Federer au sommet de son art

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Roger Federer a l'intention de tout donner en finale, quitte à être «incapable de marcher pendant cinq mois».

AFP, Peter Parks

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Agence France-Presse
Melbourne

Roger Federer était censé aller à Melbourne pour se remettre en jambes et en confiance en gagnant quelques matchs après la longue pause prise de juillet à janvier pour soigner un genou. D'autant que son numéro de tête de série élevé, le 17, lui réservait un parcours très escarpé. En réalité, le voilà à une victoire de son 18e titre du grand chelem.

Comme rajeuni par ses six mois loin du circuit, le Suisse de 35 ans s'est qualifié pour la finale des Internationaux d'Australie au terme d'un gros combat de cinq sets (7-5, 6-3, 1-6, 4-6 et 6-3) et de 3h04 contre son compatriote Stan Wawrinka. S'il gagne dimanche, il s'agira de son cinquième titre à Melbourne et de son premier en grand chelem depuis Wimbledon en 2012.

Federer est le joueur le plus âgé à atteindre la finale d'un tournoi majeur chez les hommes depuis Ken Rosewall, lors des Internationaux des États-Unis de 1974. L'Australien était alors âgé de 39 ans.

«Jamais je ne pensais aller aussi loin en Australie. C'est magnifique», a dit Federer aux spectateurs du stade Rod Laver. En finale, il affrontera son vieux rival Rafael Nadal ou le Bulgare Grigor Dimitrov, qui disputaient l'autre demi-finale dans la nuit de jeudi à vendredi (heure du Québec).

«Peu importe qui sera mon adversaire, ce sera un moment spécial», a assuré Federer. «Tout ce qui m'intéresse, c'est de savoir que je peux gagner. L'adversaire de l'autre côté du filet n'a pas d'importance. Je vais tout donner ici en Australie, et si je suis ensuite incapable de marcher pendant cinq mois, ce sera correct.»

Tableau difficile

Federer a dû puiser dans ses réserves pour accéder à sa 28e finale majeure, sa première depuis les Internationaux des États-Unis en 2015 et sa première en Australie depuis son succès de 2010. Avec sa tête de série élevée (17e), il a dû se frayer un chemin dans un tableau difficile, battant le 10e mondial Tomas Berdych dès le troisième tour, puis Kei Nishikori (5mondial) en huitièmes de finale. Contre Wawrinka (4e mondial), on a bien cru qu'il allait payer les efforts consentis depuis 12 jours.

Pendant deux sets, il a offert aux spectateurs un tennis éblouissant, jouant l'offensive à tout-va pour empêcher Wawrinka de respirer, un peu comme lors de sa démonstration du troisième tour contre Berdych.  Le vainqueur des derniers Internationaux des États-Unis est toutefois remonté à deux manches partout en jouant le tout pour le tout du fond du court.

Dans le cinquième set, c'est Wawrinka qui a eu les deux premières balles de bris au troisième et cinquième jeux, mais c'est lui aussi qui a craqué au sixième, sur une double faute. «Dans le cinquième, Stan avait la main dans l'échange, il fallait que je reste dans le coup, je savais que ça pouvait tourner en prenant un risque sur quelques retours. Je ne peux pas dire que je méritais de faire le bris au moment où ça s'est produit, mais c'est ainsi», a reconnu Federer.

Rare temps mort médical

Wawrinka avait pris un temps mort médical après deux sets pour se faire poser un bandage sous un genou, Federer en a fait de même après quatre manches. «J'ai quelque chose à la jambe depuis le début du tournoi, je me suis dit :  "Je ne prends jamais de temps mort médical et Stan a déjà pris le sien, alors...» a-t-il expliqué avec un sourire. «Ma jambe n'était ni mieux ni moins bien qu'au début du match. Ça ne va pas m'affecter dimanche. Ces temps morts médicaux sont plus mentaux qu'autre chose. Les gens savent bien que je n'en abuse pas.»

«Peu importe qui sera mon adversaire, ce sera un moment spécial, a déclaré Federer. Ce sera soit un autre duel épique contre 'Rafa', soit un match contre un rival qui sera en quête de son premier titre à vie à un tournoi majeur. Tout ce qui m'intéresse, c'est de savoir que je peux gagner. L'adversaire de l'autre côté du filet n'a pas d'importance. Mais je suis conscient de toute la magnitude entourant le match contre Nadal.

«Je vais tout donner ici en Australie, et si je suis ensuite incapable de marcher pendant cinq mois, ce sera correct.»  Avec AP

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