Ostapenko s'offre une finale comme cadeau

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La Lettone Jelena Ostapenko s'est offert tout un cadeau pour son 20e anniversaire, jeudi : une finale à Roland-Garros.

AP, David Vincent

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François Bontoux
Agence France-Presse
Paris

La Lettone Jelena Ostapenko s'est qualifiée jeudi pour la finale de Roland-Garros le jour de ses 20 ans, mais son adversaire de samedi, Simona Halep, n'est pas un cadeau.

La Roumaine est la meilleure joueuse de terre battue de la saison. Après sa victoire en demi-finale sur la Tchèque Karolina Pliskova (6-4, 3-6 et 6-3), Halep n'est plus qu'à un match de devenir numéro un mondiale à la place de l'Allemande Angelique Kerber.

Le premier billet pour la finale est revenu à Ostapenko grâce à sa victoire de 7-6 (4), 3-6 et 6-3 aux dépens de la Suissesse de 28 ans Timea Bacsinszky, dont c'était aussi l'anniversaire, jeudi. La présence à ce niveau de la Lettone, seulement 47e mondiale, est une énorme surprise. Favorisée par un bon tableau, elle est devenue la première joueuse non classée en finale depuis la Yougoslave Mima Jausovec, qui s'est inclinée en 1983 contre la septuple championne Chris Evert.

Coups à 122 km/h

Ostapenko n'a toujours pas gagné un titre sur le circuit. Le dernier joueur à avoir remporté son premier tournoi en carrière à Roland-Garros est le Brésilien Gustavo Kuerten, qui a soulevé le trophée le jour de la naissance d'Ostapenko.

Joueuse puissante - mesurés à 122 km/h, ces coups droits sont plus rapides que la moyenne du favori du tableau masculin, Andy Murray - à l'excellent revers à deux mains, championne de Wimbledon en juniors en 2014, Ostapenko en est seulement à sa deuxième participation chez les grandes à Roland-Garros. L'an passé, elle avait perdu au premier tour, comme dans les trois autres tournois majeurs.

Première Lettone à atteindre la finale du tournoi du grand chelem, elle a remporté de bonnes victoires depuis le début de la quinzaine parisienne, notamment sur la Danoise Caroline Wozniacki (12e mondiale) en quarts, sans croiser aucune joueuse du top 10.

Fidèle à sa méthode, Ostapenko a pris tous les risques jeudi avec ses frappes à plat, réussissant la plupart des coups gagnants (50 contre 22 à Bacsinszky) et commettant la majorité des fautes directes (45 à 19). «J'ai joué agressif et j'ai saisi mes occasions en tapant fort», a dit cette fan de samba, fille d'un footballeur, après avoir été gratifiée d'un «Joyeux anniversaire» chanté par le public du Central.

Halep : jeu Sur mesure pour la terre battue

Même si Ostapenko montre un aplomb étonnant, Halep pourra s'appuyer sur une expérience autrement plus solide, surtout sur terre battue. À 25 ans, la Roumaine retrouve la finale trois ans après son échec contre Maria Sharapova.

«J'espère que je jouerai mieux que lors de ma précédente finale et que je gagnerai cette fois-ci. Ce sera un gros défi contre une jeune joueuse talentueuse», a noté Halep.

Athlète de petite taille (1,67 m), Halep mise sur un jeu défensif fondé sur de formidables jambes et parfaitement adapté à la terre battue, un peu à l'image d'une Arantxa Sanchez dans les années 1990.  Avec AP

***

Un adversaire de taille : la gastronomie parisienne

Éliminée lundi au quatrième tour, le Croate Petra... (AFP, Christophe Simon) - image 3.0

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Éliminée lundi au quatrième tour, le Croate Petra Martic a célébré chacune de ses victoires à Roland-Garros en buvant un verre de vin français après ses matchs.

AFP, Christophe Simon

En tant qu'athlète professionnelle qui surveille ce qu'elle mange, Bethanie Mattek-Sands sait très bien qu'il est impossible d'éviter les douces effluves d'un stand de gaufres choco-noisette, aux abords du Stade Roland-Garros.

«Nous passions devant tous les jours», raconte l'Américaine de 32 ans, en référence à sa marche vers le titre du double en 2015, avec Lucie Safarova. «L'odeur se rendait même jusqu'aux terrains. Après notre victoire en finale, je n'avais pas d'autre destination en tête.»

Sergiy Stakhovsky, qui a surpris Roger Federer au deuxième tour de Wimbledon en 2013, aime tellement le vin qu'il joue dans un club de tennis de Bordeaux commandité par Château Pavie et Mouton Rothschild. L'Ukrainien de 31 ans y commande de 40 à 60 bouteilles.

On s'en doute bien, les tentations gastronomiques abondent en sol parisien : vin, crêpes, croissants, baguettes, pâtés, chocolat, macarons et bien plus. Certains joueurs disent résister. D'autres cèdent, parfois après leur dernier match, parfois avant. Des qualifications au quatrième tour, Petra Martic a ainsi célébré chaque gain avec un verre de vin français. Une fois éliminée, lundi, un reporter lui a demandé si elle allait changer sa routine. «J'ai quand même connu un très bon tournoi», a dit la Croate, classée 290e mondiale. «Il y a toujours une bonne excuse pour du vin rouge.»

John Isner, 21e tête de série, a un faible pour le restaurant L'Avenue, où il commande deux steaks. Le joueur de 6'10" et 238 livres est habitué aux formats américains. «Je suis du type Texas Roadhouse, 36 onces», mentionne le natif de Greensboro, en Caroline du Nord. «On mange très bien en Europe, particulièrement à Paris, mais je m'ennuie de la bouffe qu'on trouve aux États-Unis. Rien ne bat un bon Applebee's ou Carrabba's Italian Grill. Je m'ennuie de ça un peu.»  AP




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