Serena fait moins peur à la concurrence

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Il y a encore un peu moins d'un an, rien ne résistait à la no 1 mondiale.

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Londres

Serena Williams égalera-t-elle le record de Steffi Graf avec un 22e titre majeur à Wimbledon? L'Américaine, qui reste sur trois échecs consécutifs en Grand Chelem, espère enfin débloquer son compteur lors du prestigieux tournoi londonien qui débute lundi.

Il y a encore un peu moins d'un an, rien ne résistait à la no 1 mondiale qui remportait à 33 ans Wimbledon pour une sixième fois en renvoyant à ses études la jeune et ambitieuse Garbine Muguruza.

Après avoir fait main basse également sur l'Open d'Australie et Roland-Garros, il ne lui restait qu'à conserver les Internationaux des États-Unis pour réaliser un immense exploit : gagner les quatre tournois majeurs sur une année.

Seules trois joueuses l'ont fait : l'Américaine Maureen Connolly (1953), l'Australienne Margaret Court (1970) et l'Allemande Graf (1988). Mais le rêve de Serena s'est évanoui en demi-finale à New York, contre toute attente, face à l'Italienne Roberta Vinci.

Après, elle s'est inclinée en finale à Melbourne contre l'Allemande Angelique Kerber et en finale de Roland-Garros, vaincue par Muguruza.

La concurrence s'est décomplexée face à la diva américaine, qui ne fait plus autant peur que la saison passée. En 2016, elle n'a remporté qu'un seul de ses cinq tournois disputés, à Rome en mai. Tant et si bien qu'aujourd'hui, le record de trophées majeurs dans l'ère professionnelle de Graf (22) et le record absolu de Court (24) semblent bien plus éloignés qu'il y a un an.

«Mon jeu n'est pas aussi bon que je l'aimerais. Je peux mieux faire. Mais sincèrement, c'est déjà ce que pensais l'an passé», relativisait récemment la cadette des soeurs Williams qui passera une nouvelle fois sans transition de la terre battue parisienne au gazon anglais.

Muguruza pour confirmer

À Wimbledon, la concurrence s'annonce moins étoffée en l'absence de la Russe Maria Sharapova, lauréate en 2004, suspendue pour dopage, et de la Bélarusse Victoria Azarenka, qui traîne une blessure à un genou depuis son abandon dès le premier tour à Roland-Garros.

Muguruza, 22 ans, est-elle capable de confirmer? Pour l'Hispano-Vénézuélienne, la préparation sur herbe a été marquée par un couac d'entrée à Majorque face à la Belge Kirsten Flipkens.

«J'étais déçue mais depuis je m'entraîne dur pour être prête pour Wimbledon», a souligné la nouvelle no 2 mondiale qui, jusqu'à sa finale de l'an dernier, n'était pas vraiment une aficionado du gazon.

Petra Kvitova, deux fois titrée à Londres (2011, 2014), pourrait redevenir une prétendante crédible si elle retrouve son vrai niveau, terne depuis le début de l'année. La Polonaise Agnieszka Radwanska, finaliste en 2012, l'Allemande Angelique Kerber, championne d'Australie, et la Roumaine Simona Halep peuvent tirer leur épingle du jeu dans un tournoi ouvert.

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