«Je ne pense pas qu'elle va barrer Québec»

Selon Pierre-Luc Tessier, le directeur de la Coupe... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Selon Pierre-Luc Tessier, le directeur de la Coupe Banque Nationale, Eugenie Bouchard gère très mal sa nervosité.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Malgré sa débandade de jeudi, Eugenie Bouchard ne boudera pas la Vieille Capitale dans les prochaines années, croit le directeur de la Coupe Banque Nationale, Pierre-Luc Tessier.

«Je ne pense pas qu'elle va barrer Québec», a affirmé Tessier, vendredi. «Si elle a besoin de gagner, c'est un tournoi parfait pour elle.»

Tessier n'avait pas discuté avec Bouchard depuis sa défaite lorsqu'il s'est adressé aux journalistes, en début d'après-midi. «On la laisse un peu décanter. On aura sûrement des contacts avec elle dans une couple de jours», a-t-il dit, répétant avoir été déçu par le jeu et l'attitude de l'athlète.

Jeudi soir, «Genie» a connu toutes sortes d'ennuis sur le terrain, en route vers une défaite sans appel de 6-2 et 6-3 contre la Russe Alla Kudryavtseva, 162e au monde. À partir du milieu de la première manche, son découragement était palpable à la fin de chaque échange ou presque.

Après la rencontre, elle a quitté le terrain sans saluer la foule, puis le PEPS sans parler aux journalistes. La représentante de la WTA présente à Québec a tout tenté pour la retenir, puis pour la faire revenir après son départ. Sans succès. Bouchard risque d'être mise à l'amende.

Sous la pression, quand ça va mal, l'athlète de 22 ans est incapable de trouver des solutions, analyse Tessier. Elle gère très mal sa nervosité.

La meilleure joueuse canadienne n'est pas venue de reculons à Québec, assure-t-il. «Je lui ai parlé à Indian Wells [en mars] et à Montréal [en août], et elle était hyper contente de venir. Lors de son point de presse jeudi dernier, on s'est parlé une dizaine de minutes et elle était heureuse d'être là.»

«Situation pas facile»

Celui qui a déjà dirigé Stéphanie Dubois et Aleksandra Wozniak demeure fort optimiste pour Bouchard : elle gagnera un jour un tournoi du grand chelem. «J'en suis sûr et certain.»

Mais rien ne presse, doit comprendre celle qui avait brillé en 2014. Cette année-là, Bouchard a atteint la finale de Wimbledon, ainsi que les demi-finales des Internationaux d'Australie et de Roland-Garros. Avec une cinquième place au classement mondial à la clé.

«Elle vit une situation pas facile», avait dit Tessier après le match, jeudi. «T'atteins des succès très rapidement et tout à coup, ça te glisse entre les mains un petit peu. Retrouver ce succès-là, des fois, tu veux que ça arrive trop vite et t'essaies d'en faire plus. Autant sur le terrain qu'en dehors, elle réagit nerveusement à plein de choses. Je pense que c'est la pression qu'elle se met sur elle-même. [...] Si j'étais elle, j'essaierais de prendre mon temps, d'y aller une journée à la fois.»

À seulement 22 ans, Bouchard peut prendre exemple sur toutes ces joueuses qui brillent à la fin de la vingtaine et au début de la trentaine. Dans les dernières années, Serena Williams, Francesca Schiavone, Samantha Stosur, Angelique Kerber et Flavia Pennetta, entre autres, ont toutes remporté un (ou plusieurs) tournoi majeur à cet âge.

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