Pas de camions-restaurants à Québec cet été

Un camions de cuisine de rue à Montréal... (Photothèque Le Soleil)

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Un camions de cuisine de rue à Montréal

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(Québec) «Il est utopique de penser qu'à l'été, c'est possible» que des camions-restaurants circulent dans les rues de Québec, admet Paul-Christian Nolin, attaché de presse de Régis Labeaume. Mais il précise que la Ville définira sous peu ses grandes orientations concernant la saga des camions de cuisine de rue.

En réaction au texte du Soleil publié mardi dans lequel le copropriétaire de Nourcy, Michel Bellavance, s'indigne de l'inaction de la Ville dans le dossier, M. Nolin réitère que Québec «n'a jamais changé de position». La Ville a toujours affirmé vouloir observer ce qui se faisait ailleurs - notamment à Montréal - avant d'en arriver à une conclusion, insiste-t-il.

Et maintenant que les acteurs municipaux ont fait leurs devoirs, la Ville semble disposée à divulguer sous peu ce qui ressort de ses analyses. En effet, le comité exécutif prendra connaissance des résultats de recherches «dans les prochaines semaines», mentionne M. Nolin. En découlera l'adoption de grandes orientations pour l'avenir - ou non - des camions-restaurants à Québec.

«Il n'y a pas de date fixée» pour la présentation devant le comité exécutif, ajoute-t-il, précisant que la Ville de Québec prendra par la suite le temps qu'il faut afin d'évaluer les différentes options qui s'offrent à elle dans le dossier.

Et même si la saison estivale arrive plus vite qu'on ne le croit possible présentement, «il n'y aura pas de précipitation» pour en arriver à une décision avant l'été, affirme M. Nolin. «Ça paraît facile pour le commun des mortels, mais ça demande beaucoup de préparation.»

«Il est utopique de penser à un échéancier, de penser qu'à l'été, c'est possible», conclut-il.

«À l'écoute» des restaurateurs

La Ville précise par ailleurs être «sensible» et «à l'écoute» des restaurateurs, qui sont inquiets de l'arrivée éventuelle de camions de cuisine de rue à Québec. Un tel projet «ne peut pas se faire sans l'Association des restaurateurs [du Québec, ARQ], ajoute M. Nolin.

Une position appréciée par l'ARQ et son vice-président aux affaires publiques et gouvernementales, François Meunier, qui réitère sa «position d'ouverture» sur la question des camions de bouffe de rue. C'est qu'après tout, «on ne peut pas avoir une position d'ouverture à Montréal et pas à Québec», faisant référence au projet-pilote instauré pour l'été 2015 à Montréal.

M. Meunier réclame néanmoins que si un tel projet est mis sur pied à Québec, il soit «encadré et structuré» afin d'assurer une «équité fiscale, commerciale et réglementaire» entre restaurateurs et propriétaires de camions-restaurants. «Le principe, c'est d'avoir un same level playing field. [...] On ne peut pas faire n'importe quoi, n'importe quand.»

À ses yeux, il devrait par exemple être «hors de question que des camions de rue s'installent devant des commerces» existants.

D'ailleurs, Paul-Christian Nolin semble accorder beaucoup plus d'importance au bien-être du milieu de la restauration actuel qu'à l'adoption rapide d'une réglementation sur les camions de cuisine de rue. «L'offre de restaurants actuelle est grande, diversifiée et de bonne qualité. [...] Il faut préserver l'équilibre fragile des restaurants», conclut-il.

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