Thespace.org est un fabuleux portail artistique (le mot n'est pas trop fort) qui se décline depuis six mois à la télévision, mais aussi sur les ordinateurs, téléphones de nouvelle génération et tablettes. Le projet mis sur pied par le Conseil des arts britannique et la BBC met à contribution un nombre impressionnant d'organisations culturelles (en danse, littérature, cinéma, musique, arts visuels et technologiques, festivals, théâtre) qui veulent rejoindre une nouvelle clientèle grâce à du contenu gratuit de haute qualité. Dans certains cas, ces organismes créent littéralement un «objet Web» qui exploite les capacités des nouvelles technologies dans un but de diffusion artistique.
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Au coeur d'un orchestre symphonique
L'orchestre Philharmonia, par exemple, vous propose littéralement de vous transformer en petit oiseau durant une prestation de l'oeuvre Les planètes, de Gustav Holst, dirigée par le grand chef Esa Pekka-Salonen. À l'aide d'une interface simple, vous pouvez décider de vous placer à côté des violons, ou encore des vents pendant une exécution de l'oeuvre filmée à plusieurs caméras. Selon les plans que vous choisissez, vous vous «déplacez» vraiment à l'intérieur de l'orchestre et vous entendez donc plus distinctement la section que vous regardez. Des dizaines de «lectures» de l'oeuvre sont donc possibles. Ingénieux et ludique.
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La collection de disques de John Peel au bout des doigts
Chez les amateurs de musique populaire, le nom de John Peel évoque un genre d'idéal. Le prototype du journaliste-D.J. au flair aussi éclectique qu'infaillible. Quelqu'un qui aura notamment joué un rôle déterminant dans la carrière d'artistes aussi divers que The Smiths ou encore David Bowie durant son long passage à la BBC. Ses désormais historiques Peel Sessions ont fait découvrir des centaines d'artistes à un large public. Eh bien, sachez que l'amateur de musique a maintenant accès à une grande partie de la discothèque de 25 000 vinyles, de 40 000 simples et de milliers de disques compacts par une interface ultrasimple qui permet de carrément fouiller chez lui. Des heures de grandes et belles découvertes.
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Le premier film de Ridley Scott en ligne
Le British Film Institute de son côté propose une flopée de documentaires et de fictions qui retracent un parcours fascinant du cinéma britannique. Il faut voir notamment le premier court-métrage de Ridley Scott (Boy and Bicycle) tourné en 1962, 15 ans avant son «deuxième» film, The Duellists. Une journée dans la vie d'un jeune Anglais tournée un peu à la manière d'Hiroshima mon amour avec un commentaire poétique en voix off. Un court que le grand John Barry, compositeur des bandes sonores de James Bond, a trouvé tellement chouette qu'il a accepté de lui composer une partition originale.
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L'expérience de Thespace.org se poursuit jusqu'en mars prochain. Le site est constamment mis à jour, d'une facture irréprochable et qui préfigure probablement ce à quoi ressembleront bon nombre d'expériences culturelles multiplateformes dans un avenir rapproché. Le meilleur de la culture avec vous, partout. On remercie les contribuables britanniques de donner au monde entier ces quelques pennies de brillante manière.
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L'appareil qui prenait des photos tout seul
L'étudiant québécois n'est pas un modèle d'effort, c'est bien connu. Au début des années 70, on savait déjà qu'il aimait abuser de «substances». Au printemps 2012, des chroniqueurs ont judicieusement abordé la question de l'abus de bourgeoises données cellulaires de la part d'une jeunesse sous influence d'une boisson hors de prix: la sangria.
Mais que voulez-vous, même Jésus fut jadis tenté par la belle vie alors qu'il disposait, bien avant l'invention du téléphone portable, d'une application capable de changer l'eau en vin, c'est dire. Peut-être que les adultes devraient commencer par donner l'exemple et ne pas succomber eux aussi aux charmes de la vie technologique. Difficile quand on apprend que l'appareil photo moderne ultime vient d'être inventé: celui qui prend des photos tout seul.
On connaissait déjà l'appareil Lytro, lancé plus tôt cette année, qui ne nécessite aucun talent particulier pour la mise au point, car on décide de faire le focus sur notre sujet une fois le fichier enregistré. Eh bien sachez, cher amateur de «belle ouvrage», que l'appareil qui prend des photos tout seul, l'Autographer, arrive en magasin juste à temps pour Noël. Un principe tout simple : vous portez votre appareil autour du cou, et il décide lui-même ce qui vaut la peine d'être immortalisé dans votre journée. Il transfère lui-même ces photos à votre cellulaire et vous décidez ultimement de ce qui est conservé et de ce qui est jeté. On savait qu'avec les blogues, le journalisme de grande qualité était à la portée de tous, eh bien sachez que l'on peut maintenant se passer de photographe. La belle vie, quoi.
www.lytro.com/camera
www.autographer.com/Home/About