Balade au-dessus des flots en surf à pagaie

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Comme il habite tout près, Lewis Lévesque a... (Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte)

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Comme il habite tout près, Lewis Lévesque a fait du lac Delage son plan d'eau de prédilection pour s'amuser et parfaire sa technique en planche à rame.

Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

Jean-Sébastien Massicotte
Le Soleil

(Québec) Les planches n'étaient pas encore descendues du toit du camion que déjà il planait une ambiance cool aux abords du lac Delage. Lunettes de soleil sur le nez, les pieds nus et avec ses board shorts, Lewis Lévesque donnait vraiment un petit air de «Hawaii P.Q.» à cette sortie d'initiation au surf à pagaie.

L'invitation remontait à l'hiver dernier. Croisé par hasard dans le stationnement d'une boutique d'équipements de plein air de Québec, le représentant pour des lignes sportives était plus qu'emballé quand il m'a fait part de sa plus récente passion, la planche à rame (stand up paddle, ou SUP). «J'ai quelque chose à te faire essayer. Tu vas aimer ça!»

«Ça», c'est un croisement entre le surf et le kayak. Ni plus ni moins qu'une grosse planche de surf quelque peu modifiée que l'on propulse debout à l'aide d'une longue pagaie. Un sport dont le terrain de jeu très varié s'étend des lacs calmes aux remous tumultueux des rivières ou de l'océan.

Lewis Lévesque s'y est mis il y a trois étés. Un tel plaisir sur l'eau qu'il a considéré pendant un moment se trouver un manufacturier pour lequel il pourrait faire la distribution de planches. Un projet en suspens cependant, alors que le marché s'ajuste encore à l'effervescence de cette nouvelle activité.

S'il aime se mesurer à l'océan - il a notamment suivi des leçons avec un professionnel à San Diego -, Lewis Lévesque a fait du lac Delage, à quelques pas de chez lui, son petit paradis pour développer sa technique. Du plan d'eau situé à une vingtaine de minutes au nord de Québec, il peut enchaîner vers les Marais du Nord et ultimement vers le lac Saint-Charles.

La sensation sur l'eau est étrange. Comme glisser debout sur un tapis roulant. Notamment grâce à ses dimensions de 12' 6" par 30" de large, la planche empruntée ne me donnait pas l'impression d'être sur un billot. Mais quand même, il faut un moment pour s'adapter à la gîte de l'embarcation - car c'en est bien une, selon la Garde côtière, qui vous oblige d'ailleurs à avoir en votre possession un vêtement de flottaison.

Au bout de quelques minutes, je me suis retrouvé au milieu du lac. Un réel vertige. Mais quelle sensation unique de dominer les flots sur ses pieds! Un peu comme en canot, la planche se dirige assez facilement. Ce qui frappe d'abord, c'est à quel point l'ensemble du corps travaille. Les muscles stabilisateurs sont en particulier sollicités. On comprend vite pourquoi certains ont eu la brillante idée de jumeler l'activité à des entraînements sur l'eau, ou encore à des séances de yoga.

Reste que la planche à rame se destine à pratiquement tout le monde. Suffit de choisir l'environnement dans lequel on veut évoluer pour y trouver son compte. Les plus sportifs affronteront l'eau vive ou les marées, tandis que même un enfant pourra s'amuser sur un lac tranquille, seul ou encore comme passager avec un adulte. Et à l'image du kayak, le comportement de l'embarcation sera dicté par ses caractéristiques. Longueur, largeur et forme auront une influence directe sur la manoeuvrabilité, la stabilité et la vitesse de la planche.

Pour ma toute première sortie, Lewis m'a ménagé. Si la planche à rame peut vite devenir cardio quand l'effort est soutenu ou lorsqu'il vente, le rythme était plutôt contemplatif pour cette initiation d'environ six kilomètres. Une approche qui convient très bien au SUP et qui explique certainement en partie sa popularité. J'avais réellement l'impression de «prendre une marche» sur l'eau, tout en discutant confortablement.

Puis, le point de vue surélevé est imprenable. Il permet de profiter du panorama de manière unique. La faune se laisse approcher sans méfiance. Le discret glissement de la planche sur l'eau nous rend pratiquement imperceptibles. Sur le lac Delage, les huards sortaient de l'eau à proximité, tandis que dans le Marais du Nord, un chevreuil a poursuivi sa promenade sans paraître inquiété de notre passage.

Sans compter qu'avec ses lunettes polarisées, mon guide ne cessait de m'indiquer les brochets et autres poissons qui passaient sous nos pieds! Ce n'étaient pas les requins du Pacifique... mais bon, c'était certainement mieux ainsi!

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