Parc national de la Jacques-Cartier: l'hiver livré sur un plateau

Dans son décor d'hiver, la vallée du parc... (Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte)

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Dans son décor d'hiver, la vallée du parc national de la Jacques-Cartier révèle un nouveau visage qu'il est possible de découvrir encore plus aisément que par le passé.

Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

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(Québec) Visiblement, l'équipe du parc national de la Jacques-Cartier est bien décidée à vous offrir l'hiver sur un plateau. Accessible pour une deuxième année durant la saison froide à partir de son Centre de découverte et de services (CDS), l'espace nature situé au nord de Québec rend son territoire encore plus facile à parcourir cet hiver.

Car si l'accès direct au CDS à partir de l'entrée du parc sauve déjà aux visiteurs un bon 10 km d'approche avant de rejoindre le coeur de la vallée, un nouveau service de navette cet hiver fait fondre davantage les distances.

À bord du Loup Express, une balade d'une vingtaine de minutes en fourgonnette à chenilles (25 $/adulte et 12,50 $/enfant) vous pouvez désormais économiser une autre douzaine de kilomètres d'efforts (aller-retour), le long de la rivière Jacques-Cartier. Un trajet qui rend la sortie en raquette sur le populaire sentier des Loups beaucoup plus raisonnable.

Un «raccourci» hivernal parfait pour redécouvrir sous la neige les jolis paysages qu'offrent les plateaux des Laurentides. Un territoire rarement exploré l'hiver, étant donné qu'il fallait auparavant s'attaquer à une randonnée pratiquement digne d'un marathon pour en profiter. De quoi refroidir les ardeurs de plus d'un!

Déjà apprécié le reste de l'année pour ses points de vue uniques sur la vallée de la Jacques-Cartier, le sentier des Loups prend ainsi une toute nouvelle allure. Les paysages sont renouvelés avec le feuillage envolé, tandis que le manteau blanc au sol fait contraste et accentue le relief.

Graduel, le dénivelé de 447 mètres s'avale assez bien à l'aller, le long des quelque cinq kilomètres de la montée vers le bout du sentier. Une difficulté en raquettes qui se compare à celle de l'été. Avantage, la neige fait disparaître les obstacles et facilite ainsi la progression.

Évidemment, au lendemain d'une tempête, il faudra produire un effort supplémentaire pour faire la trace. Mais de façon générale, le sentier a été suffisamment fréquenté jusqu'ici pour présenter une surface durcie sur laquelle les raquettes techniques - un must ici - accrochent bien sans s'enfoncer.

Terre d'aventures

Que vous décidiez d'utiliser ou non le service de l'express pour explorer le parc, les possibilités ne manquent pas. Encore plus depuis la récente ouverture par la SEPAQ de l'arrière-pays pour y faire des expéditions.

Une occasion nouvelle de sortir des sentiers battus - selon certaines conditions et après autorisation par les responsables du parc -, mise de l'avant cet automne à travers le réseau. Au moment de ma visite dans la Jacques-Cartier, Mathieu Brunet, le directeur du parc national, venait d'autoriser un premier aventurier à prendre la clé des champs. Un défi en solo d'une grosse semaine, en camping d'hiver sur le plateau laurentien, au coeur de janvier! De quoi être impressionné.

La neige se fait désirer pour le ski d'aventure

Les skis et les peaux de phoques étaient dans la voiture, prêts à passer à l'action. Avec le début d'hiver que nous avions connu, je croyais bien que ce serait possible, à mon récent passage au parc national de la Jacques-Cartier, de pouvoir enfin découvrir le tout nouveau territoire hors piste destiné au ski de haute route, au télémark, à la planche à neige et à la raquette. Finalement, le temps doux de la première moitié de janvier a bousillé les plans.

C'est qu'avant tout, il doit y avoir au moins un mètre de neige au sol pour que l'utilisation du secteur, situé à proximité du Centre de découverte et de services, puisse se faire sans risque pour la végétation. Sans compter que comme le terrain n'est aucunement nettoyé, il faut laisser la neige habiller les pentes. Une façon de faire qui est d'autant plus importante que l'ouverture de ce versant de 300 m de dénivelé sur 1 km carré, balisé mais non patrouillé, est un projet-pilote de deux ans. Divers critères sont donc à l'étude, dont l'impact de l'activité humaine sur la faune et la flore.

Cela dit, il ne faut pas douter de l'intérêt de Mathieu Brunet, le directeur du parc national, à promouvoir les activités de glisse. Ancien membre de l'Équipe du Québec de télémark, le directeur s'enthousiasme à l'idée de créer cette nouvelle destination d'aventure.

Et si le projet-pilote s'avère concluant, il pourrait même faire boule de neige. Le potentiel serait là. «Il suffit de regarder les cartes topo...» glisse Brunet sans en dire plus.

Potentiel pour s'éclater

À ma visite, il a été exceptionnellement possible d'arpenter en raquettes une partie du secteur hors piste, en compagnie de Brunet. Couvert d'à peine une cinquantaine de centimètres de neige, le terrain pour experts paraissait évidemment encombré de petits arbres et autres «fouets». Une végétation qui devrait cependant disparaître sous la poudreuse.

De belles lignes seront assurément à prendre, mais en date de mardi, il manquait toujours au moins une vingtaine de centimètres de neige pour atteindre le minimum requis. Patience, patience!

Info : www.sepaq.com/pq/jac

Pour cette aventure, Le Soleil était l'invité de la SEPAQ.

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