Casa Calzone: volcans savoureux

Pour les enfants, c'est permis de dessiner sur... (e Soleil, Yan Doublet)

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Pour les enfants, c'est permis de dessiner sur les murs. Du moins chez Casa Calzone. Paraîtrait aussi que le maire Labeaume a sa griffe quelque part.

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Stéphanie Bois-Houde

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) C'était une institution de la Grande Allée depuis 1999, Casa Calzone. En juin, la pizzeria a déboulé de la colline parlementaire jusqu'au «quartier de l'avenir», celui de l'amphithéâtre. Si je me fie à l'affluence, disons que les clients ont suivi la vague!

Une calzone n'est ni plus ni moins un... (Photo Le Soleil, Yan Doublet) - image 1.0

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Une calzone n'est ni plus ni moins un chausson. Au lieu que les ingrédients de votre pizza soient étalés sur une croûte, ils forment une sorte de «magma» brûlant savoureux, car prisonniers d'une demi-lune de pâte suturée sur les bords.

Photo Le Soleil, Yan Doublet

Même que, selon notre serveur, des touristes s'aventurent jusqu'à eux. Des «admirateurs» étrangers - et locaux! - de leur calzone ont adressé des messages à même les murs. Oui, les enfants, c'est permis de dessiner sur les murs. Du moins chez Casa Calzone. Un mot en japonais. Un autre en allemand. Paraîtrait que le maire Labeaume a sa griffe quelque part. «Entre deux cadres.» J'ai d'ailleurs une petite pensée pour notre administration municipale : les parcomètres ne se sont pas rendus ici... Quand les Nordiques seront de retour, un jour (!), j'imagine qu'il en sera autrement.

De toute manière, nous sommes loin de la coupe. Parlons plutôt pizza. Pour ceux qui ignorent ce qu'est une calzone, il s'agit ni plus ni moins d'un chausson. Au lieu que les ingrédients de votre pizza soient étalés sur une croûte, ils forment une sorte de «magma» brûlant savoureux, car prisonniers d'une demi-lune de pâte suturée sur les bords.

À la carte, il y a des calzones classiques comme Le Florentin avec épinard et féta ainsi que des calzones signatures, dont L'Infarctus qui doit son intitulé coronarien à la réunion, dans une même pochette à 10 000 calories (minimum!), à de la sauce bolognaise, des saucisses, du pepperoni, du bacon, du jambon et des boulettes de viande. Un Tums avec ça? En passant, si vous voulez lire un roman sur le poids des excès de table, je vous recommande Big Brother de Lionel Shriver, l'auteure qui avait écrit le percutant Il faut parler de Kevin. Salades et pâtes complètent la liste des envies.

L'invitée systématiquement en retard - toujours une bonne excuse à la pièce - et moi y allons pour la pizza, sans préambule. Nos calzones finissent par se montrer au bout d'une longue attente de

45 minutes entre la prise de la commande et la réception du plat. C'est trop long le midi - même un vendredi - à moins d'avoir la vie devant soi. Le serveur s'excuse du retard.

Nos calzones volumineuses laissent présager des garnitures abondantes. Le dessus des coques de pâte fleure l'ail. En piquant ma Suisse, un filet de vapeur s'échappe. J'y enfonce ma fourchette à l'intérieur. Elle en ressort avec du jambon et des morceaux de portobello et de champignons de Paris émincés enrobés dans une coulée de fromage suisse fondu. C'est très bon même si la saveur fumée du jambon domine celle subtilement fruitée et de noix du suisse.

La copine Nel a pris la Tutto va bene - «tout va bien» dans sa langue maternelle. Sa pizza se gonfle d'un appareil de sauce tomate, de lardons, de portobello, de champignons de Paris et de fromages brie et suisse. Ici, les lardons prennent la place du jambon et le brie veloute un peu plus la lave fromagée. En toute honnêteté, la différence de goût entre ces deux calzones est mineure, sinon que la sienne est plus salée que la mienne en raison des lardons. D'ailleurs, au menu, plusieurs variétés finissent par se recouper. Néanmoins, ces chaussons rustiques obtiennent un capital de sympathie sans forcer en raison de la pâte à la fois moelleuse (au niveau du joint) et cassante sur le dessus.

Nous concluons sur un pouding chômeur - servi un peu trop chaud - et un brownie maison. Deux desserts gargantuesques et tout ce qu'il y a de plus doudou en bouche.

=> Au menu

Caza Calzone :1298, rue de la Pointe-aux-Lièvres, Québec, Tél. : 418 522-3000

  • Ouvert tous les jours: Pizzeria
  • Bouteille de vin à compter de  23 $
  • Menu midi à 14,95 $
  • En soirée, ajoutez 6 $ au prix d'un plat et obtenez une table d'hôte 
  • Entrée de 4 $ à 8 $ 
  • Calzone de 12 $ à 15 $
  • Calzone signature de 16 $ à 20 $
  • Pizza 10 po de 11 $ à 14 $
  • Pâtes de 13 $ à 14 $ 
  • Salade à 13 $
  • Pizza pour les enfants à 8 $
  • Coût de l'addition pour deux avant taxes et service : 41,50 $ (incluant les entrées et les desserts)
  • Stationnement : dans la rue

On aime : les desserts vraiment maison. Notre hit : le pouding chômeur. Oubliez «le niaisage» du partage. Une cuillère et un verre de lait. Vous n'avez qu'à éliminer les remords à la patinoire de la Pointe-aux-Lièvres (ouverture le 20 décembre) à proximité.

On n'aime pas : la lenteur du service. Il faudrait aussi régler le problème du courant d'air à l'ouverture de la porte. Les clients assis à la table se les gèlent. D'où la couverture prévue pour les frileux.

À noter : pâte à pizza et pâtes (alimentaires) sans gluten offertes contre un supplément de 2 $.

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