Shapovalov, le plus précoce depuis Chang

Denis Shapovalov... (AP, Seth Wenig)

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Denis Shapovalov

AP, Seth Wenig

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Agence France-Presse
New York

Le Canadien de 18 ans Denis Shapovalov est devenu le plus jeune joueur en près de 30 ans à atteindre les huitièmes de finale des Internationaux des États-Unis, vendredi, lorsque le Britannique Kyle Edmund a déclaré forfait.

Il faut remonter à 1989 pour trouver un joueur encore plus précoce que Shapovalov à Flushing Meadows. Cette année-là, un jeune Américain d'origine chinoise, Michael Chang, s'était hissé en huitième de finale à 17 ans. Quelques semaines auparavant, il avait remporté à la stupéfaction générale Roland-Garros en écoeurant notamment en huitième de finale avec un service à la cuillère devenu légendaire Ivan Lendl, alors no 1 mondial.

Vendredi, Shapovalov (69e mondial) menait 3-6, 6-3, 6-3, 1-0 lorsqu'Edmund (42e) a jeté l'éponge. «Ce n'est jamais agréable de gagner de cette façon, j'espère que ce n'est pas c'est sérieux», a expliqué le Canadien, tombeur au deuxième tour du Français Jo-Wilfried Tsonga (12e mondial).

Au prochain tour, il sera opposé à l'Espagnol Pablo Carreno Busta (19e mondial), qui a vaincu le Français Nicolas Mahut 6-3, 6-4, 6-3. «Un joueur agressif que je ne connais pas vraiment», a avoué Shapovalov, qui voit déjà plus loin. «Dans un an ou deux, le classement va vraiment changer, il y a beaucoup de jeunes joueurs qui sont en train d'émerger et en même temps beaucoup de vétérans, on est dans une période de transition», a-t-il prévenu.

Août a changé sa vie

Avant de faire tourner les têtes à New York, Shapovalov a dû disputer trois matchs lors des qualifications, faisant en sorte qu'il a pris part à six affrontements en 11 jours. «C'est une longue séquence», a-t-il reconnu. «On dirait que je suis à Flushing Meadows depuis déjà un mois.»

Shapovalov n'a pas encore de titre du Grand Chelem, ou même de tournoi ATP, à son palmarès, mais il a réussi des débuts retentissants sur le circuit et surtout un mois d'août impressionnant avec une demi-finale dans le Masters 1000 de Montréal et un beau parcours jusqu'à maintenant à New York dès son deuxième tournoi du Grand Chelem. 

«Ce mois d'août a complètement changé ma vie», a-t-il admis. «Il va falloir que je prenne du temps après ce tournoi pour apprécier ce que j'ai fait», a constaté le vainqueur du tournoi junior de Wimbledon en 2016.

Fils d'une ancienne joueuse soviétique qui s'est exilée d'abord en Israël avec son mari, avant de s'installer avec leurs deux enfants en 1999 à Toronto, la nouvelle sensation du tennis canadien s'est d'abord fait connaître du grand public en février pour un gros coup de colère en Coupe Davis, justement contre Edmund.

Nettement dominé dans le quatrième simple par Edmund, il avait exprimé sa frustration après un point perdu en frappant une balle en direction des tribunes... qui a fini sa course en plein dans le visage de l'arbitre de chaise, le Français Arnaud Gabas. Il n'a pas eu d'autre choix que de disqualifier Shapovalo et de donner de fait la victoire à la Grande-Bretagne.

***

Fin de parcours pour Eugenie Bouchard

Éliminée en simple dès le premier tour mercredi, la Canadienne Eugenie Bouchard a vu son parcours new-yorkais s'interrompre pour de bon, vendredi. Sa partenaire lettone Jelena Ostapenko et elles ont été écartées au premier tour 7-5 et 6-2 par la Belge Elise Mertens et la Néerlandaise Demi Schuurs. En simple, Petra Kvitova a atteint le quatrième tour en l'emportant 6-0 et 6-4 contre la Française Caroline Garcia. Il s'agissait pour la Tchèque d'un 19e match seulement cette année. Elle a raté la première moitié de la saison en raison d'une coupure à la main gauche subie lors d'une attaque au couteau dans son domicile en République tchèque, en décembre. «Me retrouver sur le Arthur Ashe Stadium après tout ce que j'ai vécu, c'est vraiment quelque chose de fort», a admis la gauchère.  Au prochain tour, elle aura pour adversaire l'Espagnole Garbine Muguruza, troisième joueuse mondiale.  AFP et AP

***

Le «vieux» Lorenzi enfin en 8e de finale

L'Italien Paolo Lorenzi est devenu vendredi à New York à 35 ans le joueur le plus âgé de l'ère moderne (1968) à atteindre pour la première fois dans sa carrière les huitièmes de finale d'un tournoi du Grand Chelem. Au troisième tour des Internationaux des États-Unis, le 40joueur mondial a battu 6-2, 6-4 et 6-4 son compatriote Thomas Fabbiano (82e). Lorenzi n'avait jamais dépassé le troisième tour en Grand Chelem en 25 participations, dont 19 éliminations dès le premiet tour. Son prochain adversaire sera le Sud-Africain Kevin Anderson (32e). Par ailleurs, un autre prétendant au titre a mordu la poussière dès le troisième tour, ouvrant d'inattendues perspectives à des joueurs en devenir comme le prodige canadien Denis Shapovalov. Après les forfaits de Stan Wawrinka, sacré en 2016, de Novak Djokovic (2011, 2015) et d'Andy Murray (2012), c'est Marin Cilic (2014) qui a perdu tout espoir de redevenir roi de New York. Le Croate (7e joueur mondial) a commis 80 fautes directes pour s'incliner 4-6, 7-5, 7-5 et 6-4 face à l'Argentin Diego Schwartzman, sans complexe à 25 ans et très en confiance, notamment en retour de service.  AFP




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