BEClub, un club cinq étoiles!

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Le BeClub procède ni plus ni moins qu'à une réingénierie du club sandwich.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Stéphanie Bois-Houde

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) CRITIQUE / Après la bière et le bacon, le tout dernier produit de niche à faire parler de lui à Québec, c'est le club sandwich. Le classique étagé de casse-croûte, le BEClub, sis dans l'ancien Patriarche, le métamorphose en sandwich tiré à quatre épingles!

Ma relation au club [sandwich] ne date pas d'hier. D'aussi loin que je me souvienne, je l'ai toujours aimé, même celui du Saint-Hubert en livraison refroidissement «éolien» (voire le vortex polaire en ce qui concerne les frites) compris. J'ai également toujours éprouvé une p'tite gêne à le commander en salle les soirs de rush. Sans doute par solidarité pour les constructeurs de ces édifices [instables] à trois étages. Un club, c'est de la job

Chose certaine, il ne faut pas se gêner à le commander au BEClub, où le célèbre sandwich incarne l'objet de la destination. S'il y a des tentations de s'en éloigner, par exemple l'assiette Jura-Brayon (8,50 $ par personne) qui combine fromages et charcuteries, ou bien la rubrique boeuf où sont recensés un tartare, de la poitrine fumée et un filet (6 oz), le club demeure le roi de l'établissement. 

La nouvelle enseigne qui s'inscrit dans la lignée de bistros qui rajeunissent la rue St-Jean (Les trois garçons, Sapristi, Batinse) succède au Patriarche. Je le mentionne, car de l'établissement Cinq Diamants de CAA/AAA, le BEClub a racheté la cave à vin et, surtout, s'inspire de sa philosophie du «tout fait maison». Ainsi, du moelleux pain club blanc - également pétri en version épeautre, fromage ou sans gluten- au smoked meat, les matières premières sont travaillées sur place. 

Autre clin d'oeil à son prédécesseur du 17 rue St-Stanislas, le BEClub a créé un sandwich baptisé le 5 Diamants garni de wapiti mi-fumé, de purée d'oignons fumés, de champignons enoki et de foie gras confit. Hyper gourmet, ce club rejoint six autres créations dont les ingrédients principaux sont le poulet fumé, le smoked meat, le confit de canard, le saumon mi-fumé, le rôti de boeuf ainsi qu'une alternative végé selon les saisons. L'ardoise du moment permet aussi d'intégrer des sandwichs éphémères comme le club au homard, une option irrésistible pour les fans de lobster roll

Avec l'invitée, nous nous sommes donné rendez-vous au deuxième étage. Le rez-de-chaussée fait plus dans le bar avec des tables hautes. Premier constat, l'espace a subi une cure de minimalisme extrême dans l'esprit chalet en ville. En plus des vieilles pierres du bâtiment, l'autre élément brut qui s'impose est le bois massif, des plateaux de table jusqu'aux menus. Plus fantaisiste, un lustre de verre composé de bouteilles d'alcool - du Jack Daniel's - relie les deux étages.

Succédant au vénérable Patriarche, le BEClub s'inspire de... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 2.0

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Succédant au vénérable Patriarche, le BEClub s'inspire de sa philosophie du «tout fait maison», du moelleux pain club au smoked meat.

Le Soleil, Caroline Grégoire

À la section Le côté obscur de ton club, les Pics (calmars frits, fondant de fromage, foie gras poêlé, etc.) constituent des mises en bouche de circonstances, spécialement les rouelles d'oignons à la bière noire. Livrées sur un plateau en bois (!), les trois grosses tranches d'oignon luisant sous la panure friable s'effondrent sous la dent. Aucun doute sur leur certification maison. Servies avec une mayo à l'orange - très rafraîchissante, mais plus propice à accompagner un poisson ou une volaille -, ces fritures seraient davantage valorisées par une mayo plus sucrée dans l'esprit du duo oignon-miel. 

En plat, j'ai craqué pour le club au homard et fenouil. Questionné sur la qualité de l'ingrédient principal, notre serveur nous répond que la chef Julie Violette vient à peine de leur couper la tête. Quant à la quantité de crustacés, il n'y a pas à redire, on n'a pas lésiné sur celui-ci, défait en morceaux de bonne taille pour à la fois bien sentir la chair laiteuse et sucrée et faire en sorte qu'elle ne s'échappe pas du sandwich à chaque bouchée. Mis à part le pain et le produit en vedette, les garnitures (mayo au fenouil, bacon, tomate) se veulent discrètes. Un choix qui se défend surtout avec le homard.  

L'autre Club, dit Le Rôti, s'avère tout aussi gourmand. Ici aussi les garnitures (du Rassembleu, de la rémoulade et une mayo ail et citron) en quantité réfléchie fusionnent pour servir la cause du rôti de boeuf. J'ajouterais qu'une délicatesse toute féminine auréole ces clubs bistronomiques, autant à l'étape du dressage qu'en amont dans la sélection des combinaisons d'ingrédients. Même la poutine, nappée d'un fond de veau maison, frappe dans le mille. Plus d'ailleurs que les frites seules, un peu sèches. 

Verdict: le BeClub procède ni plus ni moins qu'à une réingénierie du club sandwich. Fini le pain blanc gras et mou et le bacon ratatiné. Vive le club local, chic et savoureux sans perdre de vue la valeur ajoutée d'une addition abordable.

Au menu

BEClub, 17, rue Saint-Stanislas, Québec 

  • Tél.: 418 692-5488
  • Ouvert tous les jours
  • Sandwicherie 
  • Bouteille de vin à compter de: 35 $ 
  • Menu midi à 16,50 $
  • Entrées (les pics partout) de 2 $ à 10 $ (pour le foie gras et minis pleurotes érigés)
  • Clubs de 13,75 $ à 22 $ (pour le club au wapiti et foie gras)
  • Poutine de 10 $ à 20 $ (pour la poutine au foie gras)
  • Salade de saison et César grillée à 14 $ et 15 $
  • Boeuf (de la poitrine fumée au filet 6 oz) de 18 $ à 26 $
  • Coût de l'addition pour deux avant taxes et service: 39 $ (des oignons français en entrée et deux clubs et un extra pour les frites converties en poutine)
  • Stationnement: dans la rue 
On aime: l'idée même de relever de plusieurs crans le club sandwich, le pain boulangé sur place et une carte des vins en importation privée qui n'exclut pas les belles bouteilles. 

On n'aime pas: le copier-coller de l'intitulé «icitte» déjà utilisé au Batinse qui qualifie sa cuisine «d'icitte». C'est cool une fois, pas deux. Les petits pots de mayo sont jolis, mais leur encolure n'est pas toujours facile à franchir pour un oignon français... 

Suggestion: à l'accueil, parlez-nous un peu plus du concept. Soyez fiers et vendez votre projet. Nous avons dû arracher les vers du nez à notre serveur qui allait à l'essentiel. Il faudrait également prévoir de la musique au deuxième étage.

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