Dodin remporte la Coupe Banque Nationale

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Il s'agit d'un premier triomphe en carrière sur le circuit de la WTA pour Océane Dodin.

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(Québec) Océane Dodin en a «bavé» un coup, mais elle a surclassé Lauren Davis, dimanche, pour remporter son premier titre de la WTA en carrière. Celle qui a fait rire les journalistes de Québec toute la semaine a versé des larmes de joie en étreignant son père et entraîneur, tout de suite après le match.

La Française a gagné 6-4 et 6-3, pointage qui représente mal l'allure de la rencontre, chaudement disputée.

En conférence de presse, Dodin avait le sourire facile. Elle a eu une pensée pour son premier duel du tournoi, contre Naomi Broady, où elle a tiré de l'arrière 0-3 au troisième set. «J'ai réussi à le gagner. Et il m'a vraiment libéré, il m'a mise en confiance. Je me suis vraiment sentie très, très bien tout au long de ce tournoi.»

Ça ne l'a pas empêchée d'avoir peur, dimanche. Surtout lorsqu'elle a servi pour le championnat. Trois balles de match lui ont été nécessaires. Sa nervosité était palpable depuis la galerie de presse. «Ouais, je vais pas le cacher, j'étais énormément nerveuse», a-t-elle admis en riant. «C'était 40-15, j'avais fait un bon jeu jusque-là... Et là, je fais ma première petite double [faute]. La petite double de la trouille, ça arrive à tout le monde. Ensuite, il y a un échange et je n'attaque pas assez. Je me dis : "elle va peut-être faire la faute". Eh ben non, elle ne fait pas la faute. Et là, j'ai vraiment eu très peur parce que ça aurait été dur de faire un troisième set en ayant eu deux balles de match. J'essayais juste de ne pas y penser.»

Dodin connaît une séquence irrésistible. Elle avait remporté sa précédente compétition, un tournoi ITF de 25 000 $. Rien à voir avec la Coupe Banque Nationale, toutefois. «Entre un 25 000 $ et un 250 000 $, c'est pas du tout pareil. On rajoute des petits zéros à la fin», a dit l'athlète de 19 ans, toujours en riant. Elle a reçu un chèque de 43 000 $ pour sa victoire.

Le meilleur public

Dodin a senti l'appui des spectateurs tout au long de la semaine. «Le meilleur public que j'aie connu depuis la début de ma petite carrière», a-t-elle dit à la foule. Elle devient la troisième championne française de l'histoire du tournoi, après Nathalie Tauziat la première année (1993) et Marion Bartoli en 2006. 

La championne du 24e tournoi de la WTA à Québec rentrera chez elle pour une semaine, où elle compte «prendre une petite coupe de champagne et un petit gâteau» avec sa famille pour célébrer son triomphe. «Je ne suis pas fêtarde, alors je ne vais pas faire la fête!» a prévenu Dodin. Elle retrouvera aussi sa mère, restée derrière en raison de sa peur de l'avion.

Grâce à sa victoire, l'actuelle 132e joueuse mondiale pourrait réaliser l'un de ses objectifs de la saison : atteindre le top 100. Si elle y parvient, elle se retrouvera directement dans le tableau principal des Internationaux d'Australie, en janvier.

Après avoir joué sept matchs depuis samedi en incluant les qualifications, Davis aurait pu invoquer la fatigue pour expliquer sa défaite. Elle a plutôt louangé son adversaire. «Je n'étais pas fatiguée. Je pense qu'elle a juste vraiment très bien joué. Il n'y avait pas grand-chose que je pouvais faire. J'ai essayé de varier mes coups, mais elle s'est très bien comportée», a analysé l'Américaine de bientôt 23 ans, qui disputera ses prochains tournois en Europe.

Autant Davis que Dodin semblent vouloir revenir en 2017. «De toute façon, j'aurai des points à défendre!» a lancé la Française.

Les Tchèques Hlavackova et Hradecka couronnées en double

Les premières favorites, les Tchèques Andrea Hlavackova (à... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 3.0

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Les premières favorites, les Tchèques Andrea Hlavackova (à gauche) et Lucie Hradecka, n'ont pas fait mentir leur réputation en enlevant les grands honneurs en double.

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Pas besoin d'être comme les deux doigts de la main pour former une paire redoutable. Les Tchèques Andrea Hlavackova et Lucie Hradecka l'ont prouvé, dimanche, en remportant le double de la Coupe Banque Nationale, au PEPS.

«Je crois que vous devez bien vous entendre [pour avoir du succès]. Mais pas besoin d'être les meilleures amies», a indiqué Hlavackova après la rencontre. «Car nous ne le sommes pas. Mais il faut être en bons termes et avoir du bon temps à l'extérieur du terrain pour que la chimie opère une fois sur le court. C'est ce que nous avons fait cette semaine. [...] C'est une preuve que si vous avez du plaisir, les résultats vont suivre.»

Les premières favorites ont battu le duo russe formé d'Alla Kudryavtseva et d'Alexandra Panova, troisièmes favorites, en deux manches identiques de 7-6 (2). Une première victoire ensemble cette saison pour les Tchèques, elles qui ont pourtant connu beaucoup de succès en 2016, comme une finale aux Internationaux d'Australie et une demi-finale aux Jeux olympiques de Rio. Hlavackova a aussi gagné deux autres tournois avec autant de partenaires différentes

Plus de secret

Pour ces spécialistes du double, les rencontres corsées n'ont plus de secret. «Avec le pointage sans avantage et les super bris d'égalité, on joue beaucoup de matchs serrés contre toutes sortes d'adversaires. Un match facile, c'est vraiment rare. Alors évidemment, notre expérience nous a aidées cette semaine», a expliqué Hlavackova, qui s'est faite la porte-parole du duo, puisque Hradecka devait se rendre rapidement à l'aéroport après la rencontre.

Les gagnantes sont d'ailleurs venues bien près de perdre dès la deuxième ronde, alors que la Québécoise Françoise Abanda et la Russe Elena Bovina - pourtant à leur première expérience ensemble - les ont poussées au super bris d'égalité, sorte de troisième manche raccourcie.

Sur le circuit de la WTA, il s'agit d'un 20e titre en carrière pour Hradecka et d'un 18e pour Hlavackova. Mais d'un premier ensemble depuis leur victoire au US Open, en 2013.

Une façon aussi de prendre leur revanche sur Kudryavtseva, qui les avait battues en finale du Challenge Bell (ex-Coupe Banque Nationale) avec Anastasia Rodionova, en 2013. Les deux Tchèques s'étaient aussi affrontées en finale l'année suivante, à l'avantage de Hradecka (avec Mirjana Lucic-Baroni).

Elles sont donc des habituées de Québec. Ce qui amène l'éternelle question : seront-elles de retour l'an prochain? «Je l'espère, a répondu Hlavackova. C'est un excellent tournoi. J'adore venir ici.»

Le développement des Canadiennes privilégié

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Pierre-Luc Tessier

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La Coupe Banque Nationale continuera de privilégier le développement des joueuses canadiennes à la venue de vedettes internationales, ont indiqué les deux hommes forts du tournoi, dimanche.

«Ce qu'on remarque, c'est que le tournoi fonctionne avec le talent local», a expliqué Eugène Lapierre, vice-président chez Tennis Canada. «À moins d'avoir Venus ou Serena... Elles se comptent peut-être sur les doigts d'une main, les joueuses qui peuvent vraiment porter le tournoi. Mais t'amènes [Françoise] Abanda, et si elle fait bien jusqu'à la fin, tu vas remplir la place. Et bien sûr Eugenie. Ce sont nos joueuses qui vont faire ça.»

Le directeur recrue du tournoi, Pierre-Luc Tessier, assure ne pas regretter la venue d'Eugenie Bouchard, malgré son effondrement en deuxième ronde, jeudi. «On ne regrettera jamais d'amener Eugenie à Québec. Et si elle veut revenir, on va l'accueillir les bras ouverts», a lancé le remplaçant de «Jack» Hérisset.

L'édition 2016 a connu un bon succès d'achalandage, dont sa première salle comble au PEPS, lors de l'entrée en scène de Bouchard. Une hausse marquée par rapport à l'an dernier, où le tournoi devait se battre contre l'ouverture du Centre Vidéotron.

Le retour de Tennis Canada s'est aussi bien déroulé, a dit Tessier. Québecor a vendu le tournoi à l'organisme sportif en mai. «Ils sont arrivés cette année en observateur, a-t-il indiqué. Le but de Tennis Canada, c'est de laisser de plus en plus la gang de Québec travailler. Ç'a super bien été.»

L'équipe aura bientôt les yeux tournés vers le 25e anniversaire du tournoi. «Ça va se fêter pas mal», a prévenu Tessier. Entre autres changements, il prévoit un nouveau look pour les installations à l'entrée du PEPS. Les courts pourraient aussi être couverts d'une nouvelle surface, plus lente. L'organisation souhaite des échanges plus longs.

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