Le carré d'as en un clin d'oeil

La Hongroise Timea Babos, 63e raquette mondiale, a... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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La Hongroise Timea Babos, 63e raquette mondiale, a défait Françoise Abanda en deux sets. À 5'10'', elle n'est pas la plus grande, mais elle compense par son intensité sur le court.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) L'an dernier, les favorites s'étaient éclipsées tôt. Un an plus tard, nouvelle histoire : les quatre joueuses toujours debout à la Coupe Banque Nationale ont toutes un chiffre accolé à leur nom, signe d'une logique respectée. Voici les demi-finalistes, en un clin d'oeil.

  • Lucie Safarova (République tchèque, 33e au monde)
Il a coulé beaucoup d'eau sous les ponts depuis sa victoire à Québec en 2013, mais Lucie Safarova brille toujours au firmament du tennis. Meilleure joueuse de double au monde, l'athlète de 30 ans séduit par son jeu mariant finesse et puissance.

Même si elle est menue et de taille relativement modeste (5'9''), elle occupe le premier rang depuis le début du tournoi avec 25 as. Elle vient au quatrième échelon de la WTA en 2017 dans cette catégorie (317). Vendredi, la favorite s'est remise d'un lent début pour transformer un retard de 0-3 au premier set en victoire de 6-4 et 7-5 dans la «bataille des Lucie tchèques», son adversaire étant sa compatriote Lucie Hradecka.

«Je suis très heureuse de mon jeu. Je servais bien, je retournais bien. J'ai attendu mes opportunités», a expliqué Safarova qui, en 2015, a failli faire plier Serena Williams en finale de Roland-Garros, avant de s'incliner 6-3, 6-7 (2) et 6-2.

  • Timea Babos (Hongrie, 63e)
Devant Safarova samedi, l'intimidante Timea Babos, troisième favorite. À 5'10'', elle n'est pourtant pas si grande. Mais elle compense par une démarche assurée, un regard intense et des cris perçants. Très expressive, la Hongroise. Lors de sa victoire de vendredi contre Françoise Abanda, elle a poussé un «oh là là» bien senti en ratant un coup.

L'an dernier, les favorites s'étaient éclipsées tôt.... (Infographie Le Soleil) - image 2.0

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Infographie Le Soleil

«Je suis divertissante à regarder. Je peux devenir complètement folle sur le court. Mais pas d'une vilaine façon», affirme l'athlète de 24 ans, aussi souriante en entrevue qu'intense sur le terrain. «Je ne suis pas une personne ou une joueuse ennuyante, alors d'habitude la foule n'est pas trop contre moi.»

Et contre Safarova, croyez en ses chances. La preuve : elle a battu la Tchèque plus tôt cette saison, à Budapest. Une victoire en finale de 6-7 (4), 6-4 et 6-3 qui laisse présager un beau duel au PEPS.

  • Tatjana Maria (Allemage, 58e)
Patiente, rapide, étanche, celle qui utilise un revers coupé à une main n'a pas le jeu qu'on attend d'une championne de la Coupe Banque Nationale, où la force de frappe est souvent récompensée. «Il y a des filles qui ont gagné ici sans être très puissante», rappelle toutefois la quatrième tête de série. «Je ne le suis pas, mais ma slice reste très basse. J'aime jouer sur cette surface.»

Dans une bonne journée, Maria bat ses adversaires à l'usure, les frustrant en renvoyant toutes les balles. Vendredi, l'Américaine Sachia Vickery a été sa victime. Une victoire de 6-1 et 6-3, au cours de laquelle la gagnante a converti quatre de ses six chances de briser. «J'ai gagné beaucoup de matchs depuis le début de l'été, alors je suis très confiante», explique la maman de 30 ans.

  • Alison Van Uytvanck (Belgique, 98e)
Son adversaire, Alison Van Uytvanck, est une rousse de 24 ans au calme désarmant. Vendredi, la Belge n'a laissé aucune chance à la qualifiée de 19 ans Caroline Dolehide. Une victoire en deux manches de 6-2, acquise en 65 minutes. Pas mal pour une fille qui était malade, la semaine dernière.

«Je n'ai pas eu une bonne préparation pour ici. Donc, je ne m'étais pas mis beaucoup de pression. Mais voilà, c'est bien, je suis en demi», indique Van Uytvanck dans un excellent français.

Samedi, elle n'attend pas de cadeau de Maria. «Elle est une joueuse plus défensive qu'agressive. Elle court tellement bien. Elle te fait jouer deux, trois balles de plus», a analysé la septième favorite. Elles ont divisé les honneurs de leur face-à-face, Maria remportant le dernier duel en trois manches, l'an dernier.

***

«Une petite chute» fatale à Abanda

Le parcours de Françoise Abanda s'est arrêté en... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 4.0

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Le parcours de Françoise Abanda s'est arrêté en quart de finale, vendredi.

Le Soleil, Caroline Grégoire

Françoise Abanda a vu son rêve d'un titre à Québec s'envoler, vendredi soir, en s'inclinant 6-3 et 6-2 devant la Hongroise Timea Babos, troisième tête de série.

Plus tôt cette semaine, la Montréalaise n'avait pas caché son ambition de devenir la première Canadienne de l'histoire à remporter la Coupe Banque Nationale, même s'il s'agit d'un immense défi. Mais vendredi soir, devant une foule partisane au PEPS, elle a connu un passage à vide fatal lors de son match quarts de finale. Avec un pointage de 3-3 au premier set, Abanda a subi un bris de service, premier d'une série de sept jeux consécutifs perdus.

«Je n'ai pas mal joué», a réagi la 122joueuse mondiale. «Mais la prochaine fois, je dois garder la même intensité du début jusqu'à la fin. [...] J'ai comme eu une petite chute. Et à ce niveau-là, tu ne peux pas te le permettre.» 

À 4-0 Babos en deuxième manche, Abanda a eu un soubresaut qui a rempli d'espoir les amateurs présents dans les estrades du court central. La Québécoise a toutefois perdu son service à 5-2, alors qu'elle tentait de rester dans le match.

Malgré la défaite, Abanda avait toutes les raisons d'être fière de son parcours, une première présence en carrière dans un quart de finale de la WTA. «L'année dernière, j'avais perdu au deuxième tour. Cette année, il y a une progression. [...] Maintenant que j'ai fait un quart, je me dis : "OK, il faut que je fasse une demi ou une finale"», a affirmé l'athlète de 20 ans, qui espère percer le top 100 d'ici la fin de la saison. 

Tard vendredi soir, devant une belle foule, la paire de jeunes Canadiennes Bianca Andreescu et Carson Branstine a surpris les deuxièmes favorites du double, les Tchèques Lucie Hradecka et Barbora Krejcikova, au compte de 4-6, 6-3 et 10-7. Elles passent en demi-finale.




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