Federer refuse de regarder trop loin

«Bien sûr, j'espère défendre mon titre et, bien... (AP, Adam Davy)

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«Bien sûr, j'espère défendre mon titre et, bien sûr, j'aimerais revenir l'année prochaine. Mais nous ne savons pas si cela va réellement arriver», assure Roger Federer.

AP, Adam Davy

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Associated Press
Londres

Roger Federer a appris à ne rien tenir pour acquis.

C'est la raison pour laquelle il a fait ce commentaire lorsqu'on lui a présenté son trophée après son huitième sacre record à Wimbledon : «J'espère que ce n'était pas mon dernier match. Et j'espère pouvoir revenir l'année prochaine et essayer de défendre mon titre.»

«Je n'ai pas réfléchi à ce que j'allais dire. C'est juste sorti comme ça, pour dire aux gens que, oui, bien sûr, j'espère défendre mon titre et, bien sûr, j'aimerais revenir l'année prochaine. Mais nous ne savons pas si cela va réellement arriver, a-t-il déclaré au lendemain de sa victoire en trois sets aux dépens de Marin Cilic. Nous devons attendre et voir.»

Federer n'a pas toujours eu cette approche, surtout lorsqu'il avait la vingtaine et qu'il a établi un record avec dix présences d'affilée en finale d'un tournoi du grand chelem.

Les choses sont différentes aujourd'hui. «À 25 ans, quand vous gagnez, c'est comme : ''D'accord, je vous verrai l'année prochaine!'' Parce que c'est normal. Le physique va très probablement bien. Et si ce n'est pas l'année suivante, bien, ce sera l'année après, a confié Federer alors qu'il marchait à travers les couloirs menant au court central. Mais je ne peux désormais plus faire des projets pour les deux prochaines années. Il faut être honnête.»

Question d'âge

Tout d'abord, il y a la question de l'âge : Federer aura 36 ans, le 8 août. Il est l'athlète masculin le plus âgé à gagner Wimbledon depuis l'ère professionnelle, qui a commencé en 1968.

Et il y a ce qui est arrivé il y a environ 18 mois : le père préparait le bain pour ses filles jumelles quand il s'est retourné et a senti un «craquement» dans son genou gauche. En février 2016, il a subi la première opération de sa carrière, une arthroscopique pour réparer un cartilage déchiré.

Question de santé

Federer a repris la compétition en mars, puis a raté les Internationaux de France en raison de problèmes persistants au dos, ce qui a mis fin à sa séquence record de 65 présences consécutives en tournois du grand chelem. Après une défaite en demi-finale à Wimbledon il y a un an, il a pris le reste de la saison pour reposer son corps, ratant les Internationaux des États-Unis, les Jeux olympiques de Rio et tous les autres tournois. «J'ai réalisé comment les choses peuvent changer vite, a déclaré Federer. Faire couler un bain pour mes filles a changé toute l'année et demie qui a suivi.»

Tout s'est toutefois passé à merveille pour lui au cours des six derniers mois.

Federer présente un palmarès de 31-2 avec un sommet de cinq titres en 2017. Cela comprend son 18e titre du grand chelem aux Internationaux d'Australie - ce qui a mis fin à une disette de quatre ans et demi sans titre majeur. Il a poursuivi avec son 19e titre à Wimbledon, où il est devenu le premier joueur depuis Bjorn Borg en 1976 à gagner le tournoi sans concéder une seule manche. «Tout ce qu'il fait est exceptionnel, a déclaré Jonas Bjorkman, entraîneur de Cilic. De toute évidence, il est unique à bien des égards.»

Federer est lui-même surpris de la façon dont les choses se passent jusqu'ici cette année. Maintenant, il se prépare à la saison sur surface dure, y compris les Internationaux des États-Unis, qui s'amorceront le 28 août.

«J'ai du mal à envisager que je puisse gagner trois tournois du grand chelem la même année. Ça me semble tout à fait surréaliste, a déclaré Federer, qui a déjà collectionné des trios de titres majeurs en 2004, 2006 et 2007. Mais je me préparerai le mieux possible, de façon à avoir toutes les chances de vraiment bien faire à New York.»

***

Un titre bien arrosé

La nuit a été courte, et visiblement un peu trop arrosée pour Roger Federer... Le Suisse, qui n'en a pas l'habitude, a admis lundi ne pas trop se souvenir de la soirée organisée après son huitième sacre historique à Wimbledon.

Facile vainqueur du Croate Marin Cilic (6-3, 6-1, 6-4) en finale, dimanche, le Suisse a participé au traditionnel dîner des champions, aux côtés de la lauréate féminine, Garbine Muguruza, avant de retrouver une quarantaine d'amis et de proches dans un bar londonien. «J'ai la tête lourde», n'a pas caché Federer lors d'une conférence de presse, lundi matin. «Je ne sais pas ce que j'ai fait la nuit dernière. Je pense avoir mélangé un peu trop d'alcool.»

Une gueule de bois rarissime pour le numéro 3 mondial, loin d'être un fêtard, qui dégage, à 35 ans, une image de père de famille idéal. «Nous avons passé un bon moment, a-t-il ajouté. Je suis allé au lit à cinq heures du matin et je ne me sentais pas au top quand je me suis réveillé. Je n'ai commencé à aller mieux qu'il y a une heure.»

Federer, avec son huitième titre sur le gazon londonien, a effacé des tablettes Pete Sampras et William Renshaw, tous deux couronnés à sept reprises. Une performance qui valait bien quelques verres...




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