Mouton Noir Restaurant-Bistro-Terrasse: une bête très fréquentable!

Le mijoté d'épaule de porc à l'érable et... (Fournie par le Mouton Noir)

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Le mijoté d'épaule de porc à l'érable et à la coriandre, gagnant du concours Les créatifs de l'érable en 2009

Fournie par le Mouton Noir

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Stéphanie Bois-Houde

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie Saint-Paul) CRITIQUE / Au coeur de Baie-Saint-Paul, le quadrupède gourmand tenu par le chef nantais Thierry Ferré maintient toujours sa cote. Grand bien nous fasse!

En vacances à Baie-Saint-Paul, j'ai pu constater en réévaluant plusieurs restaurants une lacune persistante, le service aléatoire, ainsi que l'inflation injustifiée des prix par rapport à la prestation. Par exemple, le midi, Chez Pineault, un panini jambon-fromage avec frites surgelées (sans soupe ni boisson) s'élève à 16,95 $. C'est trop cher payé. Idem pour la poutine au Migneron et Hercule de Charlevoix de Orange Bistro (14,95 $). Si les frites avaient été maison, je ne dis pas... En revanche, le suprême de poulet (Viandes Biologiques de Charlevoix) aux poivrons rouges et chorizo valait les 27,95 $ exigés. L'ultime faiblesse demeure le service; de la table intermédiaire jusqu'au casse-croûte Dany-Elle - une institution -, où la serveuse incite à «filer doux».

J'en arrive ainsi à la conclusion que le Mouton Noir sort assurément du lot en offrant une cuisine de saison simple et bien faite. Je ne crie pas à la perfection ni à une expérience globale sans reproches, sauf que j'y ai goûté les plats sentis d'un chef aux commandes contrairement à d'autres tables visitées où j'imaginais très bien un chef pour trois adresses. Ce constat positif s'applique aux restaurants Le Bercail (dans une catégorie plus «décontractée») et Les Labours de l'Hôtel Germain. Dans ces trois cas, le rapport qualité-prix et le service sont nettement à l'avantage du consommateur. 

Revenons donc à ce mouton distinctif du cheptel. D'abord, même avec une réservation (fortement suggérée en soirée), il y aura un imbroglio - un délai et un jeu de chaises - avant de nous assigner une table de deux pour trois personnes. Heureusement, la surface de la table permet ce micmac. Dès lors, nous pouvons étudier la carte formée de quelques plats répondant à des envies légitimes de pièces de viande en provenance d'élevages locaux (blanc de volaille et porc de Viandes Biologiques de Charlevoix, magret de La Ferme Basque, etc.), celles-ci mises en valeur grâce aux fromages de Laiterie Charlevoix et de Maurice Dufour et de légumes cueillis dans le grand potager de proximité. Même la lavande biologique de Azulée - une petite production située au 54, chemin de la Pointe - est mise à contribution dans la crème brûlée. 

Si le choix des entrées est réglé en moins de deux, les tergiversations s'étirent pour les résistances. La cocotte d'épaule de porc à l'érable et à la coriandre - un mijoté gagnant du concours Les créatifs de l'érable 2009 - me tente ainsi que le boudin blanc. Sur la recommandation du serveur, j'opte plutôt pour la côte de porc - «moins automnale» - et l'homme pour la pièce de boeuf, de l'onglet. Quelques minutes suffisent pour qu'on nous amène d'exquis acras de morue - des beignets aériens - en mise en bouche, ceux-ci suivis de trop près des entrées. Le plaisir ne s'en voit pas gâché. Très estival, le gaspacho (très sur la tomate) se couronne d'un sorbet au concombre (un peu trop sucré) ultra-rafraîchissant. Quant à la salade de rattes et saumon fumé - un terre-mer revisité -, elle conjugue à merveille le moelleux naturel de la chair de la pomme de terre et celui du poisson fumé. Ajoutez-y de l'aneth et quelques feuilles de roquette (pour trancher) et vous atteignez l'état de grâce assez simplement.  

Outre sa cuisson maîtrisée impeccablement - l'onglet est revêche s'il est surcuit -, le boeuf est nappé d'un beurre au thé du Labrador, lequel j'en aurais pris un peu plus. Un gratin dauphinois à l'Hercule - un épais gâteau de pomme de terre un peu sec - finalise en garniture classique ce typique plat de bistro complété par du panais, des betteraves et des carottes. Du coup, je ne crains pas pour la cuisson de ma côte de porc. Bien rosée, celle-ci a été gratinée avec du Migneron sous lequel se cachent une tombée d'épinard et des morceaux de champignons portobello. Comme pour le boeuf, il n'y a pas de coup d'éclat, mais tout est juste, bien assorti et sans fausses notes avec des végétaux de saison respectés par une cuisson rapide. 

Au dessert, je jubile littéralement avec la crème brûlée à la lavande. Savoir cuisiner avec la lavande alimentaire n'est pas donné à tous. Le chef Ferré a la formule secrète, sa crème est douce et florale. D'ailleurs, sa mesure - il n'en fait ni trop ni pas assez - et l'absence de promesses non tenues expliquent en grande partie la popularité de son mouton bien dompté.

Au menu

Mouton Noir Restaurant - Bistro - Terrasse

  • 43, rue Sainte-Anne, Baie-Saint-Paul
  • Tél. : 1 418 240-3030
  • Ouvert tous les jours
  • Cuisine française 
  • Bouteille de vin à compter de 29 $
  • Table d'hôte du midi de 19 $ à 24 $
  • Table d'hôte de 36 $ à 41 $
  • Entrées de 9 $ à 13 $
  • Plats de 25 $ à 35 $
  • Menu pour enfants (pâtes ou steak-frites avec boisson et dessert) à 15 $
  • Coût de l'addition pour deux avant taxes et service: 75 $ (deux tables d'hôte avec les entrées, les plats et les desserts)
  • Stationnement dans la rue
  • On aime: la terrasse ouverte sur la rivière du Gouffre, l'abondance de produits locaux à la carte et de beaux desserts, dont le cake aux carottes servi en portion individuelle. 
  • On n'aime pas: une carte de vins limitée - du moins au verre -, un service en mode accéléré au début, puis qui s'étire en longueur à la fin.

Critique express

Applaudi

la grande qualité de l'accueil de l'Hôtel Germain. En attente de notre chambre, l'adorable Christiane, à la réception, nous a offert l'apéro en rappelant que le stress est formellement interdit en vacances. Je lève également mon chapeau à Christian (à l'accueil) qui reçoit les enfants comme si c'était ses petits cocos à lui. Quant à Gabrielle (serveuse au Bercail et au restaurant Les Labours), fiston certifie qu'elle est la reine de la limonade et du chocolat chaud. Voilà trois perles précieuses au sein d'une équipe axée sur le bien-être des clients. 

Acheté

à la Volière Baie-Saint-Paul d'excellents rouleaux impériaux à la pintade confite (9,95 $ le paquet de 4). Dans notre panier, il y avait aussi un fondant de foie de pintade au sirop d'amélanchier de Vergers Pedneault (10,95 $ la barquette). Celle-ci est si bien assaisonnée qu'elle n'exige aucun confit. Croûton + fondant de foie = bonheur. Pour connaître les points de vente à Québec, rendez-vous à http://volierebaiestpaul.com/

Goûté

au Bercail la mousse de saumon et de truite fumés du Fumoir Saint--Antoine. J'ai adoré sa texture facile à tartiner et surtout sa saveur à la fois moyennement boucanée et boisée. Pour connaître les points de vente à Québec, rendez-vous à http://fumoirstantoine.com/.

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