Carré d'as inattendu à la Coupe Banque Nationale

La Française de 19 ans Océane Dodin a... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

La Française de 19 ans Océane Dodin a tout pour plaire aux amateurs : un jeu d'attaque, un service puissant, une personnalité attachante et un rire contagieux. Avec l'élimination des favorites, elle reconnaît obtenir une chance incroyable.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Avec les huit favorites sorties dans les deux premières rondes, la Coupe Banque Nationale présentera un carré d'as sous le signe de la découverte, samedi. Voici les quatre meilleures joueuses de la semaine. Quatre invitées-surprises!

La charmante cousine

Océane Dodin (132e au monde): La Française gagne en confiance à chacune de ses victoires. Elle sera donc gonflée à bloc pour sa demi-finale contre Julia Boserup. Car la grande brune de 19 ans surfe sur une séquence de huit gains, elle qui a remporté son tournoi précédent, une compétition de l'ITF à Barcelone.

Vendredi, elle a battu 6-2, 6-4 la Belge Alison Van Uytvanck, quart de finaliste à Roland-Garros l'an dernier. «C'est une bonne adversaire qui a un très bon service. Et avec toutes ses balles coupées, j'avais du mal à faire des coups gagnants», a expliqué Dodin, dont c'était le premier quart de finale dans la WTA. «Le score peut paraître facile, mais mentalement, c'était très compliqué.»

Dodin a tout pour plaire aux amateurs : un jeu d'attaque, un service puissant, une personnalité attachante et un rire contagieux. Avec l'élimination des favorites, elle reconnaît obtenir une chance incroyable. Mais il y un revers à la médaille. «Ça peut mettre de la pression parce qu'on joue contre des filles qui ne sont pas hautes au classement. Tous les matchs sont [entre des joueuses] vraiment rapprochés. C'est très dur psychologiquement.»

Se faire un nom

Julia Boserup... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 4.0

Agrandir

Julia Boserup

Le Soleil, Patrice Laroche

Julia Boserup (125e au monde): Elle connaît les meilleurs moments de sa carrière dans les derniers mois. En juin, l'Américaine de 25 ans a atteint le troisième tour à Wimbledon après être passée par les qualifications. Et la voici dans sa première demi-finale en WTA.

Vendredi, elle est venue à bout de la jeune Cici Bellis au terme de l'un des matchs les plus relevés de la semaine. Boserup s'est imposée 7-6 (0) et 6-4. «Je crois que j'ai joué à un très bon niveau, a dit la gagnante. Cici aussi. Tous les points ont été une bataille.»

Dans le «duel des 1,80 m», Boserup affrontera samedi une Dodin qui l'a battue plus tôt cette année. Souhaitons-nous une lutte semblable à celle d'Eastbourne, où la Française a gagné 6-3, 2-6 et 6-3 après trois heures.

Voilà une chance pour Boserup de se faire un nom. Mais l'absence des favorites ne change rien, assure la Californienne. «Tous les matchs sont difficiles, peu importe contre qui on joue. Je ne regarde pas vraiment le tableau à l'avance.»

Qualifiée... et favorite

Lauren Davis (104e au monde): La petite Américaine de 5'2'' est passée sous le radar, mais on avait tort de l'ignorer. En juillet, elle a atteint la finale à Washington, tournoi du niveau de Québec. En deuxième ronde, elle y a battu Monica Puig, éventuelle championne olympique.

Chez nous, elle est passée par les qualifications : elle croyait d'abord se rendre en Asie et s'est inscrite trop tard. Avec son 104e rang, elle aurait pu être admise dans le tableau principal. L'athlète de 22 ans est d'ailleurs la mieux classée des demi-finalistes, chose étrange pour une qualifiée. Elle assure ne pas ressentir la pression d'une favorite. «Je veux juste m'amuser, m'améliorer à tous les jours», a dit d'une voix timide l'ex-43e au monde, vendredi.

Dans un autre match intense, Davis a utilisé sa vitesse pour vaincre la Russe Alla Kudryavtseva 6-3 et 7-6 (4). «Je crois que j'ai été un peu trop hésitante, tout comme elle. Mais c'était très compétitif. Je suis très contente de la façon dont je me suis battue.»

La surprise des surprises

Tereza Martincova (233e au monde): Dans cette semaine fertile en rebondissements, la joueuse de 21 ans représente l'ultime surprise.

Vendredi soir, elle a vaincu l'Américaine Jessica Pegula 6-3, 7-6 (7). La plus grande victoire de sa carrière. «Je suis plus positive. Et quand vous êtes plus positif, c'est plus facile de bien jouer.»

Martincova a ressenti toute la pression du moment lorsqu'elle a servi pour la victoire à 6-5. Elle a perdu une balle de match et Pegula a créé l'égalité. Au bris, deux autres balles décisives lui ont échappé avant qu'elle ne ferme les livres. «J'étais très nerveuse. Ç'a été tellement difficile. Mes mains tremblaient!»

Tout comme Davis, elle est passée par les qualifications. Que sait-elle de son adversaire en demi-finale? «Rien», a-t-elle répondu en riant. «Non, ce n'est pas vrai. On s'est entraînées ensemble au début de la semaine. Mais ce n'est pas pareil...»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer