Finale en contrastes à la Coupe Banque Nationale

À 5'2'', l'Américaine Lauren Davis concède 10 pouces... (Le Soleil, Erick Labbé)

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À 5'2'', l'Américaine Lauren Davis concède 10 pouces à son adversaire en finale, la Française Océane Dodin.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) La Française Océane Dodin et l'Américaine Lauren Davis s'affronteront dans un duel tout en contrastes, dimanche (16h), en finale de la Coupe Banque Nationale.

Principale distinction entre les deux joueuses: leur taille. Avec ses 5'2'', Davis concède 10 pouces à son adversaire de 6'. Leurs styles de jeu diffèrent en conséquence. Davis mise sur sa vitesse, son énergie et sa régularité, tandis que Dodin possède grâce et puissance.

Les qualités de l'une ne sont toutefois pas forcément les défauts de l'autre. Davis étonne par sa force de frappe; Dodin se déplace avec agilité.

Leurs personnalités semblent aussi aux antipodes. La Française est candide et loquace; l'Américaine est réservée, voire timide.

Dans la première demi-finale, samedi, Dodin est venue à bout de Julia Boserup au terme d'une bataille de 6-4, 3-6 et 6-2. Une neuvième victoire consécutive pour la Française, qui atteint ainsi sa première finale dans la WTA.

«Vous avez gagné! Je vous le dis, c'est officiellement ma plus belle semaine en carrière!» a-t-elle rigolé avec les journalistes, qui lui demandent depuis quelques jours où se situe ce tournoi dans son palmarès de réussites. «Mais ce n'est pas fini. Je reste concentrée. Il reste encore un match pour aller chercher ce tournoi. Et j'espère vraiment y arriver.»

La grande brune a utilisé à fond l'une de ses armes: son service. Elle a réussi 17 as dans ce match, un record personnel, croit-elle. «Normalement, si j'en fais 10, je suis contente. [...] J'ai vu qu'elle était vachement près de la ligne de fond. Du coup, j'arrive à mieux trouver les angles que contre une fille qui reste plus loin derrière. Bon, tant pis pour elle!» a lancé Dodin avant d'éclater de rire.

La sympathique athlète de 19 ans s'attire les faveurs du public, et ça ne lui a pas échappé. Elle a même réservé un compliment aux spectateurs dans son entrevue d'après-match. «C'est mieux qu'à Roland-Garros!» a-t-elle scandé, insistant en conférence de presse sur l'importance de la proximité entre joueuses et amateurs.

«J'avais l'impression d'être beaucoup plus soutenue qu'elle et ça m'a fait plaisir. Car dans les moments de crispation, le public aide vraiment.»

À l'image de Beck

Lors du deuxième duel, Davis a vaincu Tereza Martincova, diminuée par une blessure à la cuisse. La Tchèque s'est tout de même battue avec hargne, s'avouant vaincue après une lutte de deux heures et 25 minutes. La marque: 6-3, 6-7 (2), 6-2.

Le jeu de Davis rappelle celui de la championne en titre, Annika Beck. Même si elle ne l'a jamais affrontée, l'Américaine a souvent entendu parler de l'Allemande. Pour une bonne raison. «Les gens me confondent avec elle tout le temps», a-t-elle indiqué. «J'imagine qu'on se ressemble. Et nous avons le même commanditaire!»

Ce sera un premier duel entre Davis et Dodin. Un saut dans l'inconnu. «Je l'ai vu jouer  quelques fois. Elle frappe la balle durement, a un gros service. J'ai une bonne préparation, car j'ai affronté Sam [Crawford] en deuxième ronde», a expliqué Davis, gagnante de l'Orange Bowl en 2010.

Douloureuse défaite pour Tereza Martincova

Tereza Martincova a souffert de crampes aux jambes... - image 3.0

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Tereza Martincova a souffert de crampes aux jambes dès le début de son match.

Ennuyée par une blessure à la cuisse gauche, Tereza Martincova croit n'avoir jamais pu se faire justice, samedi à la Coupe Banque Nationale, lorsqu'elle a perdu en trois manches sa demi-finale contre Lauren Davis.

«Ç'a commencé avec des crampes. C'est le muscle, rien de spécial. Mais c'est tellement difficile de jouer avec cette douleur», a dit la Tchèque, qui portait un bandage dès le début du duel. «Je me sentais vraiment mal en début de match. Mais après un peu de physio, ça allait beaucoup mieux.» Pour un temps seulement.

Martincova a ressenti de l'inconfort après son match quart de finale de la veille. Et pendant sa rencontre contre Davis, la douleur a même gagné sa cuisse droite.

À cela s'ajoute la fatigue accumulée. En une semaine, elle a disputé deux matchs en qualifications, puis quatre autres dans le tableau principal en comptant celui de samedi. Tout comme Davis, d'ailleurs.

«C'est la première fois que je joue autant en si peu de temps», a dit Martincova, 233e joueuse mondiale, qui vient de vivre un tournoi «incroyable».

La malchance

De son côté, Julia Boserup a appris à ses dépens la véracité de l'adage «une bonne joueuse fait sa chance» dans sa défaite de samedi. En troisième manche, Océane Dodin a remporté deux jeux consécutifs sur des balles qui ont touché le haut du filet avant de tout juste glisser du côté de l'Américaine.

«Malheureusement, c'est le tennis», a commenté Boserup, souriante malgré tout. «Je suis sûre que j'ai déjà vécu ça du bon côté. Mais on y pense seulement quand ça va contre vous. Je ne crois pas que c'est ce qui a décidé du résultat. Mais c'est dur à avaler quand ça arrive.»

Malgré sa défaite, Boserup n'a pas à rougir de sa performance dans ce match intense. «Je suis déçue de perdre, bien sûr. Mais j'ai tout donné aujourd'hui. Les deux premiers sets ont été de très haute qualité. [...] Mon niveau a un peu baissé dans le troisième. C'est quelque chose sur quoi je dois travailler», a expliqué la Californienne de 25 ans, heureuse de sa semaine à Québec, où elle a atteint les demi-finales pour la première fois dans la WTA.

On devrait revoir Martincova et Boserup en 2017. «Je reviendrai», a dit la première. «J'ai hâte à l'an prochain. C'est un de mes arrêts préférés sur le tour. C'est une si belle ville et l'événement est très bien dirigé», a affirmé la deuxième.

Double : la logique (presque) respectée

Pendant que la compétition en simple s'est avérée une boîte à surprises, celle du double a (presque) respecté la logique, à la Coupe Banque Nationale. Dimanche (13h30), en finale, la paire favorite affrontera les troisièmes têtes de série. Ces dernières, les Russes Alexandra Panova et Alla Kudryavtseva, ont vaincu samedi le duo classé deuxième, l'Argentine Maria Irigoyen et la Tchèque Barbora Krejcikova (championne l'an dernier), en deux manches de 6-4. Les Russes doivent maintenant se mesurer aux redoutables Tchèques Andrea Hlavackova (11e au monde) et Lucie Hradecka (13e). Championne à Québec en 2014, Hradecka a remporté 19 tournois de la WTA et 34 de l'ITF en double en carrière. Sa compatriote Hlavackova a presque aussi bien fait (17 et 19).

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