Puisqu'il faut aussi communiquer après la séparation

Bien qu'il y en ait qui se déroulent...

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Bien qu'il y en ait qui se déroulent plus naturellement que d'autres, les séparations dans le couple ne sont jamais faciles. Surtout quand il y a des enfants dans l'équation. Une division qui peut se faire plus facilement avec l'aide d'un médiateur familial.

(Québec) Cette semaine avait lieu la deuxième Journée de la médiation familiale, qui se déroule tous les premiers mercredis de février. Instaurée par le ministère de la Justice l'an dernier, elle vise à sensibiliser la population à la médiation familiale et à en faire connaître les avantages. Justement, qu'est-ce que c'est?

Essentiellement, il s'agit d'«un processus à adopter pour les relations futures entre parents et enfants», résume la présidente de l'Association de médiation familiale du Québec, Me Catherine Clément-Talbot. En plus d'améliorer la communication, la médiation familiale permet aux parents de négocier eux-mêmes leur entente plutôt que ce soit le tribunal qui l'impose. On y réglera entre autres les questions entourant la garde des enfants, la pension alimentaire, le partage du patrimoine familiale ainsi que le règlement du régime patrimonial. L'enfant lui-même peut d'ailleurs prendre part à la médiation, avec l'accord des parents s'il est jeune, ou sans, dans le cas des ados ou des adultes. Car des enfants peuvent être à la charge des parents bien après l'âge de 18 ans... Ils peuvent ainsi exposer la nature de leurs besoins.

«Quand les gens comprennent qu'ils [seront] en relation avec leur ex-conjoint jusqu'à leur tombe... Les enfants vont graduer, se marier, vont partir en voyage, vont avoir des enfants, vont faire face à des épreuves...» Bref, les parents auront à se voir souvent, alors pourquoi ne pas tout mettre en oeuvre pour que ce ne soit pas un calvaire chaque fois?

Pour ce faire, les parents doivent dès le début de la séparation bâtir une communication sur des assises solides et positives, bien que ce ne soit pas toujours évident. Ils doivent faire en sorte de ne pas penser d'abord à de l'hostilité, aux lettres de mise en demeure, lorsqu'ils ont une problématique entre parents et enfants. La médiation familiale peut aider à construire ces assises. «Ce n'est pas des leçons... C'est d'arriver à faire comprendre aux parents qu'ils sont capables de prendre leurs responsabilités.»

Surtout, il faudra éviter à tout prix que l'enfant ne se transforme en messager des récriminations des deux parents. À l'inverse, les parents ayant une bonne communication seront plus en mesure de rendre leur enfant heureux. La médiation favoriserait notamment une meilleure relation entre le père et l'enfant, après la séparation.

Alors que des couples prennent eux-mêmes l'initiative d'aller en médiation familiale, d'autres y seront incités par un juge.

Le ministère de la Justice du Québec souligne que 22 % des personnes interrogées s'étant séparées entre 2001 et 2006 ont opté pour la médiation familiale. Le double de la moyenne canadienne. Bon an, mal an, quelque 11 300 couples - ou ex-couples? - québécois utilisent ces services. Mais ce qui frappe le plus est le taux de réussite de ces médiations familiales, par lesquelles 82 % des ex-couples avec enfant arrivent à conclure une entente.

La médiation familiale ne date pas d'hier - l'Association fête d'ailleurs son 25e anniversaire -, mais depuis 1997, le ministère de la Justice subventionne cette voie pour les couples avec enfants, pendant six séances et trois séances de révision, au besoin. Pour l'instant, les couples n'ayant pas d'enfants peuvent aussi passer par la médiation, mais doivent en assumer les frais.

L'entente, même si elle satisfait les deux parents, devrait toutefois être entérinée par un conseiller juridique ou le tribunal pour lui donner une forme légale. Les parents auront alors un accès à des recours légaux si l'un des ex-conjoints ne rempli pas ses obligations.

Il y a au Québec plus de 900 médiateurs accrédités issus de cinq ordres professionnels : des avocats, notaires, conseillers en orientation, travailleurs sociaux et psychologues. Les centres jeunesse peuvent aussi faire de la médiation. La plupart des médiateurs sont des avocats.

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