Halloween: déguisements faits avec amour

La petite Mathilde Ouellet, fille de la scénographe... (Le Soleil, Erick Labbé)

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La petite Mathilde Ouellet, fille de la scénographe Genevieve Tremblay, qui joue gentiment les mannequins costumés, ici, en Petit chaperon rouge avec son chat.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Quel meilleur moyen de meubler l'attente avant une fête que de participer à sa préparation? Outre les activités de découpage de citrouilles et les jeux dans les feuilles mortes, on peut prévoir du temps pour concevoir nos costumes maison, créatifs et collectifs. Nous avons demandé à la scénographe Geneviève Tremblay, qui a trois enfants, une malle pleine de costumes et la tête pleine d'idées, de nous donner quelques trucs.

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La petite Mathilde en «moufette ballerine»

Le Soleil, Erick Labbé

La jeune mère en connaît un rayon. Côté professionnel, elle a récemment conçu les costumes et les accessoires de Prière de ne pas déranger avec le Théâtre du Gros Mécano et les accessoires pour La robe de Gulnara du Théâtre INK. Côté personnel, elle a le souvenir de ses costumes improvisés à la dernière minute lorsqu'elle était enfant et l'expérience d'une dizaine d'Halloween à habiller un, deux, puis trois gamins.

«Je ne suis pas une couturière, je me débrouille», dit d'entrée de jeu Geneviève Tremblay. Pour celles (ou ceux) qui ont gardé quelques notions du cours d'économie familiale, acheter du tissu et un patron peut être une option.

«Il y a des patrons pour tout. J'ai utilisé un patron pour faire un chien, qui, l'année d'après, a servi pour un chat, puis pour une moufette. À partir de la base, on modifie le tissu, la queue et les oreilles, et le tour est joué», raconte la scénographe. Et un petit truc en passant : plutôt que de se laisser tenter par les tissus de saison présentés dans les vitrines, aller au fond des boutiques dans les rouleaux de tissus et les retailles à bas prix peut s'avérer payant!

L'avantage des costumes créés de A à Z est qu'ils durent plus longtemps. On peut facilement les refiler à la cousine ou au voisin l'année suivante ou, encore mieux, les garder en permanence dans la salle de jeux pour que les enfants les intègrent à leurs jeux et les mélangent. Geneviève Tremblay jure que la «moufette ballerine» est devenue un personnage incontournable dans l'imaginaire familial.

«Pour les gens qui n'aiment pas ou qui ne savent pas coudre, la colle chaude est une amie», souligne Mme Tremblay. Un petit fusil à colle permet de coller presque n'importe quelles matières ensemble... au moins pour le temps d'une soirée d'Halloween.

«La première chose que je fais est de regarder chez nous dans mon garde-robe, dans des vêtements qu'on ne porte plus s'il y a des choses qui pourraient servir. Parce que la base du costume est souvent ce qui coûterait le plus cher, alors que les petits accessoires, on peut facilement les acheter à bas prix ou les fabriquer», explique la costumière.

Des ailes de fée, des couronnes, des chapeaux, des cornes, des étoiles de shérif se trouvent facilement dans les magasins à 1 $, et des vêtements désuets deviennent soudainement très inspirants dans les friperies.

«On trouve tout à coup une robe qui a déjà été une belle robe pour Noël, et on peut ajouter des manches, un tutu dessous pour faire un effet crinoline, des décorations dessus. En variant baguette, couronne et ailes, on peut faire toutes sortes de fées et de princesses.»

Vous l'aurez tous remarqué, les classiques superhéros en collant, princesses, sorcières, fées, policiers, cow-boys, pompiers et vampires ne se démodent pas.

Quelques trucs express

«Le costume de clown est le dépanneur parfait. Des vêtements trop grands ou trop petits, une vieille cravate, un chapeau et un peu de maquillage suffisent, glisse Mme Tremblay. Le maquillage, justement, ça ne coûte pas cher et on peut faire de très belles choses, qui vont vraiment transformer le visage de l'enfant.»

Les cerceaux (ou une vieille tuque) sont aussi une bonne base pour des oreilles de chat, de chien, de lion, des antennes ou une auréole. Besoin de griffes ou de bras monstrueux? Des gants ou des manches trop longues peuvent servir.

Si notre enfant veut le costume de Blanche-Neige au détail près, l'entreprise risque d'être laborieuse si on veut le faire maison... Pourquoi ne pas inventer une nouvelle princesse tout à fait unique? Un bon truc est de faire participer les enfants à l'élaboration de leur costume, mais en partant de la matière disponible (tissu, base de vêtements, paillettes, plumes, gants, etc.), plutôt que d'un modèle précis. En plus, le résultat sera original!

«Mais quand on bricole avec des enfants, il faut savoir où on s'en va, pour ne pas que ce soit trop long, et il faut s'attendre à terminer la tâche tout seul. L'enfant est toujours plus fier lorsqu'il a participé et que l'idée sort de son imagination.»

Une autre idée est de concevoir un costume collectif, qui prendra son sens seulement lorsque toute la famille sera ensemble... un enfant en habit vert, un en habit rouge en un en habit jaune, entouré de deux parents déguisés en tranches de pain géantes, et vous obtiendrez un sandwich original et bien des réactions.

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