Sloane Stephens, nouvelle reine de New York

La finale des Internationaux des États-Unis n'a pas... (AP, Andres Kudacki)

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La finale des Internationaux des États-Unis n'a pas semblé affecter l'amitié entre Madison Keys (à gauche) et Sloane Stephens. Les deux copines complices ont piqué une jasette, comme si elles prenaient part à un petit tournoi régional, avant la cérémonie protocolaire.

AP, Andres Kudacki

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Howard Fendrich
Agence France-Presse
New York

L'Américaine Sloane Stephens a remporté à 24 ans son premier titre du Grand Chelem dès sa première finale en battant sa compatriote et ami Madison Keys 6-3, 6-0, samedi à New York.

À la fin du dernier set, Stephens (83mondiale) et Keys (16e) sont restées de longues minutes dans les bras l'une de l'autre, en larmes, au milieu du Arthur Ashe Stadium, comme pour garder à tout jamais le souvenir de ce moment unique.

Les deux copines, complices, se sont ensuite assises l'une à côté de l'autre - à l'image des Italiennes Roberta Vinci et Flavia Pennetta après la finale de 2015 -, entre rires et larmes, pour attendre la cérémonie protocolaire, comme s'il s'agissait d'un simple tournoi régional. Mais l'une est devenue, à 24 ans, reine de New York et a décroché le titre le plus important de sa carrière, sans compter un chèque de 3,7 millions $ au terme d'un improbable parcours et au détriment de l'autre.

«J'ai été opérée le 23 janvier et si on m'avait dit alors que je gagnerais les Internationaux des États-Unis, j'aurais dit que c'était absolument impossible», a rappelé Stephens, victime d'une fracture de fatigue à un pied en août dernier.

Plus encore que son triomphe ou sa longue pause forcée qui l'a vue sombrer à la 957place mondiale, elle s'est attardée dans un discours très émouvant, épilogue d'une finale largement décevante, sur son amitié avec son adversaire du jour. «"Mad" est ma meilleure amie. Il n'y a personne que j'aurais voulu davantage affronter à cette occasion. Je lui ai dit que j'aurais bien voulu que ça soit un match nul. Je sais que la réciproque aurait été vraie. C'est ça la vraie amitié», a-t-elle insisté devant 20 000 spectateurs.

Coup de jeune

Sloane Stephens a donné un sérieux coup de jeune au tennis américain. Il faut en effet remonter en 2002 et au sacre de Jennifer Capriati en Australie pour retracer une Américaine gagnante d'un Grand Chelem qui ne porte pas le nom de Williams (Venus ou Serena)... Aux Internationaux des États-Unis, il faut remonter jusqu'à 1998 et la victoire de Lindsay Davenport. De plus, c'était la première fois que deux Américaines s'affrontaient en finale à Flushing Meadows depuis 2002 et le duel entre Venus et Serena Williams.

Revenue sur le circuit fin juillet après une absence de 11 mois, Stephens, qui va bondir à la 17place mondiale lundi, avait déjà surpris son monde en atteignant les demi-finales à Toronto et à Cincinnati. «Maintenant, je devrais prendre ma retraite», a plaisanté la Floridienne. «J'ai dit à Madison que je ne pourrais jamais connaître un moment plus fort que celui-ci.»

Fille d'une ancienne nageuse universitaire de haut niveau (Sybil Smith) et d'un joueur de football décédé dans un accident de voiture en 2009 - le porteur de ballon John Stevens a joué 88 matchs dans la NFL avec les Patriots, les Packers et les Chiefs -, Stephens est la compagne de Jozy Altidore, l'international américain de soccer qui s'aligne pour le Toronto FC (MLS). En conférence de presse, elle a d'ailleurs demandé à la cantonade le score du match des Torontois contre San Jose, samedi après-midi.

«Ils ont gagné 4-0? Je suis contente qu'il ait marqué deux buts, il aurait dû réussir un tour du chapeau, cela aura été une super journée», a plaisanté Stephens, qui a rejoit la Belge Kim Clijsters (2009) comme seules joueuses non classées à avoir gagné les Internationaux des États-Unis depuis les débuts de l'ère moderne et l'arrivée des pros en 1968.

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Un duo invincible... et incertain

Samedi, Jamie Murray et Martina Hingis ont remporté... (AFP, Clive Brunskill) - image 3.0

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Samedi, Jamie Murray et Martina Hingis ont remporté leur deuxième titre en deux tournois du Grand Chelem en double mixte. Le duo ne sait toutefois pas s'il tentera d'y aller pour un troisième de suite en Australie en début d'anneé prochaine.

AFP, Clive Brunskill

Le Britannique Jamie Murray, le frère aîné d'Andy, et la Suissesse Martina Hingis ont remporté 6-1, 4-6 et 10-8 la finale du double mixte contre Chan Hao-Ching et le Michael Venus, samedi aux Internationaux des États-Unis. Hingis, déjà membre du Temple de la renommée du tennis, et Murray ont ainsi remporté un deuxième titre du Grand Chelem en autant de tentatives, après leur triomphe à Wimbledon en juillet. Ils ont gagné les dix matchs auxquels ils ont participé depuis qu'ils forment un tandem. Mais malgré ces beaux succès, ils ne pouvaient assurer qu'ils feraient équipe aux Internationaux d'Australie, en janvier. «Il y a encore beaucoup à parcourir avant l'année prochaine», a rappelé Hingis, qui compte maintenant 24 triomphes en carrière en tournois du Grand Chelem : cinq en simple, 12 en double féminin et sept en double mixte. Dimanche, elle participera à la finale du double en compagnie de la soeur de Chan.  AP

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Les révélations de Sloane

Sloane Stephens a fêté samedi son titre aux Internationaux des États-Unis en affichant en conférence de presse un naturel désarmant et bien rare sur le circuit professionnel. Ainsi, l'Américaine de 24 ans a révélé qu'elle «s'ennuyait tellement» la veille de la finale qu'elle avait passé «le temps en lisant des annonces sur un site spécialisé pour des voitures d'occasion». Alors que le athlètes en général n'aiment pas parler d'argent, elle n'a pas caché que le chèque de 3,7 millions $ qu'elle a reçu était une source de motivation. «Bien sûr que je veux encore gagner un autre titre du Grand Chelem. Avez-vous le chèque qu'on m'a remis? Si ça, cela ne vous donne pas envie de gagner...!?!» a avoué celle qui n'avait empoché jusque là «que» 310 000 $ en 2017. Elle a aussi révélé qu'elle avait été obnubilée par un détail vestimentaire pendant qu'elle soulevait le trophée. «Tout ce que j'espérais, c'est qu'il n'y ait pas de transpiration au niveau de ma poitrine, je ne voulais pas que la photo la plus importante soit horrible.»  AFP




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