Défi kayak Montréal-Québec: pagayer en surnombre

Les kayakistes ont pris la mer dans le... (La Presse, François Roy)

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Les kayakistes ont pris la mer dans le Vieux-Port de Montréal.

La Presse, François Roy

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Le fleuve en kayak

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Le fleuve en kayak

Le 13 août, quelque 140 intrépides se lancent dans une aventure unique: relier Montréal à Québec, sur le fleuve, en kayak! Notre chroniqueur plein air Jean-Sébastien Massicotte tentera de relever le défi, qui vise à amasser des fonds pour Jeunes musiciens du monde. Lisez ses reportages dans Le Soleil et lesoleil.com et suivez-le en direct au fil de la journée sur Instagram (#clicquebec) et Facebook (lesoleildequebec). »

(Québec) Individuellement, peu de pagayeurs auraient probablement complété jeudi la distance entre le Vieux-Port de Montréal et la marina de Sorel-Tracy. Sauf que sous l'impulsion de l'imposant groupe, les quelque 76 kilomètres navigués jeudi - une bonne dizaine de plus qu'au programme - auront été possibles. Une chose que peu auraient certainement cru pensable au départ.

À destination, il était évident que personne n'avait trouvé la journée facile, malgré de superbes conditions de navigation. Mais la fierté d'avoir rejoint le fil d'arrivée de cette première étape vers Québec était évidente sur les visages des quelque 140 kayakistes, autant chez ceux qui font la distance complète que ceux qui réalisent le Défi à relais.

Le plaisir de participer à cette aventure unique était flagrant. C'est là toute la beauté de ce périple entre Montréal et Québec. Une rare possibilité de pagayer en compagnie de plus d'une centaine d'autres kayakistes. Une chance que plusieurs soulignaient à gros traits durant la journée.

Une flottille impressionnante qui carbure à l'énergie des rencontres sur l'eau. Car au fil des kilomètres, les conversations se multiplient. Les encouragements fusent. Et les kilomètres passent.

Chaque participant a son histoire, sa raison d'être de la randonnée caritative au bénéfice de l'organisme Jeunes musiciens du monde. Pour certains, c'est une occasion de se remettre en forme. Pour d'autres, c'est pour le simple plaisir de pousser plus loin l'apprentissage du kayak, tout en découvrant ce côté rarement observé du fleuve Saint-Laurent.

Pour les organisateurs, c'est surtout un véritable défi logistique de chaque instant. Réussir à coordonner autant de gens sur l'eau en même temps en sécurité, tout en fournissant l'encadrement au sol nécessaire, est digne d'un numéro de haute voltige.

Durant la première moitié de la journée, alors que le Défi kayak se mettait en branle pour la toute première journée de son histoire, les leaders sur l'eau et l'équipe de sécurité nautique en bateaux à moteur étaient en constante conversation sur les radios VHF.

Prendre une direction vers telle ou telle bouée. Faire attention au contre-courant au détour d'une pointe. Ralentir. Accélérer...

Des ajustements qui ont finalement mené à un après-midi plus groupé alors que tous les participants trouvaient leurs repères dans ce grand ballet fluvial.

Oui, quelques-uns ont dû quitter l'aventure prématurément en cours de journée. Problèmes techniques, maux divers. Sauf que grâce au service de transport et à l'encadrement mis en place, ils pourront s'ils le désirent poursuivre dès demain. Gageons qu'ils ne seront pas durs à convaincre, à voir la bonne ambiance qui règne sur l'eau.

Encouragements éloignés

S'il s'inspire du Grand Défi Pierre Lavoie, le Défi kayak possède cette particularité que pour les participants, le public est plutôt absent. Ou plutôt lointain! Pas de village traversé par la rue principale où s'entassent les curieux ni de gens qui s'arrêtent sur le bord du chemin pour klaxonner.

Reste tout de même que le mot a visiblement circulé, et au fil de la journée, des riverains sortaient au bout de leur terrain pour venir saluer l'étonnante flottille colorée qui passait sous leur nez. En bateaux, des plaisanciers venaient nous saluer. Aux arrêts, les curieux étaient au rendez-vous. Des encouragements qui font chaud au coeur!

Et toute l'énergie possible sera encore nécessaire aujourd'hui, alors que l'étape la plus redoutée est au programme. Une journée d'environ 65 kilomètres - normalement! - qui s'annonce «à bras», tandis que l'aide des courants se fera peu sentir et que le vaste lac Saint-Pierre sera à affronter. Une imposante masse d'eau d'une quarantaine de kilomètres qui pourrait faire problème si les vents nous sont contraires.

Mais bon, notre groupe trouvera bien le moyen de parvenir à destination quoi que dame Nature en pense.

La force du nombre d'un grand soutien pour... (Photo collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte) - image 2.0

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La force du nombre d'un grand soutien pour motiver les pagayeurs à franchir les premiers 76 kilomètres. 

Photo collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

=> Au programme aujourd'hui

Pour cette aventure, le fabricant de vêtements et d'accessoires nautiques Kokatat habille sur l'eau Jean-Sébastien. La Boutique Boréal Design fournit le kayak de mer.

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