L'«effet Eugenie» au PEPS

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(Québec) L'«effet Eugenie» se fait déjà sentir au PEPS. Malgré une journée chargée en actualités sportives, les journalistes étaient nombreux afin d'accueillir la grande vedette du tennis canadien pour son retour «à la maison», jeudi, à l'approche de la Coupe Banque Nationale.

Souriante, détendue, Bouchard a répondu aux questions avec générosité. Tout ça après avoir fait suer le maire Régis Labeaume à grosses gouttes grâce à quelques échanges en fond de terrain. «Il est meilleur que je le pensais», a dit Bouchard, généreuse jusque dans ses compliments.

«C'est excitant pour moi de jouer à la maison. C'est vraiment différent des tournois autour du monde. J'ai de bons souvenirs. Juste d'être ici, sur le court central, ça me fait penser à tous ces bons souvenirs. [...] J'espère qu'il va y avoir beaucoup de monde pour me voir chaque soir», a souhaité l'athlète de Westmount, demi-finaliste à Québec en 2013, sa dernière de trois présences.

Avec le retrait annoncé jeudi de la Hongroise Timea Babos (34e), Bouchard sera la première favorite du tournoi. «Je suis numéro un? OK, là je sens un peu plus la pression. Je vais aller me pratiquer maintenant», a rigolé l'athlète de 22 ans, 39e joueuse mondiale, lorsqu'on lui a appris la nouvelle.

Bouchard n'a pas joué depuis sa défaite contre Katerina Siniakova au premier tour des Internationaux des États-Unis, la semaine dernière. Un revers douloureux. «C'était très décevant. J'étais très triste après ce match.» Depuis, elle a pris une pause pour recharger ses batteries. Elle a même délaissé les courts pendant quelques jours, préférant se concentrer sur l'entraînement en gymnase.

«Ça fait plusieurs jours qu'on fait des choses très dures dans le gym. Quand je fais ça, j'ai plus de confiance, parce que je sais que je peux rester dans un match pour trois sets. Je ne doute pas.»

Arrivée depuis mercredi, Bouchard compte profiter des beautés de Québec. Elle se souvient de l'avoir fait pour la première fois à l'âge de 10 ans. En voyage avec son école, elle avait alors recréé la bataille des plaines d'Abraham avec ses compagnons de classe. «Je ne me souviens plus de quel côté j'étais!» a-t-elle lancé.

Mais Bouchard n'est pas arrivée si tôt seulement pour faire du tourisme. La surface du PEPS est très rapide, et elle compte profiter de ces quelques jours pour s'habituer à cette vitesse. Elle s'est d'ailleurs entraînée tout de suite après la conférence de presse.

À la défense de sa mère

On attend toujours un triomphe canadien à la Coupe Banque Nationale. Bouchard en ressent une certaine pression. «Un peu, oui. Mais ce sont mes objectifs aussi. Je veux gagner.»

Bouchard a aussi réagi à l'article cinglant de Réjean Tremblay, publié dans Le Journal de Montréal le 1er septembre. Le journaliste insistait sur l'omniprésence de la mère d'Eugenie dans sa vie. Selon plusieurs «sources béton», a écrit Tremblay, le monde du tennis souhaite voir l'athlète prendre ses distances de sa maman.

«Je n'étais pas si heureuse de voir ça», a répliqué Bouchard. «Les médias veulent des histoires pour avoir des headlines. Je comprends cette partie-là. Mais ma famille m'a supportée depuis que je joue au tennis. Si ma mère n'était pas là, je ne serais pas ici. [Réjean Tremblay] pense qu'elle fait du mal à ma carrière, mais j'ai quand même atteint le cinquième rang mondial avec elle.»

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