Résolutions du Nouvel An: défroisser les mauvais plis en famille

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Si notre but pour la nouvelle année est de passer plus de temps en famille, ce sont les parents qui devront mettre en place une structure dans laquelle les petits pourront évoluer.

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Laurie Richard

(Québec) Le temps des bilans est arrivé. Oui, c'est un peu cliché. Mais la fin de l'année appelle à ces remises en question, à ce besoin de faire le point. Et si on faisait l'exercice en famille cette fois? Les enfants peuvent profiter des bonnes résolutions... si on prend soin d'éviter les pièges qui pourraient mener tout droit au sentiment d'échec.

«Si toute la famille a une mauvaise habitude et qu'on implique les enfants dans la résolution, ça ne peut qu'être bénéfique pour eux», affirme la psychologue Nadia Gagnier, qui propose son aide aux familles en détresse. Le but n'est toutefois pas de mettre sur les épaules des enfants la responsabilité de leur propre changement. Les parents sont des modèles, ajoute Mme Gagnier. Et ce sont eux qui gèrent l'environnement des enfants. Par exemple, si le but est de passer plus de temps en famille, ce sont les parents qui devront mettre en place une structure dans laquelle les petits pourront évoluer.

«Des fois, les résolutions de début d'année, je trouve que c'est de la pensée magique, mais en même temps, c'est plein de bonnes intentions.» Quand le tout se déroule dans une dynamique d'entraide, pas de problème. Les enfants ont aussi le droit de dire aux parents qu'ils s'éloignent de leur objectif. L'effet de cohésion est d'une grande aide pour tous.

Mais y a-t-il un âge auquel les enfants saisissent mieux ce que représente une résolution? Nadia Gagnier n'aime pas avancer de moment précis, mais indique que lorsque les petits fréquentent l'école, ils sont habitués d'avoir des objectifs et d'être évalués en fonction de ceux-ci.

«Le danger est lorsqu'un enfant se retrouve avec une résolution qu'il n'a pas choisie lui-même. Une enfant avec un trouble d'attention, par exemple, ne demanderait pas mieux que de contrôler son comportement en classe... mais il ne sera pas capable. Il pourrait survenir un sentiment d'incompétence. Fixer des objectifs irréalistes mènera à un sentiment d'échec», explique Mme Gagnier.

Quand quelqu'un se fixe un objectif personnel, il faut qu'il comprenne qu'il y a une cause plus profonde au problème. Pourquoi ne passe-t-on pas beaucoup de temps toute la famille ensemble? Il faut comprendre les comportements, sinon on risque grandement d'échouer.

Pour les ados

Pour les adolescents, il en va un peu différemment. Ils peuvent décider eux-mêmes d'améliorer un point de leur vie. Avant d'adopter une résolution, à n'importe quel moment de l'année, ils doivent tout comme les adultes comprendre qu'ils devront faire des efforts et mettre en place des stratégies pour atteindre leur objectif.

La psychologue indique que la perte de poids, qui est souvent en tête de liste des résolutions de la nouvelle année, est un «classique» chez les ados comme les adultes. Avant de se lancer, chacun doit comprendre comment il en est arrivé là, la cause du problème. Et il doit se fixer un plan approprié pour éviter l'échec qui pourrait miner son estime.

Notre ado souhaite-t-il perdre du poids pour une question d'apparence, ou de santé? Si le jeune ne bouge pas assez, par exemple, on peut l'aider à se fixer un horaire d'exercice. Si la malbouffe est en partie coupable, des choix plus santé devraient faire partie de la démarche.

«L'idéal est de générer plusieurs solutions possibles et de peser le pour et le contre, pour ensuite faire un choix et un plan.» La planification permet d'éviter les écueils et de mieux affronter les problèmes s'ils se présentent. Le soutien de professionnels est parfois nécessaire pour parvenir à ses fins dans le respect de son corps et en bonne santé, ajoute Mme Gagnier.

Mais pourquoi attendre le début d'année pour changer quelque chose qui ne va pas bien dans la famille? S'il manque d'harmonie au sein du clan, mieux vaut entreprendre le changement avant le mois de janvier, souligne la psychologue. On peut notamment dresser des bilans plus souvent, une fois par semaine, par exemple, ou même toutes les fins de journée. Les mauvais plis auront plus de difficulté à se former, et les constats seront plus positifs, pour commencer la nouvelle année du bon pied.

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