Défi kayak Montréal-Québec: le pari fou du musicien pagayeur

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Le fleuve en kayak

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Le fleuve en kayak

Le 13 août, quelque 140 intrépides se lancent dans une aventure unique: relier Montréal à Québec, sur le fleuve, en kayak! Notre chroniqueur plein air Jean-Sébastien Massicotte tentera de relever le défi, qui vise à amasser des fonds pour Jeunes musiciens du monde. Lisez ses reportages dans Le Soleil et lesoleil.com et suivez-le en direct au fil de la journée sur Instagram (#clicquebec) et Facebook (lesoleildequebec). »

(Québec) Le pari fou de Mathieu Fortier est gagné. Pagayer de Montréal à Québec - soit environ 265 km - pour faire une collecte de fonds pour Jeunes musiciens du monde, c'était son idée. Farfelu pour plusieurs au départ, le Défi kayak s'est conclu dimanche avec succès, alors que les quelque 140 kayakistes de mer participants sont rentrés à la Baie de Beauport après quatre jours intenses sur le fleuve Saint-Laurent.

Plus tôt dans la journée, Fortier commençait à peine à réaliser que c'était enfin dans la poche, après de très longs mois de travail et d'organisation. À Neuville à la pause du dîner, pendant qu'il avalait rapidement son bagel au poulet, il ne pouvait s'empêcher de rigoler en repensant à la réaction de plusieurs quand il a proposé son plan inédit pour amasser des fonds pour l'organisme qu'il dirige, et qui permet aux jeunes dans le besoin de se réaliser par l'apprentissage de la musique.

Une aventure de groupe qui était très claire dans la tête du grand blond aux commandes du Défi, mais qui était loin d'être sans risque. Fortier voulait un périple accessible au plus grand nombre de gens possible. Ce qui signifiait d'amener notamment en kayak sur le fleuve des pagayeurs avec peu d'expérience... et en très grand groupe. Du jamais-vu.

Puis, il y avait les distances quotidiennes à réaliser pour arriver à bon port en quatre jours, qui ajoutaient à la difficulté des organisateurs. Moi le premier, avec 18 ans de kayak de mer sous la pagaie, je doutais que l'aventure soit faisable avec autant de gens.

Mais Fortier a su convaincre et s'entourer de partenaires sérieux, qui ont embarqué dans sa folie avec un brio hors du commun. Notamment l'équipe de soutien qui s'assurait à chaque instant que l'on ne manque de rien.

Idem sur l'eau, où les membres de l'encadrement et de la sécurité, autant en bateau à moteur qu'en kayak, ont mené un ballet exemplaire avec une assurance qui ne laissait pas deviner qu'il s'agissait-là d'une première présentation. Chapeau!

Et que dire des participants, qui ont constamment démontré leur fierté à prendre part à cette aventure peu ordinaire. Ils avaient dû s'entraîner fort, amasser de l'argent pour la cause, puis gagner chaque kilomètre contre le fleuve, mais l'impression d'être privilégiés était largement partagée.

Frissons sous les ponts

Au final, c'est près de 235 km qui auront été réalisés en trois jours et demi. Seul le lac Saint-Pierre nous aura échappé vendredi.

Mais dimanche, ce petit «détail» était loin d'être une préoccupation au sein de notre flottille. L'idée de croiser le fil d'arrivée à Québec était tout ce qui comptait. Ça, et aussi de profiter de cette dernière journée sur l'eau tous ensemble.

Plutôt silencieux sous la brume du matin, les pagayeurs ont repris de la vigueur avec l'arrivée du soleil un peu avant Neuville. Des célébrations qui ont pris de l'élan par la suite, alors que plaisanciers, petits avions, hélicoptères et même... un drone sont venus nous rencontrer.

Sitôt en vue, les ponts Pierre-Laporte et de Québec ont servi de trame de fond et de source de motivation. Dans la marée baissante, le passage assez agité sous ceux-ci restera sûrement l'un des moments forts du Défi. Tout comme l'accueil bruyant des curieux, au quai des Cageux et au bassin Brown.

Dans un petit sursaut de fin de parcours, le Saint-Laurent nous a offert un fleuve turbulent pour la finale dans l'ombre du Château Frontenac et jusqu'à la Baie de Beauport. Sur place, les kayakistes du Défi ont retrouvé avec bonheur la terre ferme... et leurs proches qui tenaient à exprimer leur fierté.

Le défi... du Défi

Maintenant que ce tout premier Défi est terminé dans une réussite qui semble unanime, Mathieu Fortier aura la lourde tâche de répéter l'exploit. Alors que le Groupe Desgagnés a signé une entente qui assure trois présentations (2015, 2016 et 2017), le musicien-pagayeur devra savoir renouveler le Défi sans perdre le côté convivial et bon enfant de l'aventure qu'il a su mettre en place.

Déjà, certains kayakistes à peine sortis de l'eau évoquaient leur désir de revenir l'an prochain, tandis que de futurs participants manifestent à l'avance leur intérêt. Avis aux intéressés du coin, Portneuf annonce son désir de soutenir une équipe locale de pagayeurs...

Mais dans l'immédiat, Mathieu Fortier ne pense pas à ce qui l'attend pour la suite des choses. Il planifie plutôt des vacances bien méritées. Un voyage en kayak, évidemment. «Je pense partir seul, je suis tanné de voir du monde!» a lancé en rigolant fort le grand patron du Défi, pendant qu'il pagayait, bien entouré d'une bonne centaine de nouveaux partenaires d'aventure.

***

Au programme aujourd'hui : dormir et soigner mes mains!

Info : defikayak.org

Pour cette aventure, le fabricant de vêtements et d'accessoires nautiques Kokatat habillait sur l'eau Jean-Sébastien. Côté kayak de mer, c'est la Boutique Boréal Design qui fournissait l'embarcation.

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