CRITIQUE

Portofino Bistro italien: champion du service!

Au Portofino, la carte représente l'Italie vue d'ici,... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Au Portofino, la carte représente l'Italie vue d'ici, c'est-à-dire des mets quelque peu adaptés par rapport à la cuisine purement italienne.  Ci-dessus, antipasto della casa.

Le Soleil, Yan Doublet

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Stéphanie Bois-Houde

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) À  20 ans, Le Portofino du Vieux-Québec méritait quelques «injections» ici et là pour lifter son image quelque peu datée. Un vrai coup de jeune... qui va plus loin que les apparences.

La designer Nancy Gauthier a investi l'intérieur de... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 1.0

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La designer Nancy Gauthier a investi l'intérieur de fond en comble sans extraire la pierre ni altérer le cachet de l'édifice bâti au XVIIIe siècle. En éliminant les éléments de décoration superflus, elle a réussi à mettre en relief les «artefacts», c'est-à-dire les saintes reliques en lien avec la course automobile. 

Le Soleil, Yan Doublet

Aux premiers jours du Portofino, plusieurs tics de service m'agaçaient. Profondément. Si un prix du service le plus expéditif avait existé, je lui aurais décerné. À l'époque, il était possible, en 45 minutes, de consommer un repas incluant entrée, plat, dessert et une bouteille de vin. L'antithèse du rythme recherché sinon qu'au McDo!  

Quelle fut ma surprise de redécouvrir le populaire bistro italien, déco et service ex aequo. Parlons d'abord de la coquille. La designer Nancy Gauthier a investi l'intérieur de fond en comble sans extraire la pierre ni altérer le cachet de l'édifice bâti au XVIIIe siècle. En éliminant les éléments de décoration superflus, elle a réussi à mettre en relief les «artefacts», c'est-à-dire les saintes reliques en lien avec la course automobile. Casques de grands coureurs de la Formule 1 sous cloche et combinaisons mythiques encadrées deviennent les pièces maîtresses de ce «musée» informel du bolide. Des banquettes recouvertes d'un tissu rouge Ferrari introduisent une touche de couleur vive dans l'espace aux teintes naturelles. Le choix des luminaires est aussi à signaler, de la lampe de facture plus industrielle au lustre en bois à l'élégance baroque.  

Avec la copine Nella, nous nous entendons sur le point majeur : le tempo a ralenti et s'est adapté à celui du client. Autre point fort positif à souligner, de la porte principale à notre table, le personnel croisé salue systématiquement les clients sans être obséquieux. Un autre exemple de service client rodé s'évalue à la réactivité du serveur qui change sans redire nos verres de pinot grigio bouchonné. J'aurais toutefois apprécié qu'il nous indique de facto ce qu'il nous ramenait, un autre pinot grigio, certes, mais lequel. 

Au Portofino, la carte représente l'Italie vue d'ici, c'est-à-dire des mets quelque peu adaptés par rapport à la cuisine purement italienne. Veau, pâtes et pizzas s'avèrent les piliers d'une carte complète offerte midi et soir et vers laquelle nous nous tournons plutôt que le menu du jour. Nella a pris les calmars frits et j'ai choisi les croccantini al parmigiano ou, si préférez, les fondues au parmesan. Bien que j'aie un parti pris très positif pour ces fritures indémodables, l'idée de les imaginer serties de prosciutto pique ma curiosité. Est-ce des dés de prosciutto cotto ajoutés dans l'appareil de fromage? Le résultat livré est plus simple : une feuille de jambon italien s'enroule autour de chacun des deux carrés frits de pâte de fromage lisse et peu farineuse. Une passata - coulis de tomate - sert de trempette dans le coup. Une valeur sûre sinon que le prix (15 $) apparaît inflationniste compte tenu de la simplicité d'exécution. 

Bien qu'ils soient superbement tendres, les calmars souffrent d'un manque d'assaisonnement. Il aurait fallu les saler et s'assurer que l'huile était suffisamment chaude avant de les y plonger afin d'éviter l'arrière-goût d'huile. En contrepartie, la sauce à la tomate aillée (avec aussi de l'oignon vert) pour la trempette rectifie en grande partie la faute. 

Nos plats sélectionnés se distinguent par leur classicisme de bon aloi. Les escalopes de veau aux champignons et porto avancent une chair «battue» et mince qui défie toute possibilité d'être plus fondante. La sauce sort peu de la neutralité d'une demi-glace. Quant aux champignons de Paris, ils l'emportent sur les confrères «sauvages». Il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'une assiette généreuse complétée par des pâtes à la crème. Farcis de viande et cuits dans les règles de l'art, mes tortellinis alla Montanara sont nappés d'une sauce rosée veloutée et peu acide. Ici aussi le champignon de Paris supplante les autres types. Copieux et gourmand, ce plat de pâtes - malgré un prix élevé de 26 $ - décoche un grand sourire. 

=> AU MENU

Portofino Bistro italien (Vieux-Québec) , 54, rue Couillard, Québec. Tél. : 418 692-8888

  • Ouvert tous les jours
  • Cuisine italienne
  • Bouteille de vin à compter de 36 $
  • Menu midi de 13 $ à 21 $
  • Table d'hôte du soir de 32 $ à 42 $
  • Entrée de 6 $ à 20 $
  • Viande et poisson de 25 $ à 42 $
  • Pâtes de 14 $ à 35 $
  • Pizza de 16 $ à 29 $
  • Coût de l'addition pour deux avant taxes et service : 100,50 $ (incluant les entrées, les plats, un dessert partagé et les boissons chaudes
  • Stationnement dans la rue et service de valet

On aime : les tables moins serrées. Également un très bon service et le tiramisu à la texture fouettée d'un nuage de mascarpone.

On n'aime pas : la panure qui n'adhère pas aux calmars qui goûtent un peu l'huile.

Critique express

> Ai mangé...

... ma première palette de tire sur la neige à la cabane du Bois-de-Coulonge. En passant, les repas de cabane proposés par L'Affaire est ketchup (dans le bâtiment de ferme du parc) affichent déjà complets. Autre proposition sucrée, le brunch du temps des sucres du Laurie Raphaël, les samedis et dimanche jusqu'au 12 avril. 

> Ai pêché...

... au bassin Louise. Équipé d'un leurre vert fluo - un appât «mortel» -, notre voisin de trou a vidé le bassin! Généreux, il a distribué les poissons autour de lui. Notre truite saumonée a fini en papillote avec un peu de poivre et de sel. Bravo au Port de Québec pour l'initiative. S'il vous plaît, revenez-nous l'an prochain sans faire de ce site déjà magique un Disneyland de la pêche blanche.

> Ai bu...

... une Louis Gaborit, une bière forte (9 %) parfumée à l'érable de la Microbrasserie de l'île Orléans. Ma préférée reste la Suzanne Marceau, une ambrée légèrement fumée dans laquelle l'érable s'exprime avec finesse. 

 

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