Pour Suzie Lévesque, coordonnatrice de l'événement et responsable du Café du marché, qui ouvrira le 15 septembre, l'une des grandes fiertés est que 80 % de la fréquentation s'avère locale. Grâce à l'appui du Grand Marché de Charlevoix, qui existe depuis quatre ans et parraine celui de l'Hôtel La Ferme, les agrotouristes (et locaux) ont accès à un inventaire de «possibles» de 1000 produits régionaux sur les étals de ce marché à échelle humaine qui se déroule les dimanches, et ce, jusqu'au 30 septembre, de 10h à 16h.
Même son de cloche de Philippe Laperrière, directeur de la programmation pour le Groupe Le Massif. «On reproduit, sans le côté folklorique, ce qu'était autrefois la rencontre sur le perron de l'église.» Ainsi, de 13h30 à 15h, les visiteurs, en plus d'avoir accès au regroupement de producteurs (entre 16 et 20 chaque semaine), peuvent étendre leur nappe de pique-nique et relaxer au son d'artistes comme Mamselle (26 août) et Pascale Picard (2 septembre).
Vrai que l'atmosphère est épicurienne avec toutes ces dégustations comme les miels de la Miellerie de Charlevoix, les petits fruits, les bottes de betteraves des Jardins du Centre qui ne demandent qu'à finir en carpaccio végétal et les fromages «du pays» de Laiterie Charlevoix (L'Hercule, le 1608, etc.).
Puis, à 11h30, lorsque le premier train entre en gare, suivi de celui de midi, et qu'ils déposent respectivement leurs passagers, la notion de «place publique» et de «lieu d'échange» dont on discutait la veille avec Frédéric Poitras se concrétise. D'autant plus qu'un premier maillage a déjà eu lieu lors de l'atelier (de 10h30 à 11h30) animé par David Forbes, où, en compagnie d'un producteur, il décortique, le jour de notre passage, les étapes pour préparer un foie gras au torchon.
La démonstration est prétexte à interagir avec le producteur, dans ce cas-ci Isabelle Mihura de la Ferme Basque. Mieux, les spectateurs peuvent «tester» le produit. Et ils sont nombreux à piger dans le plateau de canapés au foie gras sur pain brioché coiffés d'une gastrique aux bleuets.
À la fermeture annuelle du marché, le Café du marché prendra le relais en devenant une vitrine dédiée aux artisans-transformateurs de la région.
Produits découverts au marché public de l'Hôtel La Ferme
Pleurotes frais et marinés de Champignons Charlevoix
Depuis 10 ans, Danielle Ricard élève en culture intérieure des pleurotes à La Malbaie. Elle en récolte 400 livres chaque semaine. Écoulés rapidement afin d'en assurer la fraîcheur, ces bouquets de champignons d'une teinte taupe sont également transformés en pleurotes marinés (nature ou piquants), déshydratés entiers ou pulvérisés en poudre pour les sauces et risotto. La version marinée (7,75 $, 220 ml) se picore en tapas «du terroir», sur des salades ou des pizzas.
Pour de l'information pour visiter le site, rendez-vous au www.champignonscharlevoix.com.
Le Pedneault - cidre aromatisé aux cerises - de Vergers Pedneault
Embouteillé depuis septembre 2011, cet élixir pétale de rose (16 $, 350 ml) combine les parfums de la cerise mûrie à point et ceux des premières pommes de saison. Il est presque floral, et il est recommandé de le boire entre 7 et 8 degrés à l'apéritif ou avec un dessert aux fruits rouges. Notre suggestion : un pouding aux fraises (d'automne). Pour connaître les points de vente, rendez-vous au www.vergerspedneault.com ou au 3384, chemin des Coudriers, Isle-aux-Coudres.
Tél. : 418 438-2365
À chacun son pain
Fournisseur «officiel» de l'Hôtel La Ferme, À chacun son pain pétrit des viennoiseries, fougasses et pains à la fois compacts et à la mie aussi légère qu'alvéolée, dont un pain au kamut à essayer impérativement recouvert de Fleurmier de la Laiterie Charlevoix. Selon le charmant Pierrot, serveur du restaurant Les Labours, ne cherchez plus les meilleurs croissants de l'Est-du-Québec, c'est À chacun son pain qui se mérite la «palme d'or».
1006, boulevard Monseigneur-de-Laval, Baie-Saint-Paul
Tél. : 418 760-8777
Le Moulin à Saucisses
Derrière son kiosque, Ronaldo Riccio appâte les passants avec sa plaque de saucisses en dégustation. L'homme a du bagout à revendre. Les saucisses à déjeuner à l'arôme de sauge du restaurant Les Labours, c'est lui! Produites artisanalement, toutes ses saucisses (autour de 8 $ le paquet de six), dont de la toulouse et de l'italienne, ont la particularité de ne pas être entourées de boyaux et se grillent sur le BBQ à feu moyen. Parce qu'elles sont congelées sous vide, prévoyez une glacière pour la route!
165, chemin Sainte-Catherine, Baie-Saint-Paul
Tél. : 418 435-6115