25 %.

L'ARQ a également dévoilé, mercredi, les données globales pour 2016.

«En moyenne, pour l'ensemble du Québec, la croissance des ventes brutes pour 2016 s'est soldée à 5,3 %», fait-on remarquer. «Toutes les régions du Québec ont connu une augmentation du volume de leurs ventes brutes au-dessus de 3 % sauf Montréal qui a enregistré la progression la plus faible avec un simple 2,6 %.»

Les restaurateurs de la région de la Capitale-Nationale, pour leur part, ont vu leurs ventes brutes croître de 4 % en 2016 par rapport à 2015.

Selon Joëlle Noreau, économiste principale du Mouvement Desjardins, la hausse de 50 ¢ du taux régulier du salaire minimum aura un effet direct sur les dépenses des restaurateurs en 2017. Leurs coûts de main-d'oeuvre augmenteront de 4,7 %. L'impact de l'augmentation de 25 ¢ du salaire minimum pour les travailleurs au pourboire se chiffrera, pour sa part, à 2,7 %. 

Par ailleurs, les prix des aliments continueront d'être élevés. 

Par contre, les prix de l'énergie devraient être plus stables qu'en 2016.

«Il faut souhaiter que la création d'emplois soit au rendez-vous au Québec cette année afin que la restauration soit considérée comme une option dans la réponse aux besoins en alimentation des Québécois et pas nécessairement comme un luxe», conclut Mme Noreau.

Les 5400 membres de l'ARQ ont réalisé, en 2016, près de 6 milliards $ de ventes.




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