Wawrinka tentera de freiner le roi de la terre battue

Le Suisse Stan Wawrinka, en quête d'un deuxième... (AP, Christophe Ena)

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Le Suisse Stan Wawrinka, en quête d'un deuxième titre à Roland-Garros, tentera d'empêcher Rafael Nadal de décrocher un dixième sacre sur la terre battue parisienne.

AP, Christophe Ena

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François Bontoux
Agence France-Presse
Paris

Rafael Nadal et Stan Wawrinka s'affronteront dimanche à Roland-Garros dans une finale de trentenaires, où le Suisse essaiera de répondre par une segunda à la tentative de decima du roi de la terre battue.

À 32 ans, Wawrinka sera le finaliste le plus vieux depuis Niki Pilic, qui était âgé de 33 ans quand il a été vaincu par Ilie Nastase, en 1973. Mais face au Majorquin, âgé de 31 ans et titré pour la neuvième fois en 2014 sur la terre battue parisienne, l'expérience ne sera évidemment pas un argument.

Nadal s'est qualifié en donnant une leçon en trois sets (6-3, 6-4 et 6-0) et à peine plus de deux heures au jeune Autrichien Dominic Thiem, le seul joueur qui l'avait battu cette saison sur terre battue. La première demi-finale a au contraire été un marathon (4h34) remporté 6-7 (6), 6-3, 5-7, 7-6 (3) et 6-1 par Wawrinka contre le Britannique Andy Murray (no 1 mondial).

Dimanche, l'Espagnol sera le grand favori, à cause de son bilan face au Suisse (15 à 3) et de l'impression toujours plus forte qu'il laisse à chaque tour. 

Wawrinka pourra toutefois s'appuyer sur son bilan impeccable en finales de grand chelem : trois victoires sur trois (Internationaux d'Australie en en 2014, Roland-Garros en 2015 et Internationaux des États-Unis en 2016).

«Pratiquement injouable à Roland-Garros»

À Melbourne, c'est contre Nadal diminué par une blessure au dos que Wawrinka avait remporté son premier trophée majeur. «Avec Rafa, ce match n'a rien changé. Il reste un monstre. Il est pratiquement injouable à Roland-Garros. Cela va être difficile. Mais sur une finale tout peut arriver», a dit le troisième joueur mondial.

«C'est clair que mentalement, quand j'arrive dans les finales de grand chelem, je suis capable de passer mon cerveau en mode automatique et de resserrer tous les boulons. Quand la confiance est là, je suis dur à battre», a ajouté «Stanimal».

«Neuf ou 10, ce n'est bien que 10 % de plus», a blagué Nadal, de son côté. L'Espagnol n'a perdu que 29 jeux dans tout le tournoi jusqu'ici.

«Je ne me soucie pas des jeux ou des sets que j'ai perdus ou pas. Tout ce dont je me soucie, c'est de bien jouer pendant tout le tournoi.»

Il s'agira de la 22e finale en grand chelem pour Nadal, ce qui lui permet de rompre l'égalité avec Novak Djokovic et de prendre seul le deuxième rang parmi les joueurs actifs, derrière les 28 de Roger Federer. S'il l'emporte dimanche, il s'agira d'un 15e titre en grand chelem. Il est présentement à égalité au deuxième rang avec Pete Sampras, derrière les 18 titres de Federer.

Vendredi, Nadal a rapidement amorti le choc attendu avec Thiem (7e mondial). L'Autrichien de 23 ans était le seul à l'avoir battu cette saison sur terre battue (en quarts de finale de Rome, il y a trois semaines). Et mercredi il avait puni le tenant du titre, Novak Djokovic, en trois sets.

Mais si Nadal n'est pour l'instant que no 4 à l'ATP, il est bien redevenu le no 1 sur la surface ocre.

«C'est un sentiment incroyable de revenir en finale ici à Paris, dans le tournoi le plus important de ma carrière», a dit l'Espagnol. «Wawrinka? Il joue un tennis incroyable, ça va être une finale très difficile.»  Avec AP

***

Raonic se sépare de Krajicek

Le Canadien Milos Raonic a annoncé vendredi la fin de sa collaboration avec l'ancien joueur néerlandais Richard Krajicek, son entraîneur depuis décembre. «Il s'agit d'une décision mutuelle», a indiqué le sixième joueur mondial sur son compte Twitter. Krajicek, vainqueur à Wimbledon en 1996, avait succédé à l'Espagnol Carlos Moya, qui a depuis rejoint l'encadrement de son compatriote Rafael Nadal. Cette séparation survient à quelques semaines de Wimbledon (3-16 juillet), où Raonic avait disputé, et perdu, la finale en 2016. L'Ontarien de 26 ans a été éliminé en huitième de finale à Roland-Garros et avait atteint les quarts de finale des Internationaux d'Australie en janvier.  AFP

***

Le court plutôt que la piste de danse

Jelena Ostapenko... (AP, Petr David Josek) - image 4.0

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Jelena Ostapenko

AP, Petr David Josek

Si les choses avaient pris une tournure un peu différente, Jelena Ostapenko serait peut-être en lice pour une compétition de danse quelque part en Lettonie, au lieu de se préparer à affronter Simona Halep en finale de Roland-Garros, samedi. De l'âge de 5 à 12 ans, elle avait comme passe-temps la danse et le tennis. Aux portes de l'adolescence, c'est le sport de raquette qui a prévalu. Vu ce qu'il y a à son agenda samedi, la joueuse de 29 ans a fait un bon choix. Elle aime toutefois encore danser, notamment la samba, qu'elle pratique quatre fois par semaine. Elle y voit des bénéfices pour la coordination au tennis, avec les petits pas. «Ça la fait se sentir bien. Elle aime ça, alors pourquoi ne pas continuer?» a indiqué son entraîneure Anabel Medina Garrigues. La Lettone est 47e mondiale, 43 rangs plus bas que Halep, qui sera la nouvelle reine du circuit avec une victoire, samedi.  AP




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