À l'emploi de Clarins depuis 36 ans, Lionel de Benetti a gravi les échelons pendant que son entreprise, et toute l'industrie de la beauté en fait, était en évolution. Aujourd'hui, il dirige les laboratoires où sont concoctées les potions pour le visage et pour tout le corps, estampillées d'un nom connu de toutes les femmes.
«J'ai passé par toutes les étapes de développement de la recherche, de l'époque des tests sur les animaux qui étaient pratiqués par toutes les compagnies à une réglementation très sévère aujourd'hui qui vise à divulguer plus d'informations aux consommateurs», lance-t-il d'emblée.
Toujours passionné par son métier et par les femmes (c'est lui qui l'affirme!), le président porte quotidiennement le sarrau et manipule encore les flacons, se moquant en quelque sorte de son titre.
«Je m'emmerde avec la paperasse. Ce qui m'allume, c'est d'innover et de créer des produits pour les femmes», poursuit celui qui a 20 brevets à son actif. Et pour les hommes, puisque Clarins a considérablement augmenté sa part de marché auprès de cette clientèle dans les dernières années, de renchérir la relationniste à ses côtés.
«Aujourd'hui, l'évolution se fait à grande vitesse. Les méthodes d'analyse à partir de cellules souches sont plus fines et permettent des résultats rapides et détaillés. Ça permet de découvrir de nouveaux actifs et, en bout de ligne, de commercialiser plus de nouveaux produits, peu importe la marque», constate-t-il.
N'empêche, il montre du doigt les médias qui ont «diabolisé» les ingrédients synthétiques au fil des ans, comme les parabènes.
«Parce que plus personne n'en voulait, on a remplacé les parabènes par des substituts dont on ne connaît pas réellement les effets à très long terme. Selon moi, les parabènes contenus dans les produits cosmétiques étaient si peu concentrés qu'ils étaient inoffensifs pour l'humain», soutient-il.
Synthétique ou biologique
Il n'est pas non plus un adepte du mouvement biologique. «Le problème avec les ingrédients biologiques est qu'on n'obtient pas un produit aussi agréable au toucher et à l'odorat et aussi stable qu'un produit régulier. J'aime manipuler les ingrédients naturels, mais s'ils ne répondent pas à mes besoins pour la fabrication d'un produit, je vais les remplacer par du synthétique», admet-il.
N'empêche, Clarins utilise environ 200 plantes et plus de 1000 matières naturelles dans la confection de ses produits. Et son groupe détient la marque certifiée biologique Kibio, qui gagne en popularité.
«Les dernières avancées de la recherche nous ont permis de pousser les études sur certaines plantes et de mieux connaître leurs propriétés. Elles sont au coeur de notre développement.»
Le retour des produits icônes
Comme d'autres maisons de beauté, Clarins doit son succès à quelques produits vedettes qui ont séduit plusieurs générations de femmes. C'est le cas notamment des huiles pour le corps et le visage de Clarins qui ont fait leur apparition dans les années 60. Entièrement naturelles, ces huiles s'inscrivent dans la demande actuelle pour les soins simples et efficaces.
D'autres produits ont également subi une cure de jeunesse, comme le double sérum antipollution qui en est à sa troisième génération et la crème Multi-Régénérante qui vient d'être améliorée pour la quatrième fois depuis ses débuts en 1978.
«Ces produits sont des formules éprouvées qui ont traversé le temps, mais notre objectif est que l'expérience soit toujours plus satisfaisante», conclut-il.
Cure de jeunesse pour la crème Multi-Régénérante
Succès commercial de Clarins, la crème Multi-Régénérante a modelé le visage de millions de femmes depuis son premier lancement en 1978. Un pot de crème serait vendu toutes les huit secondes, selon la compagnie.
Pour sa quatrième génération, Lionel de Benetti et son équipe ont changé quelque peu la recette. Améliorée de nouveaux actifs cosmétiques, cette crème antiâge destinée aux femmes de 40 ans assure la protection des cellules immunitaires et optimise la régénération de la peau. Les traits sont liftés, les rides lissées et le contour du visage raffermi.
En vente dès le 1er février dans les comptoirs Clarins, 85 $ (crème de jour) et 88 $ (crème de nuit) pour 50 ml.