L'Asie sur le podium!

Le Cari... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le Cari

Le Soleil, Patrice Laroche

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Stéphanie Bois-Houde, collaboration spéciale
Le Soleil

(Québec) En janvier, un appel aux lecteurs a été lancé afin de cibler quel était le meilleur restaurant asiatique «apportez votre vin» de Québec. Vous avez été nombreux à écrire pour partager vos suggestions. Après compilation, trois restaurants ont tiré «leurs baguettes» du jeu en obtenant le plus de votes. Voici le palmarès commenté de vos coups de coeur.

>> Première position: restaurant Cari

5000, 3e Avenue Ouest, Québec. Tél. : 418 627-8989

Comme plusieurs «apportez votre vin», le Cari s'est installé dans un petit centre commercial comme il en pousse en banlieue. A priori, rien de bien sexy ni d'exotique. Or, il n'y a pas de doute, l'adresse est courue. «Avez-vous une réservation?» La question surprend pour un mercredi soir à 18h15. L'ingrédient à succès : une cuisine du Sichuan (boeuf croustillant au sésame, poulet au poivre et épinards croustillants, etc.) et thaïlandaise (différents plats au cari rouge, vert et jaune) à prix honnêtes, notamment les menus pour deux à 43,95 $ et 58,95 $ incluant trois plats principaux à partager. À noter une sélection de six thés (jasmin, Oolong, etc.) pour finir un repas copieux sur une note digeste.

Décor : celui d'une ex-cafétéria sans âme. C'est modeste, mais des nappes blanches habillent les tables. Aucune musique d'ambiance sinon celle des conversations.

Service : très efficace. Personne ne traîne les pieds, volume de clientèle exige. Notre serveuse taquine des habitués. Elle y va aussi de recommandations de «survie» du genre «prière de ne pas croquer le piment oiseau dans le poulet du général Tao».

Pointage du rouleau impérial : 3/5 en raison de ratio pâte-garniture qui penche plus pour la première.

Le plat wow : un boeuf à l'orange à la chair frite enrobée d'une sauce pigmentée de zestes d'agrume très réussi et le riz frit maison.

L'avis de la critique : plusieurs plats très sucrés, par exemple le poulet du général Tao et les épinards frits. Par contre, la volaille ne se limite pas à de la chair brune. Une mention spéciale est attribuée à la soupe won ton aux raviolis farcis d'une pâte aux crevettes et aux légumes sautés.

Bati Bassak... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Bati Bassak

Le Soleil, Patrice Laroche

>> Deuxième position: restaurant Bati Bassak

125, rue Saint-Joseph Est, QuébecTél. : 418 522-4567

Voici un resto urbain devant lequel on passe sans le voir. Et pourtant! En deuxième position de votre palmarès, le Bati Bassak, spécialiste de la nourriture khmère et thaï, a de quoi mettre du piquant dans votre vie. Plusieurs plats sont d'ailleurs pointés au menu comme incendiaires - l'icône de piment oiseau l'atteste. Ici, les mets principaux foisonnent de légumes - poivron rouge, carotte, brocoli, choux-fleur - et les sauces s'avèrent relativement légères, plus aromatiques que capiteuses. Des formules pour deux (44 $ et 52 $) à géométrie variable permettent de composer son menu sur mesure. Mentionnons que les plats qui contiennent des arachides sont identifiés et qu'une rubrique végétarienne (avec du tofu apprêté) tient compte des adeptes d'une diète sans viande.

Décor : loin des stéréotypes habituels. La salle sobre donne dans le minimalisme et le confort par l'entremise de banquettes et de fauteuils bien rembourrés. Seuls des rideaux et des murets en jonc (pour diviser l'espace en îlots) rappellent les racines asiatiques du lieu.

Service : rapide le midi. Aimable, le personnel est conscient que le temps pour dîner est minuté. Peut-être trop. Les assiettes sortent de la cuisine à la vitesse de l'éclair, notamment les entrées et les desserts. Ce qui laisse supposer des assiettes dressées à l'avance, par exemple le beignet à l'ananas tiède, voire froid, alors qu'il devrait être brûlant.

Pointage du rouleau impérial : 3,5/5. À classer dans la catégorie «calibre gros». Les rouleaux au porc sont un peu gras.

Le plat wow : le poulet au gingembre, une spécialité où l'intensité assumée de rhizome (en lanières que l'on croque) surprend et ravit l'amateur de saveur prononcée.

L'avis de la critique : une référence dans le genre, ce qui n'excuse pas l'excès de cuisson des légumes des plats goûtés. Détail anodin pour certains, le riz est aérien et façonné en dôme couronné d'oignon vert finement émincé.

Pho Saïgon... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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Pho Saïgon

Le Soleil, Patrice Laroche

>> Troisième position: restaurant Pho Saïgon

1668, 1re Avenue, Québec. Tél. : 418 977-8768

Les lecteurs qui ont recommandé Pho Saïgon suggéraient fortement de miser sur les soupes repas, d'immenses bolées à petit prix (11 $ en menu midi avec rouleau, beignet et thé). Non loin de l'hôpital Saint-François d'Assise, la pagode de Limoilou se veut une adresse plus moderne qu'elle n'apparaît à l'extérieur. En entrant, un autel pour les offrandes annonce le respect des traditions, mais une fois assis dans la grande salle aérée, il est clair qu'il y a des jeunes qui gravitent autour de l'établissement spécialisé en cuisines thaïlandaise et vietnamienne. Outre les soupes, plusieurs grillades (boeuf, porc, volaille et fruits de mer) se parfument à la citronnelle, au gingembre et au cari.

Décor : mélange de kitsch savamment dosé et un désir d'être de son époque avec des suspensions (dites Vibe chez Zone) et une bande-son actuelle de style lounge.

Service : jeune et pétillant. Les grandes filles en salle savent vous faire sentir à votre meilleur avec des répliques du genre «ma jolie dame». Charmant!

Pointage du rouleau impérial : 4/5 pour deux motifs. Ils sont roulés serré et le ratio garniture-pâte est équilibré. Contrairement à d'autres, ils ne suintent pas le gras en bouche.

Le plat wow : la soupe cantonaise qui combine un bouillon clair pas trop salé et un wok de légumes sautés encore croustillants et vitaminés.

L'avis de la critique : les soupes dégustées valent autant la visite que l'esprit familial qui règne dans ce troquet asiatique. Mentionnons que la soupe tonkinoise s'accompagne, comme il se doit, d'un plateau de condiments, dont du basilic thaï, un piment «allume-feu», des fèves germées croquantes et un quartier de lime.

>> Bilan de l'aventure

Au fil des visites pour valider les suggestions des lecteurs, un constat s'impose : la rue Saint-Vallier n'est pas l'artère qui, contrairement à la croyance populaire, réunit le plus de restaurants asiatiques. C'est une vue de l'esprit.

La Maine, c'est bien plus la 1re Avenue (avec Chez Mai, Nguyen, etc.) suivie de près par la 3e Avenue et le boulevard Henri-Bourassa.

Comment s'y retrouver pour sélectionner un resto? Deux conseils: un repérage préalable permet de voir les restaurants achalandés. L'occupation du stationnement est un indicatif d'affluence et de roulement de produits (pas nécessairement de qualité). Autre constat, l'objectif visé dans la fréquentation d'un «apportez votre vin» est d'obtenir un rapport qualité-prix correct et non pas de vivre «une expérience». D'autant qu'il faut la plupart du temps faire abstraction de l'ambiance.

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