Eugenie Bouchard prend sa revanche

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Pour la première fois de sa carrière, la Montréalaise Eugenie Bouchard a franchi le deuxième tour à la Coupe Rogers.

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Montréal

Qu'elle joue le jour ou le soir, ça ne semble plus avoir d'importance pour Eugenie Bouchard.

Quelque trois semaines après s'être inclinée à ses dépens à Wimbledon, Bouchard a savouré une douce revanche face à la Slovaque Dominika Cibulkova, qu'elle a éliminée en deux manches et avec panache mercredi soir à la Coupe Rogers.

Solide dans les moments importants, et parfois même spectaculaire, Bouchard l'a emporté par des scores de 6-2, 6-0 pour atteindre le troisième tour du tournoi.

Seule Canadienne toujours en lice à la suite du revers de Françoise Abanda en après-midi, Bouchard se mesurera jeudi à la Slovaque Kristina Kucova, qui a surpris l'Espagnole Carla Suarez Navarro plus tôt en journée.

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La Slovaque Dominika Cibulkova n'a pas fait le poids contre Eugenie Bouchard, à la Coupe Rogers, mercredi.

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

Le match Bouchard - Kucova sera le dernier de la soirée, après un duel américain qui va opposer Venus Williams à Madison Keys.

Il s'agit de la première fois que Bouchard atteint la troisième ronde de la Coupe Rogers.

Face à une rivale reconnue pour sa combativité et sa ténacité, Bouchard l'a été davantage contre la 11e tête de série. La Québécoise a donné le ton au début de chaque manche en brisant le service de Cibulkova.

Lorsqu'elle était testée à son service, Bouchard n'a jamais plié. Ce fut le cas lors du deuxième jeu de la seconde manche, où elle a sauvé cinq balles de bris. Et lorsqu'elle a réalisé un autre bris dès le jeu suivant pour se bâtir une avance de 3-0, la foule s'est levée en bloc pour lui donner une chaleureuse ovation.

Bouchard en a mérité une seconde, plus bruyante encore deux jeux plus tard, lorsqu'elle a récupéré toutes les balles de sa rivale, autant à gauche qu'à droite, en route vers un troisième bris d'affilée au deuxième set.

Avec une avance de 5-0 et de la façon dont Bouchard jouait, Cibulkova n'avait plus aucune chance de la rattraper.

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Âgée de 19 ans, la Montréalaise Françoise Abanda tente de se qualifier pour une deuxième fois en carrière aux Internationaux des États-Unis.

PHOTO Paul Chiasson, archives La Presse Canadienne

Revers crève-coeur pour Abanda

Trahie par son manque d'expérience dans les moments cruciaux et par un service la plupart du temps déficient, Françoise Abanda retenait tout de même plusieurs éléments positifs à la suite de son élimination crève-coeur au 2e tour de la Coupe Rogers, mercredi après-midi.

Dans un duel qui aurait mérité d'être présenté sur le court central plutôt que sur le court Banque Nationale, la Montréalaise de 19 ans s'est inclinée en deux manches, 7-6 (2), 7-6 (3) face à l'Ukrainienne Elina Svitolina, 20e joueuse mondiale.

L'affrontement a duré 1 h 58 et a tenu les spectateurs sur le bout de leur siège.

«J'ai gagné un premier match à Montréal, et c'est déjà mémorable pour moi. J'ai aussi appris que je pouvais tenir tête aux joueuses du top-30. Je suis passée vraiment près de gagner les deux bris d'égalité. C'est bon de savoir que je suis là», a déclaré Abanda, qui a bien apprécié le soutien de la foule lundi soir, sur le court central, et encore mardi.

Abanda a d'ailleurs fait allusion à son match de la veille, qui avait peut-être laissé des traces, a-t-elle laissé sous-entendre.

«Hier, j'ai joué un gros match, je me suis couchée tard et je me suis levée tôt, et je n'ai peut-être pas eu suffisamment de récupération. J'ai ressenti un épuisement mental dans les moments clés et je suis passée à côté. Ça ne garantissait pas que j'aurais gagné le 3e set, mais j'aurais aimé aller jusqu'au bout», a-t-elle admis.

Première balle inefficace

Le premier set, qui a duré 53 minutes, a offert du jeu très relevé de part et d'autre. Abanda est même parvenue à dicter les échanges.

Mais l'expérience de Svitolina s'est fait sentir durant le bris d'égalité. Abanda a commis des erreurs cruciales, dont une double faute qui donnait quatre balles de manche à l'Ukrainienne. Svitolina a converti dès la première opportunité, grâce à un coup gagnant.

D'ailleurs, après ses deux premiers jeux au service, on a pu voir le pourcentage de réussite de première balle d'Abanda diminuer au fur et à mesure que le match avançait. À ce chapitre, elle a obtenu un taux d'efficacité de 56 pour cent - légèrement supérieur à celui de Svitolina - alors qu'il s'élevait à 77 pour cent à un certain moment de la manche initiale.

Et sa deuxième balle ne l'a pas beaucoup aidée.

«Quand ta première balle n'entre pas, tu perds confiance en ta deuxième balle. Pour cette raison, je cherchais à m'assurer de mettre la balle en jeu», a-t-elle expliqué.

Le niveau du jeu est demeuré relevé en deuxième manche, que Svitolina semblait destinée à gagner aisément après avoir pris une avance de 3-1.

Mais Abanda a tenu tête à l'Ukrainienne, brisant son service quatre fois d'affilée pour prendre les devants 6-5.

Toutefois, tout comme à 5-4, Abanda n'a pas su saisir sa chance de forcer un set décisif.

Lors du bris, Abanda s'est donné une avance de 3-0 avant de perdre les sept points suivants.

Zheng attribue sa défaite aux cordeurs

La Ligue nationale de football a eu son «Deflategate», la Coupe Rogers a eu son «Stringgate». Une mini-controverse a éclaté mercredi à la suite de sévères critiques de la Chinoise Zheng Saisai émises quelques heures après sa défaite contre Françoise Abanda, mardi soir.

Tout en prenant le temps de féliciter la jeune Québécoise, Zheng a accusé sur son compte Twitter l'équipe de cordeurs de la Coupe Rogers d'avoir manqué de professionnalisme. Selon elle, la pression du cordage de ses deux raquettes était inférieure de 10 livres à ce qu'elle avait demandé. «J'étais prête à disputer un bon match, mais si j'avais eu une raquette adéquate, j'aurais pu livrer une meilleure performance. C'est choquant.»

La raquette de Zheng a été manipulée par Simon Greene, un des trois cordeurs de l'entreprise Tenniszon et un des meilleurs au Canada, selon son propriétaire, Pierre-Alain Dubois. Ce dernier a reconnu que la tension de la raquette était inférieure de 10 livres à ce que la joueuse avait demandé lorsqu'ellea été testée par une machine généralement utilisée en magasin. Un deuxième test a plus tard donné un résultat inférieur de deux livres.

Selon Dubois, la machine en question ne devrait toutefois jamais être utilisée lors d'un tournoi professionnel, à cause de son imprécision. «Nous ne pensons pas qu'il y a eu erreur de notre part, et peut-être que Mme Zheng a réagi sous le coup de l'émotion à cause de sa défaite contre une joueuse qualifiée de "locale". Nous avons discuté avec Mme Zheng et nous lui avons dit que nous étions désolés de la situation et surtout de l'ampleur de cette histoire sur les réseaux sociaux. Et dans le but d'envoyer un message clair aux joueuses, nous avons remplacé la machine par une autre.»

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