Auger-Aliassime, prince de New York!

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Félix Auger-Aliassime pose fièrement avec son trophée de champion junior des Internationaux des États-Unis, dimanche à New York.

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(Québec) Félix Auger-Aliassime est devenu le plus jeune Canadien à gagner le volet junior en simple d'un tournoi du grand chelem de tennis. Dimanche, à New York, la raquette de 16 ans de L'Ancienne-Lorette a triomphé en grande finale des Internationaux des États-Unis.

«Je vais célébrer ce soir à New York avec un bon souper et rentrer lundi à la maison. Ensuite, je n'aurai pas beaucoup de temps pour l'école ou le reste parce que je quitte mercredi pour Budapest, où je joue en Coupe Davis junior», a expliqué Auger-Aliassime en conférence téléphonique, quelques heures après sa consécration à Flushing Meadows.

Cinquante-huit minutes. C'est tout ce dont il a eu besoin pour prendre la mesure du Serbe de 17 ans Miomir Kecmanovic par 6-3 et 6-0. Cela en faisait le quatrième Canadien et premier garçon québécois à s'imposer dans l'ultime rencontre d'une épreuve d'un tournoi du grand chelem.

Eugenie Bouchard avait réussi l'exploit en 2012, à Wimbledon, suivie de Filip Peliwo, de Vancouver, champion à Wimbledon et à New York en 2012, puis de Denis Shapovalov, de Toronto, sacré à Wimbledon en juillet dernier. Tous dans les rangs juniors.

«Je suis content d'être le premier Québécois à gagner un titre [masculin] de cette importance-là, mais je suis sûr qu'il va y avoir plein d'autres [gars du Québec] qui vont en gagner bientôt», a affirmé celui qui figure au sein d'une meute de jeunes loups canadiens qui se distinguent sur la scène internationale junior avec Shapovalov, Benjamin Sigouin et Bianca Andreescu.

L'an dernier, Auger-Aliassime et Shapovalov avaient gagné le double des Internationaux juniors des États-Unis. Le Québécois en était de plus à sa deuxième finale de grand chelem cette saison, après sa défaite crève-coeur de juin à Roland-Garros. De voir son ami Shapovalov soulever le gros trophée à Londres cet été l'a aussi motivé.

Sa confiance a pu intimider certains de ses adversaires de la dernière semaine, croit-il. La puissance de son service aussi. Dimanche, il a inscrit cinq as, a obtenu le point sur 80% de ses premiers services et a cogné 22 coups gagnants. Au total du tournoi, il n'aura perdu qu'une manche en six matchs.

En français

Au micro tendu sur le terrain après sa victoire, Auger-Aliassime a tenu à remercier en français sa famille et son entraîneur, Guillaume Marx, qui étaient dans les estrades, pour leur appui inconditionnel.

«Oui, je tenais à les remercier en français. Parce que c'est ma première langue et la leur. C'est sorti naturellement», a-t-il commenté. Quelques jeunes de l'Académie du club Avantage de Québec, où il a été formé avant de déménager à Montréal, ont aussi assisté à la rencontre.

Disant vouloir continuer à «s'éclater sur le terrain», Auger-Aliassime était classé neuvième junior au monde, mais son sort devrait s'améliorer à la publication du nouveau classement, lundi. Il a déjà été deuxième.

«Il a joué comme un dieu!»

Ils étaient quelques mordus à suivre le match de Félix Auger-Aliassime sur les écrans du salon VIP du PEPS, dimanche après-midi. Du nombre, l'ex-directeur de la Coupe Banque Nationale qui l'a vu grandir au club Avantage, dont il dirige l'académie des jeunes, Jacques Hérisset. «Avec Jacques Bordeleau, ça fait 40 ans qu'on dit qu'on forme des champions dans la vie, mais là, on en a un qui est champion d'un tournoi du grand chelem!» s'est exclamé Hérisset, fier de ce produit de la région de Québec.

«Félix a tellement un jeu offensif avec un gros service que ça peut lui jouer des tours la journée où ça tombe à côté. Mais aujourd'hui, son tennis a parlé. Il a joué comme un dieu!» poursuit celui qui suit le jeune prodige depuis l'âge de 9 ou 10 ans. Sam Aliassime, le père, est entraîneur à l'académie du club Avantage.

«Félix est un bon petit gars qui a des qualités exceptionnelles autant sur le terrain qu'à l'extérieur, insiste Hérisset. Mais même s'il mesure 6' 1'', il n'est pas encore un homme. Et je dis toujours que le succès d'un jeune passe directement par l'entourage: l'entraîneur, les parents. À son âge, il est très bien encadré avec Tennis Canada», au centre national d'entraînement de Montréal.

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