Et c'est d'ailleurs en compagnie de sa clientèle masculine que le créateur Philippe Dubuc et le propriétaire de la boutique, Jean-Daniel Lapierre, ont célébré dernièrement ce deuxième anniversaire.
«La réponse a dépassé nos attentes. On savait qu'il y avait plusieurs fans de la griffe à Québec, mais la boutique est aussi devenue une destination pour plusieurs touristes de l'est du Québec et même des États-Unis», a confié le designer.
Pourtant, les non-initiés à la griffe minimaliste peuvent rester perplexes et intimidés devant la façade un peu austère de la boutique. «Au contraire, les gens sont curieux et entrent pour voir notre univers», rétorque le jeune propriétaire Jean-Daniel, qui a fait ses classes au sein de l'équipe Dubuc avant d'ouvrir la boutique de Québec. «On offre un produit moderne et différent, mais surtout une expérience de vente.»
L'été sur fond noir
Principalement noire avec des pièces gris pâle et charbon, la collection estivale 2012 Dubuc est plutôt un tableau en évolution, précise le créateur. «J'essaie de créer des vêtements distincts qui ne se démodent pas.» Pour cela, il s'inspire de thèmes variés, comme l'architecture ou encore la nature, comme c'est le cas pour sa plus récente mouture. Mais oubliez le végétal et le floral: la nature signée Dubuc est davantage faite de matières minérales semblables aux rochers et d'éléments inertes. «Ce sont les textiles qui m'ont inspiré. On dirait du béton, du granite et des troncs d'arbres», poursuit-il.
Des classiques renouvelés
L'une des caractéristiques de la griffe québécoise est de déconstruire les classiques masculins et d'en proposer de nouvelles versions. C'est le cas notamment du veston effet béton (580$), qui devient branché et urbain ou encore de la queue-de-pie détachable (595$) qui séduit la jeune clientèle. Parce que Dubuc attire une clientèle de tout âge. «Les jeunes hommes viennent ici pour dénicher un veston particulier pour leur bal de finissants, renchérit M. Lapierre. Comme ce veston de coton lavé et surteint qui a un côté rockeur.»
Et, comme il semble avoir le vent dans les voiles, Philippe Dubuc réfléchit même à remonter sur le podium de la Semaine de mode de Montréal, qui sera déménagée dans le complexe artistique L'Arsenal à l'automne. «Comme d'autres créateurs, on souhaite porter un regard neuf sur la mode masculine et on veut montrer notre vision aux gens de l'industrie», conclut-il.