Six Canadiens sur le gazon londonien

Vasek Pospisil devra relever le défi le plus... (AP, Gareth Fuller)

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Vasek Pospisil devra relever le défi le plus corsé au premier tour, puisqu'il se mesurera à Dominic Thiem, huitième raquette mondiale.

AP, Gareth Fuller

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La Presse Canadienne
Londres

Le Canada était déjà assuré de compter trois représentants dans le tableau principal du tournoi de Wimbledon, mais ce chiffre a doublé au cours des deux dernières semaines.

Milos Raonic, Eugenie Bouchard et Vasek Pospisil étaient assurés de se retrouver parmi les 128 joueurs inscrits au tableau principal, mais l'impressionnant parcours de Denis Shapovalov au tournoi du Queen's Club à Londres il y a deux semaines lui a permis d'obtenir une invitation, tandis que Bianca Andreescu et Françoise Abanda s'adjugeaient leur laissez-passer après avoir remporté leurs trois matchs de qualifications, qui se sont terminés vendredi.

Ce sera le premier tournoi du grand chelem de Shapovalov. Le joueur de 18 ans originaire de l'Ontario s'est qualifié en défaisant la 47e raquette mondiale, Kyle Edmund, tandis que Andreescu, une Ontarienne de 17 ans, et Abanda, une Montréalaise de 20 ans, prendront part à un troisième tournoi majeur en carrière.

Shapovalov et Andreescu, qui sont encore très jeunes, ont déclaré que de se retrouver dans le tableau principal à Wimbledon était «surréaliste».

«Je suis très heureuse du niveau de mon jeu ces derniers temps, a déclaré Andreescu, samedi, à Wimbledon. J'étais très déterminée. Je voulais vraiment [me qualifier]. J'y suis parvenue, et maintenant j'y suis.»

À l'instar d'Andreescu, Abanda, présentement 142e au monde, a de bonnes chances de l'emporter contre la Japonaise Kurumi Nara, 94e mondiale.

Blessure préoccupante

La tâche risque d'être plus compliquée pour Bouchard, 61e raquette mondiale, qui a rendez-vous avec l'Espagnole Carla Suarez Navarro, 25e tête de série. Sa blessure à la cheville droite est toujours préoccupante.

«Elle va suffisamment bien pour que j'y pense plus lorsque je saute sur le terrain», a évoqué Bouchard, qui a perdu ses deux seuls matchs sur le gazon en tournois préparatoires à Wimbledon. «Je porte une attelle, et ce sera probablement comme ça jusqu'à la fin de la saison. Les risques sont trop grands que j'aggrave la blessure. Ça pourrait alors devenir beaucoup plus grave.»

Elle jouera lundi, tout comme Abanda et Shapovalov, tandis que Raonic, Andreescu et Pospisil entameront leur tournoi le lendemain. Pospisil est vraisemblablement celui qui devra relever le défi le plus corsé au premier tour, puisqu'il devra se mesurer à l'Autrichien Dominic Thiem, huitième raquette mondiale.

De son côté, Shapovalov, 164e, croisera le fer avec Jerzy Janowicz, qui avait atteint le carré d'as à Wimbledon en 2013.

Le Canada fonde cependant ses principaux espoirs de succès du côté masculin sur Raonic, qui a été finaliste l'an dernier à Wimbledon contre Andy Murray. Et ce, même s'il s'est incliné 7-6 (5), 7-6 (8) au premier tour du tournoi du Queen's Club il y a deux semaines devant Thanasi Kokkinakis - un match qu'il a dominé sans toutefois parvenir à briser le service de l'Australien de 21 ans.

Toutefois, ce que retient Raonic, c'est qu'il a maintenant disputé six tournois depuis le début du mois de mai sans subir de blessure. «Je n'ai aucune douleur, a confié Raonic, qui a récemment embauché l'ex-entraîneur de l'ATP Michal Novotny pour superviser sa condition physique. J'ai complètement changé mon programme d'entraînement. J'ai passé beaucoup de temps sur la terre battue et le gazon, et ces surfaces sont plus douces sur le corps. Les choses sont beaucoup plus positives. Mon corps va bien.»

Il entamera son parcours contre le 50e joueur mondial Jan-Lennard Struff. À 6'5'', Raonic a décrit l'Allemand comme étant «un cogneur, qui est audacieux et qui n'a pas froid aux yeux - je devrai regarder de la vidéo».

***

«Je vais être en forme», affirme Murray

Malgré une blessure à une hance, Andy Murray... (Archives AFP, Glyn Kirk) - image 3.0

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Malgré une blessure à une hance, Andy Murray s'est dit prêt à disputer les sept matchs qu'exigent le parcours d'un tournoi du grand chelem.

Archives AFP, Glyn Kirk

Une hanche récalcitrante et une première place mondiale en péril : Andy Murray va défendre son titre à Wimbledon dans des conditions difficiles, dans le sillage d'un tournoi du Queen's et d'une saison complètement manqués.

Sa sortie du Queen's dès le premier tour, aux mains du 90e mondial, l'Australien Jordan Thompson, a été le point culminant d'une sombre année 2017 : Murray s'est arrêté au quatrième tour à Melbourne, a été sorti au deuxième tour à Indian Wells et à Rome, au troisième à Monte-Carlo et à Madrid, mais a atteint les demi-finales à Roland-Garros.

Cette neuvième défaite de la saison, la sixième contre un joueur en dehors du top 20, aura mis en lumière les difficultés physiques de l'Écossais, apparu lent et peu agressif sur le gazon londonien, à côté de son tennis, notamment avec un coup droit défaillant et un service peu efficace.

«C'est un coup dur, c'est certain», avait réagi Murray, éliminé dès le premier tour de trois de ses quatre derniers tournois. «Ce n'est pas idéal... Si je joue comme ça, je ne vais certainement pas remporter Wimbledon.»

Sa forme actuelle semble vraiment loin de celle de la fin de 2016, quand il avait terminé l'année par cinq tournois victorieux pour décrocher la place de numéro un mondial.

Dimanche, le Britannique, double vainqueur à Wimbledon, a tenu à rassurer... un peu, notamment sur l'état de sa hanche, son principal souci. «Je vais être en forme pour jouer sept matchs», assure le trentenaire, dont la compagne Kim attend leur deuxième enfant.

«J'ai rarement été dans cette position de me sentir mal seulement quelques jours avant un grand chelem. C'est évidemment un tournoi très important, donc on s'inquiète un peu. C'est un peu stressant de ne pas pouvoir s'entraîner pendant quelques jours», explique le Britannique, qui a terminé quelques entraînements dans la semaine en boitant légèrement.

«Cela me fait mal depuis quelques semaines et cela m'a posé beaucoup de problèmes pour effectuer certains coups et certains déplacements. C'est pour ça que j'ai dû faire une pause... Ça va beaucoup mieux depuis quelques jours», rassure le double vainqueur du grand rendez-vous londonien.

Demeurer au top

En cas de coup dur, Murray dispose de toute façon d'antiinflammatoires pour juguler la douleur... et rester numéro un mondial. Car malgré son début de saison manquée, Murray est resté en tête du classement ATP. L'année dernière, son année n'a décollé qu'à Wimbledon. N'ayant pas eu beaucoup de bons résultats à défendre sur la première partie de 2017, il n'a pas glissé au classement. 

L'Écossais ne semble pas vraiment inquiet. Il n'avait pas bien joué non plus avant Roland-Garros et avait tout de même atteint les demi-finales, où il avait été stoppé en cinq sets par Stan Wawrinka.

Et puis, le gazon est sa surface préférée. Et même si son expérience au Queen's a tourné court, à Wimbledon, il dispose d'un tableau assez calme jusqu'aux quarts de finale où il pourrait retrouver Stan Wawrinka. «C'est un peu comme à Roland-Garros, où je ne suis pas arrivé vraiment bien préparé. J'ai quand même trouvé un moyen d'aller mieux à chaque match, de bâtir la confiance chaque jour. J'espère que ce sera encore le cas ici.»

En espérant pour lui que tout ne s'effondrera pas dès lundi, contre le Kazakh Alexander Bublik, 134e mondial, en ouverture du tournoi.  AFP




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