Défi kayak Montréal-Québec: épuisant Saint-Laurent

Concentrés dans l'effort, les kayakistes du Défi affrontaient... (Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte)

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Concentrés dans l'effort, les kayakistes du Défi affrontaient le vent de front.

Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

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Le fleuve en kayak

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Le fleuve en kayak

Le 13 août, quelque 140 intrépides se lancent dans une aventure unique: relier Montréal à Québec, sur le fleuve, en kayak! Notre chroniqueur plein air Jean-Sébastien Massicotte tentera de relever le défi, qui vise à amasser des fonds pour Jeunes musiciens du monde. Lisez ses reportages dans Le Soleil et lesoleil.com et suivez-le en direct au fil de la journée sur Instagram (#clicquebec) et Facebook (lesoleildequebec). »

Jean-Sébastien Massicotte

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Portneuf) Celui ou celle qui a dit que la vie est un long fleuve tranquille ne connaît ni le Saint-Laurent ni l'expérience qui attend les pagayeurs du Défi kayak Desgagnés Montréal-Québec.

Au réveil à Trois-Rivières, l'encadreur Jean-Louis Blouin avait l'image juste pour résumer l'état physique de bien des kayakistes. «Je viens d'avoir 45 ans... et je me suis demandé si ce n'est pas plutôt 55 ans que j'ai ce matin!» a rigolé le pagayeur d'expérience.

Il suffisait de poser le classique «comment va?» aux collègues qui émergeaient des tentes pour vite comprendre que cette deuxième présentation du Défi est particulièrement exigeante. L'usure liée aux kilomètres et aux longues heures sur l'eau était évidente.

L'instigateur de l'aventure au profit de Jeunes musiciens du monde, Mathieu Fortier, l'avait bien rappelé avec humour cette semaine. «Ça s'appelle le Défi kayak... ça ne s'appelle pas la Balade en kayak!» Mais de l'aveu même de Fortier, les conditions de chaleur des derniers jours ont rendu plus dure l'aventure.

Si bien que même de très bons kayakistes y ont laissé des plumes. Sérieusement déshydraté et souffrant d'une insolation, un membre des encadreurs en kayak a même dû laisser partir le groupe samedi matin pour plutôt se rendre à l'urgence pour y recevoir un soluté.

Croisé samedi en soirée, celui-ci avait retrouvé le sourire. Seule déception, malgré son désir de le faire : il ne pourra reprendre le voyage jusqu'à Québec par le fleuve.

Sur l'eau en direction de Portneuf, à presque 70 km de notre point de départ, la vigilance de l'organisation était donc à son comble, en particulier avec autant de pagayeurs novices en action sur l'eau. Tout au long de la journée, les communications VHF se sont multipliées; ajuster le rythme, resserrer le groupe, encourager ceux qui éprouvaient des difficultés...

Pendant ce temps, notre groupe se montrait particulièrement silencieux de grands moments. Concentrés dans l'effort, les kayakistes du Défi affrontaient le vent de front. Rien de trop sérieux, mais juste assez pour soulever des vagues et obliger la flottille à puiser davantage dans ses réserves.

Il fallait admirer le spectacle de tous ces pagayeurs en action, maintenant le rythme en silence vers la destination, en véritable mission. Pour se protéger du cuisant soleil, plusieurs avaient misé sur la couverture la plus complète possible. La tête enveloppée par leur col tubulaire aux couleurs du Défi, et bien souvent les mains avec des bandages trahissant de douloureuses ampoules; on pouvait pratiquement croire à des momies sur le Saint-Laurent.

Malgré toutes les précautions, un autre kayakiste a dû partir avant la fin de l'après-midi, lui aussi déshydraté et souffrant d'épuisement. Il faudra être vigilant dimanche en direction de Québec...

Les princesses comme motivation

Dans cette autre journée marathon, cette fois plus de dix heures, je dirais que c'était de mon côté un «jour sans». Malgré mes nombreuses années à pagayer et ma préparation en prévision du Défi, c'était certainement la première fois que je sentais que mes forces diminuaient à vue d'oeil.

Un peu avant la pause du midi à Batiscan, alors que mon rythme était au neutre, je carburais à l'idée de savoir que mes deux princesses de cinq et sept ans étaient sur le quai à m'attendre. Un plaisir de les retrouver qui méritait d'y mettre plus de vigueur.

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Des gens de tous les âges et de tous les horizons qui sont réunis par le même désir de découvrir le fleuve différemment et de se dépasser pour une bonne cause. 

Collaboration spéciale Jean-Sébastien massicotte

Dimanche, notre groupe reprendra le fleuve pour rentrer à bon port, à Québec. Des gens de tous les âges et de tous les horizons qui sont réunis par le même désir de découvrir le fleuve différemment et de se dépasser pour une bonne cause. 

Un dernier effort en direction de la baie de Beauport qu'ils feront pour la fierté de relever leur défi, aussi relevé soit-il. 

Venez donc les accueillir en fin d'après-midi pour saluer leurs efforts. 

Être attendu est toujours une bonne motivation, croyez-moi.

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