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Million Dollar Critic à Québec: malaise...

Le critique Giles Coren lors de son passage... (Image tirée de «Million Dollar Critic»)

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Le critique Giles Coren lors de son passage au restaurant L'Affaire est Ketchup.

Image tirée de «Million Dollar Critic»

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Stéphanie Bois-Houde

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Le critique britannique Giles Coren est venu «faire son show» à Québec avec son émission Million Dollar Critic. À la suite du visionnement, j'ai d'énormes réserves sur la méthodologie, le montage et ses commentaires souvent à la limite de l'insignifiance. La scène culinaire de Québec méritait mieux.

D'une part, le tournage de l'émission ne date pas d'hier. Pour preuve, le chef présenté à Panache, Julien Dumas, n'est plus en poste. Il a été remplacé officiellement par le chef Louis Pacquelin en août 2013. D'autre part, Panache est loin de servir de la cuisine dite «d'avant-garde» - un terme ici vide de sens. Quant au terme «fusion» pour définir l'offre à Québec, là, je décroche et sérieusement.

Mais ce qui m'a le plus énervée, c'est la séquence de western-spaghetti tourné à L'Affaire est Ketchup. J'ignore le contexte du tournage, mais j'avais l'impression d'assister à un «dîner de cons» où François Jobin et Olivier Lescelleur St-Cyr ont été piégés. Oui, les mecs picolaient derrière le bar - erreur majeure - et ne l'ont pas joué politique, mais il y a ici une forme de manipulation gênante. Le pire, ce sont les images d'une cuisine bordélique. Là, les gars, vous l'avez échappé! Et pas à peu près.

Après, le Monty Python de la critique s'est rendu à La Traite. S'il y a un produit qui ne laisse pas indifférent (à tous les niveaux), c'est bien le phoque. De dire qu'il goûte «la mort», c'est un peu rapide. En fait, sa chair goûte le foie, mais d'une manière plus profonde et ferreuse.

Quant à l'épisode de la palourde royale chez Hosaka-Ya Ramen (établissement que j'adore), elle avait des airs de déjà-vu. Le pénis bandé qui finit dans l'assiette en tranches minces est l'équivalent d'une bonne blague de mononcle Gérard un peu chaud à Noël. Néanmoins, Giles Coren s'est montré respectueux envers l'authentique cuisine nippone des frères Hosaka. Bravo pour eux!

À la fin de sa virée réductrice, le critique a finalement accordé «son vote» à Soupe & cie. C'est vrai que c'est bon, que l'accueil est super sympa et qu'il s'agit d'un produit de niche unique, mais est-ce vraiment LE resto de Québec?

Et s'il vous plaît, on en revient de l'association poutine, cuisine québécoise et ceinture fléchée!

Une critique à 1 million $ pour Soupe & cie

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