M. Lavoie roulait sur la route qui sépare le village de Kamouraska à celui de Saint-Pascal quand il a repéré ce qu'il pensait être son premier harfang de l'hiver. Mais plus il s'approchait de l'oiseau, moins ça ressemblait à un harfang.
Quand il l'a eu bien en vue, il a plutôt identifié un faucon gerfaut, un rapace qu'il n'a jamais observé dans son coin de pays. Et il semble bien que l'oiseau s'est fait collaborateur puisque M. Lavoie en a réussi quelques bons clichés.
Le faucon gerfaut est un oiseau qui n'est pas toujours facile à identifier puisqu'il existe dans une variation de couleur impressionnante. Ses plumes vont parfois du presque blanc jusqu'au presque noir. Celui de M. Lavoie a le dos tacheté de noir et la poitrine blanche, donc, de loin, il peut ressembler à un harfang.
Dans l'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional, les auteurs Derin Henderson et David M. Bird racontent que dans la baie d'Ungava, on a retrouvé un nid avec trois jeunes complètement différents. Il y en avait un blanc, un gris et un brun foncé.
Si on compare le gerfaut à ses cousins, il est nettement supérieur en taille et particulièrement la femelle, qui est jusqu'à 40 % plus grosse que le mâle. Un faucon gerfaut femelle peut atteindre une longueur de 63 cm et une envergure d'ailes de 135 cm. Le poids de la femelle frise souvent les deux kilos.
Un faucon émerillon femelle ne fait que 33 cm de longueur et a une envergure d'ailes de 67 cm. Quant au faucon pèlerin, il se situe à mi-chemin entre l'émerillon et le gerfaut. Sa longueur peut atteindre 54 cm et son envergure d'ailes ne dépassera pas 116 cm.
L'endroit où le faucon gerfaut vit est le Nord-du-Québec, mais en hiver, probablement pour des questions de nourriture, il y a des individus qui font des incursions au sud. C'est un peu comme les harfangs des neiges.
Des visiteurs rares
Claire, la compagne de mon ex-confrère de travail Réjean Lacombe, a réussi à photographier sous ses mangeoires à Neufchâtel un tohi à flancs roux, un oiseau plutôt occasionnel sous nos cieux. Ce petit oiseau compte dans sa famille quatre cousins, le tohi tacheté, le tohi à queue verte, le tohi des canyons et le tohi olive, toutes des espèces qui vivent plus au sud.
Paul Hains qui habite Grondines depuis 1999 observe plus d'une quarantaine d'espèces d'oiseaux qui fréquentent ses mangeoires ou qui visitent sa propriété. Pour la première fois cet automne, un grand pic lui rendait visite. Il y a quelques années, c'était un bruant noir et blanc.
Depuis quelques années, tous les mois de décembre lui arrive un cardinal mâle qui passe les Fêtes chez lui. L'été, il l'aperçoit rarement, mais il entend son chant régulièrement.
En décembre, un autre visiteur inattendu s'est présenté chez M. Hains : un chardonneret élégant. Il s'est empressé de le photographier à travers sa fenêtre.
Selon lui, la présence de cet inhabituel a un peu perturbé son cardinal, légèrement nerveux.
Le 21 janvier, à 19h30, le Club des ornithologues de Québec invite ses membres et la population en général à assister à la conférence De Montmagny à l'île Bylot : migrer avec les oies. Cette causerie sera prononcée par Marie-Claude Martin, une technicienne en écologie appliquée à l'emploi de l'Université Laval, qui a fait deux séjours dans cette île de l'Arctique où les grandes oies des neiges se reproduisent chaque printemps. Ce territoire tout en haut du pays est aussi un vaste laboratoire consacré à l'étude de la vie nordique.
Dans sa conférence appuyée d'un montage photographique et vidéo, Mme Martin vous fera vivre la migration des oies à partir de la ville où elle est née, Montmagny, jusqu'à l'île Bylot.
La conférence a lieu au Domaine Maizerets, 2000, boul. Montmorency, à Québec. Si vous êtes membres, il vous en coûtera 3 $. Pour le public en général, l'entrée est de 5 $. Les enfants de moins de 12 ans sont admis gratuitement.