Defiance, LE documentaire à voir cette semaine

Defiance raconte l'histoire du club de soccer FC... (Image tirée de Vimeo)

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Defiance raconte l'histoire du club de soccer FC Start de Kiev.

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Matthieu Dugal
Matthieu Dugal, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) Alors qu'une fraction non négligeable du monde du sport professionnel s'enfonce un peu plus chaque jour dans des abîmes de vénalité, de recherche de performances médicalisées, de violence et d'individualisme obtus, on oublierait presque que ce fut naguère un lieu où le mot courage n'était pas galvaudé.

Un documentaire récemment mis en ligne par ESPN et qui commémore un hallucinant anniversaire, celui du «Match de la mort», le prouve hors de tout doute raisonnable. C'est pas compliqué, Réjean Tremblay aurait imaginé ça pour une série, et on lui aurait demandé d'ajuster sa médication.

Alors que les millionnaires hockeyeurs sont en train de redécouvrir les vertus de Das Kapital, voici donc la fascinante histoire de Defiance. Un exemple de droiture qui se déroule en 1942, à Kiev, ville à l'époque récemment occupée par les troupes nazies après un siège sanglant. Kiev, où eut lieu à cette époque le massacre de Babi-Yar, boucherie où les Allemands tuèrent par balle près de 40 000 personnes en deux jours. On raconte qu'on y lançait même les enfants vivants sur les cadavres de leurs parents dans les fosses communes pour ensuite les enterrer...

C'est dans ce contexte qu'évoluent les joueurs d'une équipe qui est un peu pour les Ukrainiens l'équivalent du Canadien de Montréal : le Dynamo de Kiev. Une équipe disparue avec la guerre et dont les joueurs ont retrouvé péniblement du travail dans d'autres domaines. Mais voilà, les nazis voulant redonner aux Ukrainiens un semblant de vie normale, on décide de présenter du foot à la population. On constitue donc des équipes «locales» qui se battront contre des équipes venant des troupes de l'envahisseur.

L'une d'entre elles, le FC Start, est notamment constituée d'anciens joueurs du Dynamo.

Le combat est inégal : aux troupes bien nourries et bien entraînées, on oppose des joueurs ukrainiens exténués, malades, des joueurs dont certains travaillent de nuit dans des boulangeries. Mais l'incroyable se produit. Parmi toutes ces équipes, le FC Start s'accroche, se bat âprement semaine après semaine, remportant victoire sur victoire. La population de Kiev en vient peu à peu à considérer les matchs FC Start/nazis comme un haut lieu de résistance. Au terme de l'été 1942, c'est l'apothéose : David remporte une fiche parfaite contre Goliath en l'humiliant au surplus au chapitre des buts 47 à 8.

Les nazis, touchés dans leur orgueil, organisent alors un ultime match où ils lanceront sur le terrain une équipe étoile constituée des meilleurs éléments de toutes leurs divisions.

Juste avant ce match décisif, attendu comme une finale de Coupe Stanley en plein milieu de l'horreur, un officier allemand entre dans le vestiaire ukrainien et suggère fortement aux joueurs de laisser l'équipe aryenne gagner, faute de quoi ils pourraient encourir quelques fâcheuses «conséquences».

Que pensez-vous que ces joueurs, face à un Adolf Hitler alors au faîte de sa puissance, décidèrent?

Le reste, mes amis, appartient à l'histoire. Et c'est pourquoi vous devez regarder ce documentaire.

Ah oui, dernière chose : à la fin du lock-out, Scott Gomez recevra de nouveau 144 000 $ toutes les deux semaines.

http://bit.ly/K5Aznp

La musique qui ne s'arrête jamais

Lorsque les États-Unis d'Amérique envahirent le Panamá en 1989 pour sauver une fois de plus la démocratie, leur allié de longue date devenu gênant, le général-président Manuel Noriega, se réfugia dans l'ambassade du Vatican. Pour le faire sortir, des spécialistes de la guerre psychologique installèrent aux portes de la résidence du pauvre nonce apostolique un système de son digne des plaines d'Abraham pour assourdir Noriega de musique de plaines d'Abraham : du rock des années 80. La tactique fonctionna, Noriega se rendit, et la démocratie fut sauvée.

Grâce à une invention créée la fin de semaine dernière lors d'un rendez-vous de nerds au Massachusetts Institute of Technology, ces tactiques d'un autre âge apparaissent désormais dérisoires. Bienvenue dans le monde de l'«Infinite Jukebox», ou le supplice de la goutte musicale.

Sous des allures d'application branchée, Infinite Jukebox est un monstre. Sa recette? Prendre n'importe quelle musique et s'arranger pour qu'elle n'arrête jamais.

Comment? Ce programme à l'interface soignée «digère» littéralement les fichiers musicaux pour en extraire les structures rythmiques.

À partir de n'importe quel MP3, Infinite Jukebox crée donc un graphique en forme de roue sur lequel apparaît ce qui constitue le «squelette» rythmique de votre pièce. Jusqu'ici tout va bien. C'est même beau.

Au moment où vous appuyez sur Play, l'application «lit» votre sélection de manière aléatoire, en mettant bout à bout les rythmes qui correspondent.

Le résultat est un genre de remix à la fois fascinant et affolant où l'on reconnaît clairement la pièce, mais déconstruite, jouée par un D.J. fou qui serait capable de reconstruire une chanson mesure par mesure, et ce, à l'infini.

Maintenant, imaginez-vous attaché dans une pièce avec Infinite Jukebox qui vous «joue» du Mika.

http://bit.ly/VUvEPh

http://bit.ly/UIRJLl

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