Bagel Maguire: sur la coche!

Bagel Maguire a déménagé à quelques pas de... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Bagel Maguire a déménagé à quelques pas de son ancien local, mais il n'a pas perdu son âme en chemin... ni le chien rouge, l'oeuvre grand format de Guertin.

Le Soleil, Patrice Laroche

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Stéphanie Bois-Houde

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) CRITIQUE / «Je t'offrirai des bagels et un Soleil pour déjeuner...» Tan. Tan. C'est un peu ça le bonheur, la fin de semaine : un bagel, un café et le journal du samedi. Vous voilà maintenant pris avec un vers d'oreille - la célèbre chanson de Ginette Reno à peine remaniée! - et peut-être une envie de sortir avant le marathon de corvées du samedi pour petit-déjeuner.

Je l'avoue, j'étais sceptique lorsque Bagel Maguire (ou Bagel Tradition'l selon l'ancienneté de votre filiation) a déménagé de son local bardé de carreaux de céramique vers un nouveau flambant neuf à quelques pas. Son âme ne s'est pas perdue en chemin ni l'oeuvre grand format de Guertin, le chien rouge, je l'appelle, une bête qui semble descendre de la même espèce que la Louve du Capitole, mère adoptive des jumeaux Romulus et Remus...

Du rouge, il y en a encore dans le nouvel espace encore plus lumineux. Les fauteuils en résine d'une teinte écarlate réchauffent autant l'atmosphère que les braises du four à bois qui demeure le point focal et le pourquoi du pourquoi de Bagel Maguire, c'est-à-dire des bagels préparés et cuits sur place. Odeur de feu de bois en prime. Sa carte 100 % bagel, vous n'entendrez pas parmi les options : «pain blanc, pain brun, multigrains, baguette» scandé sur le ton des Belles-soeurs de Tremblay à l'heure de commander. Ici, c'est bagel ou bagelwich, le petit pain hybride.

Comme j'ai une faim de loup, je m'attarde qu'à la carte brunch (oeufs à la bénédictine, omelettes, etc.), toutes des assiettes salées - sans plats sucrés comme un bagel «doré» - qui ne réinventent pas le bagel ni ne répond à la question à 1 000 $ à savoir son ADN. Beigne «salé» ou pain troué, le bagel? D'autres déjeuners, moins copieux, comme le bagel confiture ou beurre d'arachide, accommodent aussi les appétits plus frugaux comme ceux de nos voisins qui se partagent en douce une banane achetée au vol chez Roset en plus de leurs anneaux grillés... Pas très casher au resto! Et pourquoi pas!

Puisque rarement je monte une hollandaise au lever, je salive à l'avance pour mon oeuf bénédictine au jambon. Nella prend l'omelette Tradition'l. «Sans oignon», précise-t-elle par automatisme comme ce monsieur qui réclame, «si possible», des petites patates sans sel. Nous serons collectivement exaucés. Même plus. Le plus s'applique aux fruits frais - melon de miel, cantaloup, orange, fraises - qui garnissent les assiettes. Des fruits que plusieurs restos ont abandonnés contre des smoothies ou des fruits dans le sirop. Je lève donc mon chapeau à ceux qui persistent malgré le coût élevé de ces denrées, dont le Cosmos. Au Bagel Maguire, la portion de vitamines pèse moins lourd dans la balance (qu'au Cosmos), mais la portion est loin d'être chiche.

Autre point qui anime les discussions autour du café, les patates rissolées. Selon l'heure d'arrivée, certains établissements refilent des grenailles fatiguées. Les nôtres ne correspondent pas à ce profil. Et ma foi, elles ne sont pas salées non plus. Merci à cet inconnu qui a pris soin, bien malgré lui, de notre taux de sodium!

Quant à l'omelette repliée, elle abrite, entre autres, des pointes d'asperges fraîches blanchies et du poivron vert. Je dirai même qu'elle surprend par sa finesse tant le mélange d'oeufs a été cuit avec doigté et les légumes bien traités. Mon béné - le coco mollet - joue les équilibristes sur un demi-bagel grillé. Les types sauces se réjouiront de savoir le nappage en quantité suffisante et qu'il ne se sépare pas. C'est exactement le genre de premier service matinal qui correspond à la définition d'un bon gros déjeuner réconfortant. Pas le plus original, je le répète, mais bien fait et surtout accompagné de bagels ultras frais.

En passant à la caisse, la serveuse immanquablement demande : «des bagels pour apporter?» Quelle question! Avec un végépâté et un fromage à la crème! En deux phrases, le lunch du midi est réglé. Ne reste plus qu'à passer chez Roset acheter une tomate et une laitue.

Bagel Maguire propose exactement le genre de premier... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Bagel Maguire propose exactement le genre de premier service matinal qui correspond à la définition d'un bon gros déjeuner réconfortant.

Le Soleil, Patrice Laroche

=> AU MENU

Bagel Maguire, 1400, avenue Maguire, Tél. : 418 527-2303

  • Ouvert tous les jours
  • Sandwicherie
  • Petit déjeuner régulier tous les jours dès 7h30. Assiettes brunch servies les samedis et dimanches de 8h30 à 13h.
  • Petit déjeuner de 6,50 $ à 9,25 $
  • Assiette brunch de 13,75 $ à 15,75 $
  • Carte de sandwichs, soupes, salades
  • Coût de l'addition pour deux avant taxes et service : 31,20 $ (deux assiettes brunch et les cafés au lait)
  • Stationnement : dans la rue
On aime : la quiétude de ce cocon avant 10h. Pas de «boum boum» dans les haut-parleurs. Service sympa.

On n'aime pas : la confiture Kraft. Avec un bon bagel sorti du feu de l'enfer, une confiture maison équivaudrait à un aller direct au paradis...

Critique express

Honnête...

...c'est le cas des nombreux lecteurs qui ont répondu à mon sondage sur les consommations non facturées - aliments ou alcool - sur leur addition. Michèle Gagnon résume bien ma pensée : «Quand on est honnête, on l'est partout et pour tout!» Vous l'aurez deviné, ceux qui ne partagent pas notre position ne s'en vanteront pas, mais rappelons-leur qu'il y a toujours quelqu'un d'imputable. C'est donc le serveur qui passe à la caisse! À votre place.

Marre...

...d'entendre dire que l'avenue Maguire est moribonde. Encore faut-il se l'approprier. Oui, les locaux à louer sont nombreux - souvent de petits espaces difficiles à aménager. Mais les commerces de niche se comptent en grand nombre (chocolaterie, pâtisserie, café, boutiques de vêtements, de thés, de cadeaux, librairie avec un véritable service-conseil, épicerie de proximité aux rayons garnis de produits fins, etc.). Si l'on tient à gratter de vieux bobos,il faudrait parler des fausses halles qui, à l'époque, ont été construites dans le complexe Beaubourg au niveau du sous-sol et non pas à la hauteur du trottoir...

Découvert...

...le pâté au poulet de Chef chez soi, un pâté classique (le fond ni gras ni «mouilleux») à la garniture parfumée à l'estragon. L'expert en pâté au poulet de la maison, Xavier, six ans, préfère toujours celui de Picardie (Maguire).

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