Abanda élimine Barthel

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À sa cinquième participation à Québec, Françoise Abanda a enfin une première victoire en poche.

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(Québec) Pour la première fois de sa carrière, Françoise Abanda a gagné au tournoi WTA de Québec. Et de belle façon, 7-6 (7) et 6-4 aux dépens de Mona Barthel, sixième favorite et ancienne 23mondiale.

«Je me sentais bien, mais ce n'était pas mon meilleur tennis à vie. J'ai fait ce qu'il fallait pour obtenir la victoire. Mais j'ai eu des matchs plus mémorables et peut-être que ça pourrait se faire cette semaine, ici», a commenté la jeune Montréalaise après la rencontre.

Malgré son flegme habituel, on a senti une part de jubilation poindre dans ses réponses d'après-match. Sinon, comment expliquer qu'elle d'ordinaire réservée devant les journalistes ait de son propre chef sollicité une dernière question avant de rentrer au vestiaire?

Cinquième participation

À seulement 19 ans, Abanda en est déjà à sa cinquième participation à la Coupe Banque Nationale, anciennement Challenge Bell. Elle avait hérité de lourds contrats en première ronde dans le passé, affrontant Venus Williams en 2014 et Mirjana Lucic-Baroni en 2015, alors championne en titre.

«Je suis en début de carrière, je suis encore jeune. Les autres fois que j'ai participé à Québec, je n'avais pas beaucoup d'expérience chez les pros et j'ai affronté les joueuses les mieux classées de toute ma carrière. Je pense que l'expérience commence à se bâtir en moi et si ça continue comme ça, je peux aller encore plus loin cette semaine», a-t-elle prédit.

Barthel n'avait rien d'une adversaire facile. L'Allemande de 6' 1'' a atteint la 23e position du classement mondial en mars 2013, six mois après avoir été demi-finaliste à Québec. Au début de cette année, Barthel pointait 45e au monde.

Mais un mystérieux virus s'est attaqué à ses muscles et à son système nerveux pour la garder alitée sept semaines et l'empêcher de jouer pendant quatre mois. La joueuse de 26 ans est maintenant 114e.

Abanda ne portait toutefois pas de complexes de son 201e rang mondial. Après avoir mené la première manche 3-0, elle a dû briser le service de Barthel à 4-5 pour éviter de perdre le set. «J'ai joué une joueuse de très haut niveau, j'ai gardé ma concentration tout au long et j'ai eu la victoire. C'était mon objectif», a résumé la gagnante.

Elle évitait de s'emporter pour cette première victoire, pensant déjà à son duel contre l'Américaine Jessica Pegula (161e), tombeuse d'Aleksandra Wozniak, lundi. «Un autre match gagnable», selon Abanda. Surtout qu'elle a eu le dessus sur Pegula lors de leur seul affrontement, 6-3 et 6-3, en février.

Les têtes de série roulent, la championne en titre écartée

Les surprises se multiplient en ce début de semaine à la Coupe Banque Nationale de tennis de Québec. Cinq des six premières têtes de série se sont fait montrer la sortie dès la première ronde.

Dont la championne en titre, l'Allemande Annika Beck (38e mondiale), vaincue mardi 2-6, 7-5 et 6-3 par la Tchèque Barbora Stefkova (176e). 

Dire que Stefkova, battue au second tour des qualifications dimanche, n'a obtenu sa place dans le tableau principal qu'au profit du désistement de dernière minute de Bethanie Mattek-Sands, lundi.

«On savait que tous les matchs seraient serrés, qu'on n'aurait pas de 6-0 et 6-0», a commenté le directeur du tournoi, Pierre-Luc Tessier, ne s'affirmant pas si surpris. «On n'espère pas que les meilleures perdent, mais on savait que ce serait serré et qu'on aurait un bon spectacle.»

Tessier souligne que le classement ne fait pas foi de tout. «Souvent, les gens regardent le classement et voient la 160e au monde contre la 50e. Mais ce qu'il faut regarder, c'est où elles étaient il y a cinq mois. Si la joueuse était 500e et qu'elle est rendue 160e, elle est en pleine ascension, alors elle est dangereuse», fait-il valoir. Il donne en exemple Jelena Ostapenko finaliste à Québec l'an passé comme 101e au monde et maintenant classée 40e.

Bien mauvaise journée

La journée de mardi a commencé du mauvais pied pour les favorites quand l'Allemande Julia Goerges (59e), quatrième favorite, s'est inclinée 6-4 et 7-6 (1) aux mains d'Ekatarina Alexandrova (148e). Goerges avait été demi-finaliste à deux reprises à Québec, en 2009 et 2014.

Puis au tour de la Britannique Naomi Broady (78e), cinquième favorite, qui a baissé pavillon 2-6, 6-4 et 6-4 devant la Française de 19 ans Océane Dodin (132e). Trois en trois dans le même après-midi! Quatre avec la troisième favorite, la Croate Mirjana Lucic-Baroni (54e), éliminée lundi soir en deux manches contre la qualifiée Danielle Lao (365e), une Américaine. Puis, en fin de soirée, la Canadienne Françoise Abanda éliminait la sixième favorite, Mona Barthel.

Les numéros 2, 3, 4, 5 et 6 sont donc déjà parties! Le tableau s'ouvre donc pour Eugenie Bouchard (48e) avant même que la favorite du tournoi ait disputé son premier match en simple. Ce sera mercredi soir. «On ne se le cachera pas, on veut qu'Eugenie gagne. Ça peut être son tournoi!» espère Tessier.

Eugenie s'entraîne en jouant

Eugenie Bouchard a préféré jouer un match de... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 4.0

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Eugenie Bouchard a préféré jouer un match de double plutôt que de s'entraîner, mardi. Et même si elle a perdu, elle n'y voyait que du positif à l'aube de son match de mercredi soir.

Le Soleil, Yan Doublet

Eugenie Bouchard a effectué son tour de chauffe, mardi soir, au PEPS. Une défaite en double qui tenait lieu d'entraînement pour la première favorite du tableau en simple de la Coupe Banque Nationale. La fièvre commence à monter chez les amateurs.

«J'ai pensé que ce serait bon de jouer un autre match devant les fans ici et aussi bon pour moi d'avoir du plaisir et de jouer un premier match», a-t-elle expliqué, après le revers de 6-4 et 6-4 aux mains des Russes Alla Kudryavtseva et Alexandra Panova. «Au lieu de pratiquer aujourd'hui, j'ai joué un match de double.»

Bouchard faisait équipe avec l'Américaine Jessica Pegula, qui a vaincu Aleksandra Wozniak en simple lundi. Bouchard et Pegula ont joué ensemble en 2012 et avaient gagné le tournoi challenger de Dothan, en Alabama. Seul titre de double en carrière pour Bouchard, qui dit d'ailleurs vouloir «jouer un peu plus de double dans le futur» pour améliorer son simple.

Ils étaient 751 spectateurs venus voir la coqueluche du tennis québécois en action à l'Université Laval. Plus que pour Wozniak la veille. Mais déjà, mardi soir, 2240 des 2700 sièges avaient trouvé preneur pour la session de mercredi soir. Où Bouchard, âgée de 22 ans et 48e raquette au monde, affrontera Mandy Minella, Luxembourgeoise de 30 ans classée 108e.

Bouchard est surtout semée première tête de série, dans ce tournoi de troisième échelon à 250 000 $ en bourses. Et maintenant que les favorites 2, 3, 4, 5 et 6 sont éliminées, une autoroute s'ouvre pour la Westmountaise jusqu'à dimanche.

Du jeu relevé

«Je ne pense pas déjà à la finale, c'est beaucoup trop loin pour moi», assure-t-elle pourtant. «On voit ça souvent où les têtes de série perdent. Ça arrive beaucoup ces temps-ci, parce que toutes les joueuses peuvent avoir un très bon niveau. Un signe qu'il faut être prête pour tout dès la première ronde.»

De là l'idée de jouer une rencontre de double avant. «Je pense que tout le monde est un peu nerveuse avant le tournoi et tu n'as pas de match avant. On ne sait pas trop quoi attendre. Alors en jouant le double ce soir, peut-être ça va m'aider un peu», a développé Bouchard.

Elle a bien fait rire la poignée de journalistes quand, questionnée sur le récent triomphe de Félix Auger-Aliassime aux Internationaux juniors des États-Unis, Bouchard a convenu que l'exploit était impossible à ignorer. «Tu ne peux pas ne pas le savoir, il est sur l'écran durant le match! Alors tout le monde est au courant», a-t-elle rigolé.

Première Canadienne gagnante d'un tournoi du grand chelem chez les juniors en 2012, à Wimbledon, alors qu'elle avait 18 ans, Bouchard avait préféré terminer son stage chez les juniors. Ce que le joueur de 16 ans de L'Ancienne-Lorette ne fera pas, a annoncé le vice-président au développement de l'élite chez Tennis Canada, Louis Borfiga.

«Pour moi, je continuerais à jouer chez les juniors, argue-t-elle. Au moins les grands chelems et les gros tournois. Car la pression est différente. Gagner un match quand tu dois gagner un match, c'est plus difficile.»

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