Québec critiquée pour sa lenteur dans le dossier des food trucks

Michel Bellavance, copropriétaire de Nourcy, en a assez de l'inaction de la... (Archives La Presse, Marco Campanozzi)

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(Québec) Michel Bellavance, copropriétaire de Nourcy, en a assez de l'inaction de la Ville de Québec dans le dossier des camions de cuisine de rue (food trucks). À quelques mois de la saison estivale, il demande à la Ville de prendre une décision, et de faire connaître ses réelles intentions aux commerçants une fois pour toutes.

«Je ne comprends pas qu'encore aujourd'hui, on n'a pas de nouvelles. On ne sait pas», déplore M. Bellavance, lui-même détenteur d'un camion-restaurant, qu'il utilise dans des événements privés. «Ça me déçoit, j'ai pas de nouvelles de personne.»

Après une rencontre en septembre dernier avec des représentants municipaux, M. Bellavance avait pourtant bon espoir qu'une nouvelle réglementation serait adoptée sous peu à Québec. «On me disait que le dossier était sur la table, et que ça pourrait même se faire en septembre», explique-t-il.

Six mois plus tard, rien n'a avancé dans le dossier, et M. Bellavance, qui dit planifier actuellement sa saison estivale, souhaite y remédier avant que l'été n'arrive.

«Je veux que le dossier revienne. C'est un beau projet. Les gens veulent avoir des food trucks

Bien sûr, il souhaiterait pouvoir rentabiliser son propre camion de cuisine de rue, acheté en septembre 2015. Mais sa requête à la Ville va plus loin. «Je veux comprendre, je veux savoir le pourquoi», dit celui qui ne peut s'expliquer cette réticence de Québec à permettre de tels camions dans ses rues.

«Entre nous autres, food trucks et restos, c'est complètement différent. [...] Si c'était si néfaste pour les autres restaurateurs, il y en aurait nulle part, et il y en a partout!» répond Michel Bellavance à ceux qui considèrent les camions de cuisine de rue comme une concurrence déloyale pour les restaurants.

Règles à suivre

Il est d'ailleurs tout à fait d'accord avec l'idée d'imposer un permis aux futurs détenteurs de camions de cuisine de rue à Québec, question de pouvoir contrôler et limiter l'offre. «C'est une très bonne idée. Mettez un permis, on va suivre.»

Selon lui, il faut également prévoir des lieux spécifiques à Québec où pourraient s'établir d'éventuels camions de bouffe de rue. Il pense notamment aux environs de la promenade Samuel-De Champlain et au Parc technologique, des secteurs où l'offre de restaurants n'est pas abondante.

«Mettez-moi sur Champlain, dans un petit stationnement. Ça va même offrir un service à la clientèle», lance-t-il.

M. Bellavance se relance aujourd'hui dans des démarches auprès de la Ville, afin de faire avancer le dossier. «Je vais faire des appels. Je veux savoir où ils sont rendus.»

Des démarches qui font suite à celles d'autres défenseurs du projet de camions de cuisine de rue à Québec ayant jeté l'éponge après avoir été confrontés au silence de la Ville. C'est le cas notamment de Christian Genest, fondateur de Sushi Taxi, qui a complètement perdu espoir qu'une nouvelle réglementation permettant ces camions soit adoptée.

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